Lors des dernières élections municipales en octobre, l’élection de Bernadette Clément à la tête de la mairie de Cornwall a démontré que les mentalités changent.

Des avancées pour les Noirs

CHRONIQUE / Si le mois de l’histoire des Noirs n’existait plus, cela signifierait que des avancées majeures auraient été accomplies pour les minorités visibles. La petite phrase du militant d’origine africaine, Jean-Marie Vianney, en entrevue avec #ONfr la semaine dernière est assez éloquente. Et démontre qu’en 2019, la participation des résidents à la fois francophones et issus des minorités visibles à la vie politique reste tout un enjeu.

Mais on aurait tort de voir le verre à moitié vide. Longtemps, Firmin Monestime fut considéré comme une exception. Cet immigrant d’origine haïtienne élu maire de Mattawa en 1963 est considéré comme le premier Noir au Canada à occuper un tel poste. Décédé en 1977, ce Franco-Ontarien d’adoption n’est aujourd’hui plus un cas unique.

Lors des dernières élections municipales en octobre, l’élection de Bernadette Clément à la tête de Cornwall, et d’Arielle Kayabaga à titre de conseillère municipale à London démontrent que les mentalités changent. Dans le cas de Mme Kayabaga, la performance de cette immigrante burundaise, qui a rejoint le Canada durant son enfance, est même à souligner.

Les organismes suivent cette tendance. Pas assez, diront certains, mais force est d’admettre qu’il y a un « mieux » pour les minorités visibles depuis plusieurs années. En témoignent les mandats de Lydia Philippe à la tête de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), ou encore de Kelia Wane comme co-présidente du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO).

Comment en est-on arrivé là ? Il y a d’abord le visage de l’Ontario français qui a changé. Cette « francophonie plurielle » est le fruit des vagues d’immigration successives dans la province au cours des quatre dernières décennies. Chaque année, ils sont des centaines provenant de la République démocratique du Congo, de Haïti, du Burundi, ou encore du Cameroun à obtenir leur résidence permanente en Ontario.

Dans beaucoup de cas, la deuxième ou la troisième génération suivront les pas de leurs aînés dans cette approche francophone et racialisée.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.