Les travaux pour la Maison de la francophonie d'Ottawa avait été inaugurés en 2015, mais une série d'embûches a retardé la réalisation du projet.

Dans l'ouest, l'attente s'éternise

CHRONIQUE / Lors de la Journée des Franco-Ontariens en 2011, les responsables du Centre multiservices francophone de l'Ouest d'Ottawa (CMFO) étaient ambitieux : l'édifice devait ouvrir pour 2012. Six ans plus tard, la Journée des Franco-Ontariens se fera une fois de plus sans cette Maison de la francophonie d'Ottawa sur le chemin Richmond tant attendue.
Désormais géré par le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, le CMFO vient d'annoncer une ouverture pour 2019. Une nouvelle échéance dans la lignée des multiples qui n'ont pas pu être respectées au cours des dernières années. Les travaux démarrés en 2015 dans cette ancienne école ont même dû être arrêtés l'année suivante, faute de financement.
Des difficultés qui ne sont pas sans rappeler celles rencontrées par le projet du Village d'antan franco-ontarien, et il y a quelques années par le spectacle L'Écho d'un peuple.
La vocation même du centre de placer sous un même toit les organismes francophones de l'Ouest d'Ottawa auxquelles s'ajouteraient des succursales du CEPEO et de La Cité, est pourtant cruciale pour la vitalité francophone dans la capitale. Si l'on verse dans la comparaison avec les deux autres grands foyers franco-ontariens de Toronto et Sudbury, Ottawa prend du retard.
Dans la Ville reine, le projet d'une Maison de la francophonie pourrait voir le jour en partageant le même toit que la future université franco-ontarienne et d'autres organismes. C'est en tout cas ce que sous-entend le rapport de Dyane Adam publié fin août. À Sudbury, le projet de la Place des arts a connu un coup d'accélérateur majeur cette année, en obtenant la confirmation du financement provincial.