Caroline Mulroney, la procureure générale et ministre ontarienne des Affaires francophones.

Les quelques bonbons de Caroline Mulroney

CHRONIQUE / Depuis le fameux « Jeudi noir », la procureure générale et ministre des Affaires francophones s’était faite discrète, pour ne pas dire invisible. En déplacement à Sudbury vendredi dernier, Caroline Mulroney a surpris. D’abord, par une étonnante disponibilité en accordant une entrevue dans les studios de Radio-Canada, mais aussi en distribuant un petit cadeau sur l’accès à la justice en français.

En annonçant le lancement d’un projet pilote pour assurer les services en français au palais de justice de Sudbury, le gouvernement répond à une revendication qui ne date pas d’hier. En gros, les services offerts pour les clients à l’entrée du palais de justice de Sudbury, comme la sécurité, les renseignements juridiques ou encore, la demande d’un avocat, seront dorénavant disponibles dans la langue de Molière.

Une garantie qui n’existait pas auparavant, malgré l’application de la Loi sur les services en français (LSF) directement dans les palais de justice des régions désignées.

Ce projet pilote fait écho à un premier mis sur pied à Ottawa à partir de mai 2015, le tout pendant 18 mois. Un succès qui avait rendu le projet « permanent » en octobre 2017.

Améliorer la justice en français en Ontario n’est pas une volonté nouvelle. Bien que la province bénéficie d’un régime de bilinguisme officiel dans le domaine de la justice depuis 1984, les procès restent bien souvent retardés dans les zones non protégées par la LSF. Autres manques : l’absence de juges et de greffiers bilingues, ou encore une obligation d’accepter l’anglais pour éviter des frais additionnels.

Ces exemples avaient déjà été mis en exergue dans le rapport Rouleau/Le Vay en 2012.

Faut-il encenser Caroline Mulroney ? En réalité, la ministre des Affaires francophone n’a rien inventé. S’il faut saluer l’initiative gouvernementale, celle-ci trouve sa source directement dans une recommandation du rapport sur le projet pilote à Ottawa, présenté au temps des libéraux en 2017.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.