Ministre du Développement économique, du Commerce et de l’Emploi, puis de la Santé après les élections de juin 2014, Eric Hoskins fut l’un des ministres les plus en vue de Kathleen Wynne.

L’ère Hoskins

CHRONIQUE / En 24 heures, Eric Hoskins a changé d’espace. Ministre de la Santé et des Soins de longue durée lundi dernier, le « docteur » Hoskins a annoncé sa démission. Le lendemain, à la Chambre des communes d’Ottawa, il était au cœur des attentions lors du dévoilement du budget fédéral. C’est lui qui pilotera un régime d’assurance-médicaments pour l’équipe de Justin Trudeau.

Mais que retenir au final d’Eric Hoskins ? Ministre du Développement économique, du Commerce et de l’Emploi, puis de la Santé après les élections de juin 2014, il fut l’un des ministres les plus en vue de Kathleen Wynne. Peut-être aussi le plus repérable, avec son physique avenant, son allure policée.

En huit ans sur les bancs de Queen’s Park à titre de député de St. Paul’s, Eric Hoskins n’a laissé personne indifférent. Engagé dans le travail humanitaire en tant que médecin en Afrique et dans les régions du globe ravagées par la guerre dans les années 1990, M. Hoskins a longtemps joui d’un statut de vedette à l’Assemblée législative de l’Ontario.

En vérité, le « docteur » n’aura ni fait mieux ni fait moins bien que ses deux prédécesseurs, Deb Matthews et George Smitherman. Le ministère de la Santé est un portefeuille bien difficile, ou la marge de manœuvre est délicate. La mission par exemple de désengorger les hôpitaux en misant sur les soins à domicile, tout en gardant stables les budgets des hôpitaux demeure un véritable casse-tête pour le ministre de la Santé. La relation avec les médecins reste à ce poste primordiale, et exige des qualités de diplomatie et de patience.

Or, les relations entre les médecins et M. Hoskins n’ont pas toujours été roses. Pour ses défenseurs, l’ancien ministre est avant tout celui qui a sauvé des hôpitaux ruraux, des services d’urgence et des unités d’accouchement. Pour ces détracteurs, il a simplement gardé le cap du Plan d’action de l’Ontario en matière de soins de santé initié par Deb Matthews en 2012. 

Du côté des Franco-Ontariens, M. Hoskins ne laissera pas un souvenir impérissable. La fermeture de l’hôpital de la baie Georgienne à Penetanguishene en 2014, et la trop longue attente pour que l’hôpital « de remplacement » à Midland ne soit désigné en vertu de la Loi sur les services en français a montré les limites de M. Hoskins dans sa perception des causes francophones.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.