Le maire d'Ottawa Jim Watson

Jim Watson n'est pas le seul responsable

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Depuis son élection en 2010, le maire Jim Watson ne cesse de le répéter : la désignation bilingue de la Ville d'Ottawa, c'est non. « Le maire n'est qu'un vote », avait déclaré en septembre, le conseiller municipal Mathieu Fleury, devant les membres du groupe #OttawaBilingue.
Une petite phrase synonyme d'espoir pour les militants francophones désireux de faire enfin d'Ottawa une ville officiellement bilingue. Ce même jour de septembre, un vent d'espoir soufflait : un sondage commandé par le groupe indiquait que 72 % des résidents ottaviens appuyaient le projet.
Mieux encore : on apprenait que la plupart des élus rencontrés par ces militants - un chiffre de douze était même avancé - soutenaient l'approche d'une désignation si celle-ci n'engendrait pas de coûts additionnels ni de pertes d'emploi.
Deux mois plus tard, l'enquête menée par #ONfr montre un résultat plus sombre. À la question envoyée aux conseillers « Appuieriez-vous le bilinguisme officiel de la Ville d'Ottawa si la démarche n'impose pas de coûts additionnels et ne cause pas de pertes d'emploi ? », seuls cinq (Mathieu Fleury, Tobi Nussbaum, Jeff Leiper, Catherine McKenney et David Chernushenko) répondent favorablement. Les autres ? C'est « non », ou bien une officialisation du statu quo. En d'autres mots, la politique de bilinguisme fonctionne bien ainsi.
Un constat s'impose : l'écart est net entre les réponses obtenues dans les coulisses et celles données aux journalistes. Beaucoup d'élus ne sont pas à l'aise d'afficher leur soutien au bilinguisme officiel sur la place publique.