Doug Ford deviendra officiellement le 26e premier ministre de l’Ontario le 29 juin prochain.

La première semaine de Doug Ford

CHRONIQUE — COLLABORATION SPÉCIALE / Officiellement, il faudra attendre le 29 juin pour que Doug Ford devienne le 26e premier ministre de l’Ontario. En attendant, le chef du Parti progressiste-conservateur n’a pas voulu perdre de temps. Objectif pour lui : marquer d’entrée les esprits.

Sur l’épineux dossier de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), le premier ministre désigné a même fait plutôt bonne figure, jeudi dernier.

Aux côtés de la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, M. Ford a apporté son soutien au gouvernement fédéral. Le chef du Parti PC n’avait pas hésité la veille à s’asseoir avec des représentants des industries de l’acier et de l’auto.

Au milieu de ces gages de bonne volonté, M. Ford a tout de même officialisé le retrait de l’Ontario du marché du carbone. Un revirement attendu, mais assez fracassant pour ce qui reste l’un des principaux héritages du gouvernement Wynne. 

Toujours sur le dossier de l’environnement, Doug Ford promet de ne pas se laisser imposer par le gouvernement fédéral la taxe sur le carbone. Fidèle à son aversion pour les impôts, le premier ministre désigné promet ainsi plus d’argent dans les poches des contribuables. 

En réalité, il y’a peu de chances que cette première grosse mesure du gouvernement élu soit contestée. La campagne électorale a démontré l’intérêt encore bien trop faible des Ontariens pour les questions environnementales. L’idée que cette taxe comprend bel et bien un aspect redistributif pour enrayer la dépendance du charbon et du pétrole reste assez méconnue.

En revanche, Doug Ford devrait connaître un automne plus animé. Ses autres promesses de campagne comme rouvrir le débat sur le curriculum d’éducation sexuelle, ou encore s’opposer au salaire minimum à 15 $ l’heure, pourraient mettre le feu aux poudres. Son refus d’accorder ce 15 $ l’heure en janvier 2019 a d’ailleurs provoqué une première manifestation devant le ministère du Travail, cette fin de semaine. 

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.