Les huit années au pouvoir de Jim Watson ont souvent montré l’isolement du conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, pour défendre les causes francophones.

Et les candidats francophones?

CHRONIQUE / C’est le grand moment pour les 444 municipalités de l’Ontario. Aux quatre coins de la province, environ 3000 candidats ont rendez-vous ce soir avec une élection, ou la défaite, des rires ou des larmes. Une incertitude pour toutes et tous, qui se pose aussi logiquement pour les francophones.

Les regards se tournent naturellement vers Ottawa. D’une, car la ville compte 138 000 résidents avec le français comme première langue officielle. Pas besoin de calculatrice pour comprendre que près d’un quart des Franco-Ontariens y vivent. Secondo, le statut de capitale du Canada lui confère une valeur symbolique plus importante qu’ailleurs.

Or, avec seulement trois élus sur 24 véritablement francophones, on ne peut pas dire que cette représentation soit exagérée. Si pour Jean Cloutier, les choses s’annoncent plutôt favorablement dans le quartier Alta Vista, Mathieu Fleury n’aura pas la partie facile dans le secteur Rideau-Vanier. Pour beaucoup, le dossier du déménagement de l’Armée du Salut a symbolisé les difficultés de l’élu de redorer l’image de Vanier. Et il y a Bob Monette, qui se retire cette année.

Moins de francophones à la table du conseil, c’est évidemment moins de poids. Les huit années au pouvoir de Jim Watson ont souvent montré l’isolement du conseiller de Rideau-Vanier pour défendre les causes francophones. Rien à voir avec le caucus solide avant 2010 constitué de Michel Bellemare, Jacques Legendre et Georges Bédard.

Pour raviver la flamme francophone à la table des élus, il faudra surveiller les performances lundi soir de Rick Bédard, Mireille Brownhill ou encore Diego Elizondo dans le quartier Orléans. François Trépanier possède aussi une carte intéressante dans Innes.

Reste que la maîtrise de la langue ne forge pas toujours les convictions linguistiques. L’unilingue Catherine McKenney a par exemple soutenu publiquement le bilinguisme officiel, là où Jean Cloutier, ainsi que Stephen Blais et Bob Monette, tous deux à l’aise en français, n’avaient pas bougé le petit doigt.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.