Le chef du Parti Vert, Mike Schreiner

L’importance du Parti vert à Queen’s Park

On ne dira jamais assez à tel point l’élection ontarienne du 7 juin dernier a été historique. D’un côté, le premier changement de couleur politique à Queen’s Park depuis 15 ans, de l’autre, la débâcle du Parti libéral réduit à sept députés. On en vient presque à oublier l’arrivée du premier député du Parti vert sur les bancs de l’Assemblée législative.

L’Ontario emboîte ainsi le pas au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. Les deux provinces maritimes avaient élu, elles aussi, leur premier député vert en 2013 et 2015 respectivement. Le phénomène s’est même amplifié du côté de la Colombie-Britannique lors des élections l’an passé, les verts obtenant trois sièges.

Pour décrocher son droit d’entrée à Queen’s Park, en juin, l’infatigable Mike Schreiner a eu besoin de quatre tentatives électorales. Élu chef du Parti vert en 2009, le nouveau député de Guelph a cette fois bénéficié de la volonté de changement des Ontariens. 

Pas de statut officiel pour son parti, et un temps de parole considérablement diminué en comparaison des 76 députés progressistes-conservateurs et des 40 néo-démocrates. Mais c’est un début. L’élu de Guelph bénéficie pour le moment d’une visibilité appréciable, et peut répondre directement aux sollicitations des médias dans le couloir de la fameuse galerie de presse.

Pour la première fois depuis 1951, il y a quatre partis représentés. Bien que le rapport de force soit déséquilibré entre les formations, le débat en sort grandi.

Mais l’élection intervient surtout à une étape charnière sur les questions environnementales. Des dossiers qui ont été les premières victimes de l’arrivée au pouvoir de Doug Ford. 

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.