Le drapeau franco-ontarien

La nouvelle identité franco-ontarienne

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / L'événement est devenu annuel depuis maintenant six ans. Les Franco-Ontariens hissent chaque 25 septembre le drapeau vert et blanc. À Ottawa, l'image était plutôt saisissante : quelque 1600 jeunes étaient rassemblés pour la levée de drapeau devant l'édifice municipal. Devant l'hôtel de ville de Toronto, on en comptait aussi des centaines. C'est beaucoup.
Dans les prochains mois, Statistique Canada sera en mesure de publier les chiffres du recensement de 2016. Nul doute que le nombre de résidants ontariens possédant le français comme langue maternelle devrait s'accroître, bien au-delà des 500 000. La « Définition inclusive de francophones », lancée par l'Office des Affaires francophones en 2009, parle même de 611 500 francophones. Prometteur en apparence.
Ce sentiment de fierté ravivé depuis plusieurs années, et ce nombre élevé de Franco-Ontariens, cache un petit bémol : ils ne pèsent pas très lourd au sein des plus de 13 000 000 Ontariens. Une proportion stagnante entre 4 % et 5 %. À Toronto, le français est même supplanté par une dizaine d'autres langues non officielles.
Les conséquences sont bien sûr une force de frappe limitée des francophones. Certains dossiers politiques, à l'instar de l'université franco-ontarienne, avancent lentement, quand d'autres débats comme la désignation officiellement bilingue de la province paraissent encore utopiques.