Le député provincial de Carleton-Mississippi Mills, Jack MacLaren

À la conquête d'Ottawa

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / La fin de la session à Queen's Park aurait dû être tranquille. Il n'en fut rien. Deux événements sont survenus et concernent les Franco-ontariens.
Il y a eu l'expulsion du député Jack MacLaren du Parti progressiste-conservateur dimanche. La raison? Dans une vidéo non datée, l'élu de Carleton-Mississippi Mills, à l'ouest d'Ottawa, remet en cause les droits linguistiques des francophones en l'Ontario.
À l'ère du 2.0 et de la communication de masse, les petits mots ont bien souvent de grands effets. Issu de la frange droite des «Landowners» et plusieurs fois rappelé à l'ordre pour dérapages (faux témoignages et propos misogynes), MacLaren ne pourra défendre le PC de l'Ontario, en 2018.
Plus habile, son homologue d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, a, elle, fait lever les foules, mercredi. «Pas en avant», «jour historique», beaucoup de Franco-ontariens ne freinaient pas leur optimiste après le dépôt de son projet de loi privé. L'enjeu? Faire d'Ottawa une ville officiellement bilingue... sans attendre une demande du conseil municipal.
A priori, ces événements n'ont aucun rapport. Regardés de plus près, ils témoignent d'une volonté d'envoyer un message fort aux francophones d'Ottawa. À un an des élections en Ontario, les bonnes intentions à l'endroit des 125 000 Ottaviens francophones, - répartis en tout sur huit circonscriptions - valent de l'or.
Si Ottawa-Vanier, terre de Mme Des Rosiers, demeure aussi acquise aux libéraux, que Carleton-Mississipi Mills ne l'est aux progressistes-conservateurs, les prévisions sont en revanche difficiles dans les autres circonscriptions. Une différence notable avec le centre-ville de Toronto moins perméable aux idées conservatrices.