La ministre Mélanie Joly lors de son annonce à Hawkesbury.

800 000 $ pour l’Est ontarien? Mieux que rien

CHRONIQUE / Mélanie Joly s’est parée de ses plus beaux atours dans l’Est ontarien, la semaine dernière. En déplacement à Hawkesbury, la ministre fédérale du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, y a annoncé un plan sur trois ans à la hauteur de 864 000 $ pour les francophones.

En gros, la Maison des arts d’Embrun, le centre culturel Les trois p’tits points à Alexandria, l’Union des cultivateurs franco-ontariens, les deux ACFO locales pour ne citer qu’eux, verront leur financement opérationnel augmenter de 20 %.

Que valent vraiment les annonces de Mme Joly ? Il s’agit en fait de « réchauffé ». Les sommes dévoilées sont incluses dans les 2,7 milliards $ sur cinq ans du Plan d’action pour les langues officielles.

La dernière mouture valable avait été présentée en grande pompe par Mme Joly et le premier ministre, Justin Trudeau, en personne, à la fin mars.

Pas de quoi pour autant sauter au plafond. D’autant que l’augmentation de 20 % peine à colmater les difficultés des organismes sur le terrain. Prenons l’exemple de l’Association canadienne-française de l’Ontario de Stormont, Dundas et Glengarry (ACFO-SDG) dont le financement annuel fédéral s’élèvera de 26000$... à 31600$.

Évidemment, l’argent permettrait à l’ACFO d’avoir un peu d’oxygène, peut-être plus de visibilité. Mais ce financement, lequel sera identique sur trois années, va de nouveau se heurter rapidement à l’enjeu de l’inflation.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.