Carol Jolin

Les nouveaux horizons de Carol Jolin

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / La rentrée des classes sera plutôt calme pour l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO). Après la menace d'une grève l'an passé, la période est aujourd'hui apaisée pour les quelque 10 000 membres du syndicat des enseignants franco-ontariens.
C'est dans ce contexte plutôt favorable que le président sortant Carol Jolin transmettra le flambeau ce jeudi 1er septembre à Rémi Sabourin.
Enseignant dans la région de Barrie et membre du conseil d'administration de l'AEFO depuis 2004, M. Sabourin connaît bien la maison. Mais il devra remplir de gros souliers pour succéder à Carol Jolin qui, pendant ses quatre ans de mandat, a tenu le fort, bien souvent en eaux troubles.
Avec vaillance et sens de la diplomatie, le président sortant a en tout cas été forcé de composer avec un gouvernement libéral préoccupé avant tout par l'équilibre budgétaire et la diminution des privilèges aux enseignants.
En 2012, l'AEFO signait une entente avec le gouvernement McGuinty imposant entre autres un gel salarial de deux ans, des jours de perfectionnement non payés, une réduction du nombre de congés de maladie et la suspension de tout débrayage. Un contrat paraphé trop tôt diront certains, là où les syndicats d'enseignants anglophones se montraient plus rugueux... obtenant finalement plus.
La leçon fut sans doute comprise en 2015, au moment de nouvelles négociations. Une entente finalement atteinte après 13 mois de non-renouvellement des contrats de travail.