Marie-France Lalonde sera au centre d’une lutte serrée dans la circonscription d'Orléans.

Le grand défi de Lalonde à Orléans

CHRONIQUE / Le 7 juin prochain, Marie-France Lalonde sera fixée sur son avenir. Dans le meilleur des cas, la députée d’Ottawa-Orléans est réélue triomphalement à son poste, suivant une éventuelle vague libérale aux élections provinciales. Dans le pire des scénarios, elle est défaite face au conservateur Cameron Montgomery ; son parti s’incline lourdement.

Marie-France Lalonde sera au centre d’une lutte serrée et passionnante dans la circonscription désormais rebaptisée Orléans. 

L’appellation de « circonscription baromètre » pour Orléans n’est pas anodine. Le vainqueur appartient toujours au parti remportant les élections. La preuve puisque les libéraux y occupent le pouvoir au provincial depuis 2003. 

Si les sondages continuent de prédire le succès des troupes de Doug Ford en juin, c’est que les indicateurs sont au rouge pour Marie-France Lalonde. L’élue sortante le sait : lors de l’ultime tour de vote de la course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur, les militants orléanais avaient offert leur vote à Doug Ford plutôt qu’à Christine Elliott. Un cas unique dans les comtés de l’Est de l’Ontario où Mme Elliott avait reçu plus de votes que son adversaire.

Assez pour évincer Mme Lalonde ? L’actuelle députée possède bon nombre de cartes dans sa manche pour conserver Orléans.

En quatre ans sur les bancs de Queen’s Park, Marie-France Lalonde a été très exposée médiatiquement, sans commettre de bourde majeure. Tour à tour, elle a gravi les marches, de whip en chef du gouvernement, puis ministre des Affaires francophones où son bilan est plutôt réussi, avant de prendre le portefeuille de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, l’an passé. 

Au-delà du jeu de mettre en valeur un élu dans une circonscription délicate, il semble que la première ministre, Kathleen Wynne, ait tissé un lien de confiance avec Mme Lalonde. D’autres libéraux de la région d’Ottawa à l’instar de Grant Crack ou John Fraser, pourtant eux aussi dans des comtés non assurés, n’ont pas eu ces opportunités.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.