Sébastien Pierroz
Jusqu’à cette semaine, l’Est ontarien résistait très bien à la pandémie de COVID-19. Mais la vague de décès incontrôlés dans le foyer de soins de longue durée Pinecrest à Plantagenet est venue ternir un bilan pourtant très satisfaisant.
Jusqu’à cette semaine, l’Est ontarien résistait très bien à la pandémie de COVID-19. Mais la vague de décès incontrôlés dans le foyer de soins de longue durée Pinecrest à Plantagenet est venue ternir un bilan pourtant très satisfaisant.

Est ontarien: face à la COVID-19, une réussite et une ombre

CHRONIQUE / Jusqu’à cette semaine, l’Est ontarien résistait très bien à la pandémie de COVID-19. Mais la vague de décès incontrôlés dans le foyer de soins de longue durée Pinecrest à Plantagenet est venue ternir un bilan pourtant très satisfaisant.

L’Est ontarien, qui englobe les deux circonscriptions de Glengarry-Prescott-Russell, et Stormont-Dundas-South Glengarry, compte 225 000 résidents. Quelque 130 cas «seulement» y ont été enregistrés. C’est 130 de trop, bien sûr, mais ce chiffre reste bien en-dessous de la moyenne province.

Dit autrement, si un peu plus de 1,5 % des Ontariens résident dans cette région, cette dernière ne comprend que 0,6 % des cas de coronavirus, et un peu moins de 0,4 % des décès. Au dernier décompte, dimanche matin, l’Ontario a franchi la barre psychologique des 20 000 cas.

Ces résultats sont d’autant plus remarquables que l’Est ontarien, en dépit d’une faible densité démographique, comprend de nombreux travailleurs à Ottawa, tandis qu’une partie de son territoire est bordée par le Québec, et surtout par la frontière de l’État de New York où plus de 300 000 personnes ont été infectées par la COVID-19.

Dans ces conditions, on ose à peine imaginer la gravité des chiffres si aucune mesure de confinement n’avait été décrétée, et si par ailleurs la frontière canado-américaine était restée ouverte.

Derrière les statistiques, il y a d’autres points positifs. À commencer par la transparence. Chaque jour et pendant 15 minutes, l’hygiéniste en chef du Bureau de santé publique de l’Est de l’Ontario (BSEO), Paul Roumeliotis, offre les dernières données, rappelle les mesures barrières, et répond aux journalistes dans les deux langues officielles.

Dans la plupart des autres agences de santé provinciales d’une population semblable à l’Est ontarien, il faut se contenter d’un, voire deux communiqués de presse par semaine.