Chapitre difficile pour les librairies franco-ontariennes

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Les librairies franco-ontariennes rencontrent une période difficile. Depuis quelques années, les fermetures se multiplient. Dernière en date: la Librairie du Centre à Sudbury a mis les clés sous la porte fin juin.
Elles ne sont plus aujourd'hui que cinq à fournir des livres en français à travers la province. Cinq pour une province comptant plus de 600 000 Franco-Ontariens, et surtout plus de 100 000 élèves dans les écoles francophones, là où la lecture dans la langue de Champlain est primordiale. C'est peu.
Et encore, les destins sont quelque peu différents pour ces cinq lieux de promotion de la culture franco-ontarienne. Si la Librairie du Soleil à Ottawa a pignon sur rue depuis 28 ans dans le marché By, le quartier le plus achalandé de la ville, la Librairie du Centre, dans le secteur Overbrook, ne connaît pas la même visibilité. Dernièrement, le lieu géré par le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques a même perdu plus de 80% de sa surface. Enfin, le Coin du livre sur la rue Gloucester demeure la plus vieille librairie franco-ontarienne.
En novembre dernier, les Franco-Torontois ont relancé une librairie dans les locaux de l'Alliance française, tandis qu'à Hearst, dans le Nord de la province, la Libraire Le Nord tente tant bien que mal de conserver ses clients. Si les choses sont difficiles à Hearst, l'un des derniers bastions francophones de l'Ontario, c'est que les signaux d'alarme doivent être déclenchés pour la survie des librairies francophones.