Les élections de l’automne ne devraient pas changer grand-chose, même si Andrew Scheer parvient à former une majorité.

La «résistance» conservatrice

CHRONIQUE / Certaines unes et couvertures font plus parler que d’autres. Début novembre, la couverture du magazine Maclean’s intitulée pour le coup Résistance montrait le chef conservateur Andrew Scheer entouré de quatre homologues provinciaux, l’Ontarien Doug Ford, le Manitobain Brian Pallister, l’Albertain Jason Kenney et le Saskatchewanais Scott Moe.

Cette résistance, c’était avant tout contre la taxe carbone de Justin Trudeau, l’impôt de trop pour ces chefs conservateurs. Ironie du sort, et similarité du choix des mots, c’est pourtant une autre « résistance » qui s’est érigée contre le premier ministre ontarien, Doug Ford, quelques jours plus tard. Celle de la résistance franco-ontarienne à la suite des compressions aux services en français.

Alors que l’année 2019 vient de débuter, les idées de droite ont le vent en poupe. Au cours des derniers mois, l’Ontario puis le Nouveau-Brunswick ont choisi tour à tour un gouvernement progressiste-conservateur. Après 17 ans de règne néo-démocrate, les Manitobains avaient fait le même choix, il y a deux ans. En Alberta, Jason Kenney semble bien parti pour prendre le pouvoir au printemps.

Difficile de ranger dans le même sac la Coalition avenir Québec aux commandes du Québec depuis cet automne. Reste que dans l’idéologie économique, le parti de François Legault tend plus à droite.

Faut-il dès lors pour les francophones avoir peur des conservateurs ? Au fédéral, non. Les élections de l’automne ne devraient pas changer grand-chose, même si Andrew Scheer parvient à former une majorité. Les ex-premiers ministres conservateurs Brian Mulroney ou Stephen Harper n’ont pas remis en cause le bilinguisme.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.