Le premier ministre désigné de l'Ontario, Doug Ford, a ordonné le gel des embauches dans la fonction publique.

Le gel des embauches de Doug Ford

Les mandats des nouveaux chefs de gouvernement commencent souvent par des mesures symboliques fortes. Preuve avec l’ultime décision du premier ministre désigné, Doug Ford, la semaine dernière : le gel des embauches dans la fonction publique. Le gel des embauches de Doug Ford

En gros, il n’est désormais plus possible pour tout ministère ou organisme gouvernemental de recruter à l’externe. Le tout s’applique pendant une période indéterminée. Quelques exceptions tout de même : les travailleurs de première ligne, comme les infirmières, les pompiers et les agents correctionnels.

Fidèle à son crédo de trouver des « efficacités », M. Ford l’affirme haut et fort : son équipe prendra le temps l’éplucher les comptes gouvernementaux. Un exercice en somme long et fastidieux. 

L’absence d’une annonce quant au nombre de fonctionnaires coupés ou non remplacés laisse croire qu’il ne s’agira que d’une mesure temporaire. Quelques semaines, au pire quelques mois…

À la volonté de vérification des finances publiques s’ajoute un argument idéologique profond. Celui de faire des « efficacités » à tout prix. La promesse de Doug Ford de n’abolir aucun emploi serait donc un leurre. 

Sur le terrain, la situation n’est pas la meilleure pour les employés de la fonction publique ontarienne. D’abord, le gel des embauches représente un casse-tête juridique et administratif. Comment comprendre les subtilités du « mémo » envoyé par le nouveau gouvernement ? Quelle marge de flexibilité dans ce règlement ou encore comment justifier une embauche d’urgence ?

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.