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Drapeau franco-ontarien: une avancée, en attendant mieux

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Drapeau franco-ontarien: une avancée, en attendant mieux

CHRONIQUE / Les années passent, et le drapeau franco-ontarien s’impose. Depuis sa création en 1975, l’emblème vert et blanc des plus de 600 000 francophones de l’Ontario franchit des jalons. Après sa reconnaissance comme symbole de la communauté francophone en 2001, il deviendra dans quelques jours un emblème de la province.

Il faudra patienter jusqu’à jeudi, la veille de la Journée des Franco-Ontariens. Le projet de loi 182 de la députée conservatrice Natalia Kusendova sera alors voté en troisième lecture, reconnaissant le drapeau comme un symbole, le tout par une modification de la loi de 2001.

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Ford et Legault, un sommet pour la forme

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Ford et Legault, un sommet pour la forme

ANALYSE / La première rencontre entre Doug Ford et François Legault s’était déroulée en plein cœur de la crise linguistique de l’automne 2018. La poignée de main était plus distante, les échanges moins naturels. Dans ces conditions, le sommet Québec-Ontario de cette semaine a pris un tout autre aspect.

Les chefs des deux provinces n’ont pas lésiné sur les moyens pour convaincre de l’importance du moment. Cette rencontre baptisée «sommet inaugural» se tenait sur deux jours, et fait assez exceptionnel, elle réunissait aussi les principaux ministres du Québec et de l’Ontario.

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Les langues officielles dans l’ombre de la crise

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Les langues officielles dans l’ombre de la crise

ANALYSE / On attendait Peter MacKay comme nouveau chef du Parti conservateur du Canada, et ce fut Erin O’Toole. L’élection du député de Durham à la tête de l’opposition fédérale a redonné des espoirs à de nombreux partisans conservateurs, échaudés par l’échec d’Andrew Scheer.

Le nouveau chef conservateur semble comprendre qu’un succès lors des prochaines élections ne pourra se faire sans les 78 circonscriptions du Québec. M. O’Toole qui s’exprime plutôt bien en français a déjà envoyé quelques signaux favorables à la Belle Province. Entre autres, la reconnaissance de la nation québécoise.

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Rentrée scolaire: le grand saut vers l’inconnu

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Rentrée scolaire: le grand saut vers l’inconnu

CHRONIQUE / Au cours de la semaine, Doug Ford a multiplié les annonces : embauche de 200 agents pour la police provinciale de l’Ontario, prolongement du métro à Scarborough, appels d’offres lancés pour une ligne de transport… Mais le premier ministre a surtout dû s’expliquer sur la rentrée scolaire.

Début septembre, deux millions d’élèves sont invités à revenir dans les salles de classe de l’Ontario dans le contexte inédit de la pandémie. Ces derniers jours, les 72 conseils scolaires provinciaux peaufinent leurs sondages auprès des parents pour cette rentrée. Une tendance se dégage : quelque 10 % des enfants ne reviendront pas physiquement en classe.

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Les Acadiens nous montrent souvent la voie

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Les Acadiens nous montrent souvent la voie

CHRONIQUE / Le tricolore étoilé sera déployé aujourd’hui aux quatre coins de l’Acadie, malgré le contexte particulier de la pandémie. Plus que jamais, les 600 000 Franco-Ontariens doivent marcher main dans la main et revendiquer avec les « cousins » Acadiens.

Au cours des dernières années, des zones de convergence se sont dessinées entre les francophones des différentes provinces en contexte minoritaire. Des alliances forgées sur les vestiges du délitement d’une « société francophone » centré sur la Belle Province.

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L’environnement à Queen’s Park, oublié ou presque

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L’environnement à Queen’s Park, oublié ou presque

CHRONIQUE / Dès son entrée à Queen’s Park, le gouvernement Ford n’avait pas fait montre d’une grande ouverture aux questions environnementales. Mais sous l’impulsion du seul député du Parti vert, Mike Schreiner, la thématique de l’environnement a progressé au cours des derniers mois.

TORONTO

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Du brouillard après le plan de Stephen Lecce

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Du brouillard après le plan de Stephen Lecce

CHRONIQUE / La rentrée des classes en 2020 sera comme aucune autre, en raison de la pandémie. Depuis jeudi, les parents ontariens savent comment les écoles fonctionneront cet automne. Deux constats s’en dégagent: la prudence du plan, mais aussi des règles différentes entre les établissements de l’élémentaire et du secondaire.

Pour les élèves de la maternelle à la 8e année, le retour en classe se fera cinq jours par semaine au sein d’une même cohorte. Fait intéressant : le port du masque sera obligatoire dès la 4e année. Il s’agit là d’une première au Canada.

