Les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération soulèvent des questions sur la Francophonie.

Croire en la Francophonie ces 150 prochaines années

From coast to coast, les cérémonies ont été à la hauteur de l'événement. La Confédération canadienne a fêté, samedi, ses 150 ans... dans les deux langues officielles. Les francophones qui étaient quasiment oubliés dans la Loi constitutionnelle unilingue de 1867 ont donc tenu bon, malgré les brimades et les persécutions.
Pourront-ils faire de même les 150 prochaines années ? Il y a ceux qui pensent que le français suit un inexorable déclin, vaincu par le rouleau compresseur de l'assimilation. Un fait encore plus vrai pour les Franco-Ontariens, Acadiens et autres francophones du pays. En 2036, les francophones seront entre 17 et 18 % au Canada, contre plus de 20 % actuellement, rappelait récemment une étude.
Et il y a les autres, les optimistes, ou les fiers francophones - ou un peu un mélange des deux - pour qui la Francophonie a encore de beaux jours devant elle. Que son essence même de peuple fondateur lui insuffle une capacité de résistance exceptionnelle.
Il y a du vrai dans chacune de ces théories. Ce qui est aussi vrai, c'est que les francophones en milieu minoritaire pourraient bénéficier d'une conjoncture plus favorable durant les 150 prochaines années.
La première raison d'y croire se situe du côté de l'Afrique, où la Francophonie est représentée dans une trentaine de pays. On dit même qu'un quart de la population du globe sera africaine en 2050. Dans ces conditions, l'immigration africaine - et donc francophone - pourrait être une manne intéressante pour le Canada. Autre argument : une Afrique populeuse et plus développée économiquement redorerait un peu plus la valeur du français comme langue commerciale mondiale. Rien n'indique après tout que l'anglais restera de facto la langue des échanges au cours des deux prochains siècles.