La député libérale d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers

Des défis pour le bilinguisme

CHRONIQUE / Le père Noël est passé avant le 31 décembre 2017 pour les militants francophones. Le rêve de voir la capitale nationale devenir officiellement et symboliquement bilingue en 2017 est exaucé. Ou presque.

La validation du fameux projet de loi 177 à Queen’s a priori réalise le souhait tant espéré. C’est vrai qu’il y aura du changement, que le travail de l’ombre de la députée d’Ottawa-Vanier Nathalie Des Rosiers a payé.

La Ville d’Ottawa devra maintenant rendre des comptes à la province en vertu de la Loi sur les services en français. C’est évidemment un avantage. D’autant que le « chien de garde » qu’est le Commissaire aux services en français François Boileau pourra désormais enquêter sur les ratés du bilinguisme officiel.

Autre ajout et non le moindre : il sera maintenant impossible pour la Ville d’Ottawa de se passer d’une politique sur les services en français. Un petit doute subsiste : à défaut d’être supprimés, les services pourraient-ils être réduits ? Les militants demeurent flous sur cette question.

Pour l’exercice de « réjouissance » vendredi, seul Mathieu Fleury représentait les élus d’Ottawa. Entre les félicitations et le champagne, l’élu de Rideau-Vanier a été peut-être le plus lucide sur la situation du bilinguisme à Ottawa. 

« Nous avons gagné la bataille de l’officiel, il faut maintenant gagner celle du pratico-pratique. »

Si cette désignation officielle est un pas en avant majeur, rien n’est encore joué du côté de l’amélioration des services en français dans la capitale du Canada. Pis encore, la loi 177 a dilué pas mal des projets initiaux des militants.

Au moment de la relance du projet en 2014, ne parlait-on pas par exemple d’une possible révision de la politique sur les services en français tous les cinq ans ? D’une politique d’offre active des services en français plus élaborée notamment pour les bibliothèques, les pompiers ou bien les policiers ? Les rapports sur la progression du français et de l’anglais sur la Ville étaient aussi demandés.

À cet égard, les 3 millions $ alloués annuellement dans le budget de la Ville d’Ottawa à la Direction des services en français sont bien trop faibles...

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.