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Le temps presse pour les élèves ontariens

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Le temps presse pour les élèves ontariens

CHRONIQUE / Le compte à rebours est lancé, à seulement un mois d’une rentrée des classes en Ontario inédite. Les mesures sanitaires et de distanciation sociale s’apprêtent à bouleverser le quotidien des deux millions d’élèves. Comment cela se traduira sur le terrain ? Mystère.

Chose certaine : le processus est long. Ces jours-ci, les 72 conseils scolaires de la province, incluant les 12 de langue française, s’affairent à présenter au ministère de l’Éducation leur plan préliminaire pour le retour en classe.

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Cours de français à Toronto : un avertissement pour les Franco-Ontariens

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Cours de français à Toronto : un avertissement pour les Franco-Ontariens

CHRONIQUE / La tempête médiatique n’aura duré qu’une journée. En annonçant, mercredi, la possibilité de supprimer ses cours de français et d’immersion à la rentrée en septembre, le Toronto District School Boarld (TDSB) a déclenché l’ire des francophones.

Motif principal invoqué plus gros conseil ontarien : la limitation des élèves dans les salles de classe pour cause de pandémie obligerait à plus de recrutement d’enseignants francophones. Un obstacle supplémentaire à l’heure où les institutions éducatives doivent compter leurs sous.

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Immigration francophone: une lueur d’espoir

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Immigration francophone: une lueur d’espoir

CHRONIQUE / Il est rare que les chiffres démographiques sur l’Ontario français ne soient pas révélateurs d’un déclin. À défaut de verser dans le jovialisme, on peut aujourd’hui se satisfaire d’un point : les résidents permanents francophones ont augmenté de 55 % dans la province entre 2018 et 2019.

D’après les chiffres obtenus par ONFR+ de la part d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), quelque 5245 résidents permanents « d’expression française » ont choisi l’Ontario en 2019. La province comptant sur cette même période un peu plus de 150 000 nouveaux arrivants, le calcul nous indique donc une proportion de 3,4 % d’immigration francophone… contre 2,15 % pour 2018.

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Pourquoi Kelly Burke ne sera pas François Boileau

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Pourquoi Kelly Burke ne sera pas François Boileau

CHRONIQUE / Dans quelques jours, Kelly Burke célèbrera ses six premiers mois à la tête du Commissariat aux services en français de l’Ontario. Pour le moment, ses débuts dans le poste de successeur de François Boileau ont été très discrets.

Mardi dernier, le rapport annuel dévoilé par l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, était l’occasion pour elle de sortir de l’ombre. Les 321 plaintes reçues pour les services en français — un chiffre en-dessous de 2018, mais dans la lignée des années précédentes — étaient d’ailleurs anecdotiques en comparaison aux attentes suscitées par la nouvelle commissaire dont le bureau est intégré à celui de M. Dubé.

Reconduction du PAFO: espérer des jours meilleurs

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Reconduction du PAFO: espérer des jours meilleurs

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CHRONIQUE / Il y avait bien longtemps que les Franco-Ontariens n’avaient pas bénéficié directement d’une annonce gouvernementale. Trop longtemps peut-être. La semaine dernière, la reconduction du Programme d’appui à la francophonie ontarienne (PAFO) par la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, a rassuré.

Le PAFO, c’est cette enveloppe de 1 million de dollars que doivent se partager les organismes franco-ontariens pour financer leurs projets. L’an dernier, 48 d’entre eux en avaient bénéficié d’un des deux volets : le développement économique qui concerne les organismes non lucratifs, et la «communauté-culture». Dans tous les cas, la limite pour chaque subvention est fixée à 50 000 $.

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Réunir la francophonie avec la communauté LGBTQ+

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Réunir la francophonie avec la communauté LGBTQ+

CHRONIQUE / L’année 2020 est décidément la plus paradoxale du 21e siècle. Invités à rester chez eux, condamnés à la distanciation sociale, les citoyens de plusieurs pays du monde dénoncent depuis un mois le racisme avec une force nouvelle. C’est dans ce contexte social inédit que se déroule un Mois de la Fierté... sans marches de la fierté.

Pour l’Ontario français, le défi d’inclure les différentes orientations sexuelles et identités de genre va bien au-delà d’une marche. En 2017, un sondage de la Fondation Jasmin Roy affirmait que 13 % des Canadiens appartenaient aux communautés LGBT. Un rapide calcul démontre qu’environ 50 000 Ontariens sont à la fois francophones et LGBTQ+. Mais la combinaison de cette double identité n’est pas simple.

