Les Franco-ontariens ont manifesté aux quatre coins de la province durant la journée du 1er décembre.

Les résistants

CHRONIQUE / Plus de 14 000 personnes présentes, des centaines de drapeaux vert et blanc déployés, le « nous sommes, nous serons » entonné par des foules entières aux quatre coins de la province. Si Doug Ford a pris les Franco-Ontariens par surprise le 15 novembre dernier, les francophones se sont aussi surpris quelque peu. Les objectifs chiffrés des rassemblements ont tous été dépassés.

On disait pourtant çà et là qu’un ralliement du type de celui de Montfort en 1997 était devenu impossible. Que les ravages de l’assimilation avaient freiné tout esprit de révolte des nouvelles générations. Que la participation somme toute relative aux États généraux de la francophonie à Ottawa en 2012, puis ceux du postsecondaire l’année suivante, corroboraient ce désintérêt. Que nenni !

Mais comment en est-on arrivé là ? La première explication est vieille comme le monde. La mobilisation est souvent plus massive en cas de perte d’un acquis que de conquérir un nouveau bienfait. La possible fermeture de Montfort, comme l’annulation de l’Université de l’Ontario français et la fin de l’indépendance de François Boileau indignent.

Pas besoin non plus d’être politologue pour deviner le rôle actif des médias sociaux. Sur Facebook ou Twitter, les colères sont maintenant partagées et canalisées d’Ottawa à Thunder Bay, en passant par Sudbury et Sarnia. L’absence de référence francophone lors des élections fédérales de 2015 avait donné le mot d’ordre #nouscomptons. Il y a quelques semaines, les propos de Denise Bombardier ont enflammé de Vancouver à Saint-Jean de Terre-Neuve. La table était donc mise.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.