La chef du NPD ontarien, Andrea Horwath.

Le NPD cherche sa voix

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Kathleen Wynne toujours à l'agonie dans les sondages, Patrick Brown qui ne plaît pas à tout le monde, y'aurait-il alors une place pour les néo-démocrates ? À 14 mois des élections générales, le parti d'Andrea Horwath intrigue toujours.
Les troupes seront en tout cas réunies cette fin de semaine à Toronto pour leur convention. La première depuis novembre 2014. Cet événement avait d'ailleurs marqué un triomphe pour Andrea Horwath, réélue à la tête de son parti par un vote de confiance de 77 %.
Quelques semaines auparavant, la chef du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario n'avait pas gagné un siège lors des élections. Sa campagne morne, résolument centriste, lui avait même attiré les foudres de leaders du parti dans une lettre ouverte.
Le contexte de cette convention est cette fois-ci très différent. Depuis 2014, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. La députée de Hamilton-Centre a pris soin de se rapprocher de son électorat de gauche. Derniers épisodes en date : son opposition au péage de l'autoroute Queen Elizabeth Way, à la vente d'Hydro One, et sa volonté d'un salaire minimum de 15 $ de l'heure.
Sur l'échiquier politique, le gouvernement libéral plus proche de ses sous en vue d'équilibrer le budget, et donc plus au centre, paraît ouvrir un boulevard à Mme Horwath. Mais quelque chose coince manifestement : le NPD manque encore d'un projet phare et d'une voix politique forte.