Le budget provincial du 11 avril dévoilera les vraies couleurs de Ford.

Les vraies couleurs de Ford

CHRONIQUE / Rarement un budget provincial n’aura tant fait parler de lui. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Ford va dévoiler ce jeudi ses priorités budgétaires dans leur ensemble. Un exercice aussi attendu que redouté, tant l’équipe progressiste-conservatrice ne cesse de parler d’économies et de sacrifices.

Car le déficit budgétaire estimé par le gouvernement reste particulièrement élevé. Depuis l’annonce d’un trou de 15 milliards $ en septembre dernier, on ne peut pas dire qu’il y ait eu une amélioration. Aux dernières nouvelles, le ministre des Finances, Vic Fedeli, annonçait un déficit ramené… à 13,5 milliards $.

Quelque 4,2 milliards « d’efficacités » – un mot cher au gouvernement Ford – ont bel et bien été trouvés depuis l’automne. Mais cette diminution ne s’était pas répercutée directement dans le budget, le coût des baisses d’impôts et des recettes fiscales perdues par le retrait de l’Ontario du marché du carbone atteignant 2,7 milliards $.

Autres signaux négatifs : le premier ministre, Doug Ford, s’est montré très silencieux sur les coûts des réformes. Dans la transformation du système de santé de la province annoncée fin février et matérialisée par la suppression des réseaux locaux d’intégration des services de santé, rien n’a circulé sur les coûts du projet et les éventuels emplois supprimés.

Au mieux, on devinait quelque 90 millions $ d’économie en frais d’administration annuels. Très loin certes de l’objectif d’éponger plusieurs milliards de dollars.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.