Le drapeau franco-ontarien est devenu permanent à la cour centrale de l’hôtel de ville de Sudbury, en juin dernier.

De jolis drapeaux, mais un statu quo politique

CHRONIQUE / Hissé pour la première fois à l’Université Laurentienne en 1975, le drapeau franco-ontarien a depuis gagné ses lettres de noblesse. Aujourd’hui, on ne compte plus les endroits où le symbole vert et blanc créé par Gaétan Gervais et Michel Dupuis flotte.

Dernier épisode en date hautement symbolique : le drapeau franco-ontarien est devenu permanent à la cour centrale de l’hôtel de ville de Sudbury, en juin dernier. 

Un événement passé inaperçu, mais qui donne le sentiment que la boucle est bouclée au chapitre de la reconnaissance et de la fierté.

Mais les 444 municipalités de la province n’ont pas toutes un drapeau franco-ontarien devant leur bâtiment. 

Cette reconnaissance dépend bien souvent de la place démographique occupée par les francophones.

À Ottawa, le drapeau vert et blanc flotte de manière permanente devant l’édifice municipal depuis les années 2000. 

La donne est différente du côté de Toronto, où il faut attendre la Journée des Franco-Ontariens, le 25 septembre, pour espérer l’apercevoir.

Parmi les autres villes qui comptent au moins plus de 10 000 Franco-Ontariens, la représentation est inégale. 

Si à Clarence-Rockland ou Timmins, le drapeau flotte bel et bien devant l’édifice municipal, ce n’est pas le cas à Cornwall, où il faut se rendre parc Lamoureux, par ailleurs lieu du Monument de la francophonie, pour le voir.

Au cours des dernières années, quelques municipalités ont cru bon faire aussi un geste. C’est le cas de Sault-Sainte-Marie, dans le Nord. 

Quelque 25 ans après la crise linguistique, lorsque la ville s’était déclarée « unilingue anglaise », les plaies ont été pansées.

Lors de son élection en 2014, le maire Christian Provenzano avait décidé de faire hisser le drapeau franco-ontarien. 

Un joli bonbon même si le symbole se trouve perdu au milieu des drapeaux internationaux.

> Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.