Caroline Mulroney rappelle sans cesse au gouvernement fédéral son soi-disant manque d'investissement financier envers le Franco-Ontariens.

La défense de Caroline Mulroney

CHRONIQUE / À couteaux tirés. Voilà un peu l’ambiance depuis le début de la crise linguistique entre la ministre fédérale de la Francophonie, Mélanie Joly, et son homologue ontarienne, Caroline Mulroney.

Et ce n’est pas fini, puisque l’élue progressiste-conservatrice, en guise de défense, rappelle sans cesse au gouvernement fédéral son soi-disant manque d’investissement financier envers les Franco-Ontariens. Critiquée de toute part depuis le « jeudi noir », Mme Mulroney tient pourtant ici un argument intéressant.

Sans l’annulation du projet de l’Université de l’Ontario français, ce réquisitoire aurait sans nul doute valu à Mme Mulroney beaucoup plus d’éloges.

Que dit en substance la ministre des Affaires francophones ? Qu’en vertu de l’entente fédérale-provinciale, l’Ontario ne reçoit que 2,78 $ pour chaque francophone sur un an, contre 7,31 $ pour le Nouveau-Brunswick et 35,71 $ pour le Manitoba. Trop peu selon elle…

En vérité, le combat de Mme Mulroney n’est pas nouveau. La ministre a repris les arguments de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) mis en avant en 2017. L’organisme porte-parole des Franco-Ontariens regrettait par exemple que la province ne reçoive que 23 % du financement réservé aux organismes de la société civile francophone en situation minoritaire. Un comble alors que plus d’un francophone sur deux en contexte minoritaire vit en Ontario.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.