Le ministre des Finances, Charles Sousa, au moment du dépôt de son budget jeudi, à Queen's Park.

Budget ontarien : la logique des chiffres

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Satisfaction. Carol Jolin n'a cessé de répéter cette formule à la lecture du budget provincial déposé jeudi. Moins adepte de la langue de bois que son prédécesseur, Denis Vaillancourt, le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) pêche-t-il néanmoins par optimisme ?
Il existe en vérité deux grilles de lecture pour analyser la part francophone du budget provincial. La première est de regretter l'absence d'une sensibilité francophone des gouvernements successifs à Queen's Park toutes couleurs confondues. Avec en tout et pour tout à peine cinq mentions chaque année dans le budget, la thèse se défend.
L'autre idée, développée par M. Jolin, est de se satisfaire bon gré mal gré de ces petits pas. Et on ne peut donner tort au président de l'organisme porte-parole des 611 500 Franco-ontariens : le document du ministre des Finances, Charles Sousa, a le mérite d'avoir au moins fait un cadeau concret aux francophones.
Les 3,25 millions $ offerts à la Place des arts de Sudbury représentent un véritable feu vert pour le projet. La somme augure les 5 millions $ restant du provincial, et semble annoncer favorablement les 12 millions $ manquants du fédéral. Une voie royale ou presque pour l'un des projets d'édifices franco-ontariens les plus attendus.