De son côté, Andrea Horwath s’apprête à sortir comme la grande gagnante de cette campagne.

Dernier droit avant le jour des élections

CHRONIQUE / Nous y sommes. Jeudi soir, les Ontariens connaîtront le nom de leurs députés. Les quatre semaines de campagne, marquées par la remontée du Nouveau Parti démocratique (NPD) et la chute des libéraux, promettent une soirée surprenante.

Parti en pole position dans les sondages, le Parti progressiste-conservateur (Parti PC) reste le favori. Doug Ford et son équipe peuvent même espérer former un gouvernement majoritaire, en partie grâce à l’appui de la couronne de Toronto, « le fameux 905 ».

Le Parti PC a-t-il réussi sa campagne ? Oui, d’une certaine manière. Dans les milieux ruraux, son souhait de réduire le prix de l’essence de 10 cents le litre sonne bien souvent juste. Il n’a pas fait les erreurs de son prédécesseur, Tim Hudak, lors des élections de 2011 et 2014. Pas de phrases maladroites ni de coupures annoncées. 

Mais sa volonté de baisses d’impôts, ajoutée à des investissements, sans parler de coupures justement, suscite beaucoup de méfiance chez les électeurs. Un constat encore plus vrai à l’extérieur de Toronto, loin des terres de la Ford Nation. À défaut de n’avoir pas rebuté la majorité des Ontariens, Doug Ford et son slogan « For the people » n’ont pas encore convaincu totalement.

De son côté, Andrea Horwath s’apprête à sortir comme la grande gagnante de cette campagne. Reste à voir si ce momentum se matérialisera dans les urnes. La cinquantaine de sièges que lui prédisent les sondages pourraient lui offrir au mieux le pouvoir, au pire une influence renforcée à Queen’s Park. Dans tous les cas, le NPD devrait doubler son nombre de sièges. 

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.