Le président de l'AFO a été renouvelé pour un autre mandat.

Le grand défi de Carol Jolin

CHRONIQUE / Il était le plus attendu dans cette course à deux à la présidence de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). Carol Jolin a été réélu dimanche à la tête de l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens.

Le président sortant a tout de même dû multiplier les poignées de main, et convaincre un minimum tout au long des quatre jours du congrès annuel de l’AFO. Dans les couloirs du vaste hôtel de Richmond Hill choisi comme lieu de l’événement, son opposant Pablo Mhanna-Sandoval promettait le changement et plus d’inclusion.

La partie avait été plus facile en 2016 pour Carol Jolin alors qu’il succédait à Denis Vaillancourt, après une élection sans opposition.

Le résident d’Orléans a-t-il réussi sa mission? D’une manière générale, oui. Car depuis deux ans, l’AFO a gagné en mordant face au gouvernement.

Né de la fusion en 2005 de l’Assemblée des communautés franco-ontariennes (ACFO) et la Direction de l’Entente Canada-communauté Ontario (DECCO), l’AFO avait d’abord connu des premières années houleuses marquées par des problèmes de gestion.

Élu en 2010, Denis Vaillancourt a ensuite placé l’organisme sur de bons rails, lui donnant une crédibilité auprès des joueurs à Queen’s Park. Diplomate et prudent, ce dernier n’était pas de ceux privilégiant les grandes déclarations et le conflit. En tant qu’ancien président de l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), Carol Jolin n’a pas eu autant de retenue.

En deux ans, le président a donné plus de fermeté à l’AFO, même si d’autres militants dénonceront toujours une soi-disant mollesse de l’organisme. Le président réélu a participé entre autres à la mise sur pied de l’Université de l’Ontario français et poussé sur le dossier de l’immigration francophone.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.