Justin Trudeau a fait passer le nombre de ses collaborateurs de 30 à 35 lors du remaniement de son cabinet la semaine dernière.

L’impact réel en Ontario du remaniement de Trudeau

Les directions diffèrent décidément beaucoup entre Doug Ford et Justin Trudeau. Dès son assermentation, le premier ministre de l’Ontario a réduit son cabinet à 21 ministres. Son homologue fédéral agit de manière opposée, faisant passer le nombre de ses collaborateurs de 30 à 35.

Ce troisième remaniement de l’ère Trudeau annoncée mercredi dernier est certes une manière de se donner un nouveau souffle à 15 mois des élections fédérales. Mais s’il se garde bien de le dire, le premier ministre donne une réponse indirecte à Doug Ford.

Bien qu’ils se soient rencontrés à Queen’s Park le 5 juillet dernier, MM. Ford et Trudeau ne vivent pas une lune de miel. Et les prochains mois de collaboration pourraient être assez corsés.

En témoigne la prise de bec récente sur la question de l’accueil des demandeurs d’asile entre le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen et la ministre ontarienne des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod.

Sur l’environnement, les désaccords ont aussi vite affleuré. La volonté de Justin Trudeau d’imposer la taxe carbone fédérale aux provinces qui n’en ont pas reste un sujet de tension.  

Dans ces conditions, M. Trudeau a jugé utile de nommer un ministre des Affaires intergouvernementales. Un poste occupé jusque-là symboliquement par lui-même. C’est Dominic LeBlanc qui sera responsable de manier le gant et l’épée face au premier ministre de l’Ontario. Il promet d’être « doux et gentil », tout en insistant sur la nécessité d’appliquer l’agenda fédéral. Le ton est donné.

Outre l’Ontario, la présence de M. LeBlanc vise aussi à anticiper l’arrivée de partis moins favorables aux politiques de Justin Trudeau ici et là. La Coalition Avenir Québec reste bien partie pour chasser les libéraux, lors des élections générales à Québec le 1er octobre. 

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.