Aux Affaires francophones, la députée d'Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde, aura du pain sur la planche.

Les clés de Marie-France Lalonde

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Pour la première fois depuis 13 ans, la session parlementaire de l'automne à Queen's Park commencera sans Madeleine Meilleur. Lundi, Marie-France Lalonde représentera officiellement pour la première fois les francophones sur les bancs de l'Assemblée législative.
La députée d'Ottawa-Orléans peut-elle réussir ? Oui, même s'il y a fort à parier que Mme Lalonde n'aura pas le même ascendant sur la première ministre, Kathleen Wynne, que pouvait l'avoir Madeleine Meilleur du fait de son expérience. Élément unique dans un conseil des ministres exclusivement anglophone, le (ou la) ministre délégué aux Affaires francophones doit bien souvent redoubler de conviction.
Un détail pourrait jouer en faveur de Mme Lalonde : les difficultés de son propre gouvernement illustrées par la prorogation des travaux. Plus que jamais, l'équipe libérale a besoin de séduire les Franco-Ontariens, tant les « circonscriptions francophones » détenues dans l'Est d'Ottawa (Glengarry-Prescott-Russell, Orléans, Ottawa-Sud) ou encore celle de Sudbury sont menacées en vue des élections de 2018.
L'ascension du leader progressiste-conservateur, Patrick Brown, capable de bien s'exprimer en français, et la détermination de la néo-démocrate France Gélinas n'arrangent pas les affaires des libéraux.
Si beaucoup de dossiers francophones inaboutis sont aujourd'hui sur le bureau de Marie-France Lalonde, un coup de pouce du gouvernement dans le court ou moyen terme n'est pas exclure.