Le ministre des Finances, Vic Fedeli, présente le premier budget du gouvernement Ford.

Les francophones épargnés?

CHRONIQUE / On l’attendait, on le redoutait surtout. Le budget provincial dévoilé jeudi n’aura pas été dans la lignée du catastrophique énoncé économique du 15 novembre dernier. Cette fois, pas de surprises fracassantes comme la fin de l’autonomie du Commissariat aux services en français et l’arrêt du projet de l’Université de l’Ontario français.

C’est le premier enseignement du document de 382 pages : les francophones sont épargnés par des coupures ciblées. 

La fronde du Canada français à la suite du « Jeudi noir » semble avoir porté ses fruits. 

Reste qu’on peut difficilement lever les mains devant un budget où les mentions à la francophonie se comptent sur les doigts d’une main.

Mais ce n’est qu’une demi-surprise. 

À l’exception du document très électoraliste des libéraux à quelques semaines du scrutin provincial l’an dernier, les budgets se suivent et se ressemblent pour les francophones. 

C’est tout aussi vrai à l’échelle fédérale.

Autre fait saillant : les francophones, comme les autres groupes de revendication, sont en réalité intégrés dans la nouvelle idéologie provinciale sous l’impulsion de Doug Ford. 

Ce changement de paradigme se résume à un conservatisme fiscal affirmé et l’image d’une province résolument Open for business.

En témoigne le changement de l’éternelle devise Yours to Discover (Tant à découvrir) sur les plaques d’immatriculation par A Place to Grow (En plein essor, en français). 

Des plaques d’ailleurs dont le bleu n’est pas sans rappeler le Parti progressiste-conservateur.

Dans ces conditions, le renouvellement du Programme d’appui à la francophonie ontarienne (PAFO) épouse cette nouvelle vision. 

Si la somme d’un million de dollars est bel et bien maintenue, celle-ci aura dorénavant une composante économique. 

Les entreprises, et pas seulement les organismes, pourront désormais poser leurs candidatures pour obtenir les subventions.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.