Le manque de représentation, d’une part. Les Franco-Ontariens LGBTQ+ ne disposent pas d’un organisme porte-parole fort. Malgré le dynamisme de ses bénévoles, FrancoQueer manque d’argent. Conséquence: les activités de l’organisme sont trop souvent limitées à des rencontres communautaires, loin d’événements unificateurs, sur le modèle du congrès de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

Par ailleurs et à l’inverse des anglophones, les LGBTQ+ francophones n’ont pas accès à des lieux de rassemblements. À Toronto, le théâtre gai Buddies in Bad Times n’a pas d’équivalent dans l’autre langue officielle, tout comme le Casey House qui livre des soins du VIH/SIDA… mais seulement en anglais.

Bien que réduites, les possibilités de réseautage restent une réalité dans la Ville-Reine, et dans une moindre mesure à Ottawa. Mais dans les autres régions, le dating en français demeure très difficile.

Tous ces éléments placent bien souvent les LGBTQ+ franco-ontariens devant un choix cornélien: vivre pleinement leur identité sexuelle et de genre via les services en anglais inclusifs et stimulants, ou bien jouer coûte que coûte la carte francophone, mais dans un cercle alors beaucoup plus fermé.

Pour lire l'analyse dans son intégralité rendez-vous sur le site web d'#ONfr.

Face à la pandémie, l’Ontario dans une période de transition

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Face à la pandémie, l’Ontario dans une période de transition

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CHRONIQUE / Enfin, l’Ontario respire. Les derniers jours, la province a enregistré quotidiennement moins de 300 nouveaux cas de COVID-19. Une diminution en comparaison des semaines précédentes où la courbe épidémique ne bougeait pas.

Autres indicateurs positifs : il y a maintenant moins de 3 000 cas actifs en Ontario, contre plus de 5 000 au plus fort de la crise, fin avril. Dans les foyers de soins de longue durée, les éclosions sont aussi à la baisse, bien que les 1 786 décès dans ces établissements constituent un bilan effroyable.

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Deux ans en dents de scie pour Doug Ford

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Deux ans en dents de scie pour Doug Ford

CHRONIQUE / Il y a deux ans jour pour jour, le 7 juin 2018, les progressistes-conservateurs mettaient fin à 15 ans d’hégémonie libérale à Ontario. Une large majorité obtenue avec 76 députés qui s’expliquait en partie grâce au discours pugnace de Doug Ford.

Les promesses d’un assainissement des finances publiques couplées au style volontiers populiste de la «Ford Nation» apparaissent alors comme l’alternative le plus crédible à un gouvernement libéral à bout de souffle.

Tragédies des foyers de soins de longue durée: tous responsables

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Tragédies des foyers de soins de longue durée: tous responsables

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CHRONIQUE / Le réel, c’est quand on se cogne, disait le psychologue Jacques Lacan. L’Ontario a fait expérience de cet aphorisme. À l’hécatombe des foyers de soins de longue durée, lesquels représentent les deux tiers des décès à la maladie, se sont ajouté les conditions tragiques des résidents.

La semaine dernière, le rapport rendu public par le gouvernement fut plus qu’une sonnette d’alarme. Déployées dans cinq foyers de longues durées de la région de Toronto, les Forces armées canadiennes ont fait état d’observations «extrêmement préoccupantes».

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Doug Ford face à la COVID-19: le cœur a ses raisons

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Doug Ford face à la COVID-19: le cœur a ses raisons

CHRONIQUE / Il y a deux ans jour pour jour, Doug Ford multipliait les bains de foule lors de la campagne des élections provinciales. Pugnace, fort en gueule, le futur premier ministre promettait de lutter contre les élites, et d’assainir les finances publiques.

Changement d’attitude en mai 2020, alors que le coronavirus plonge le monde entier dans l’incertitude. Au ton martial et belliqueux du printemps 2018, c’est un Doug Ford à priori plus empathique qui se présente quotidiennement en conférence de presse.

Le Campus Saint-Jean, ce service essentiel pour les Francophones

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Le Campus Saint-Jean, ce service essentiel pour les Francophones

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CHRONIQUE / Il n’y a pas que les propos de Denise Bombardier qui peuvent unir les francophones en milieu minoritaire. La semaine dernière, l’appel au secours du Campus Saint-Jean, la seule institution postsecondaire francophone en Alberta, a mobilisé les francophones d’est en ouest.

Dans une actualité ultra-dominée par la COVID-19, l’annonce soudaine de la fragilité financière du campus par l’entremise de son doyen, Pierre-Yves Mocquais, a aussitôt déclenché l’ire des francophones, dont l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) s’est fait le porte-voix.

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Est ontarien: face à la COVID-19, une réussite et une ombre

Sébastien Pierroz

Est ontarien: face à la COVID-19, une réussite et une ombre

CHRONIQUE / Jusqu’à cette semaine, l’Est ontarien résistait très bien à la pandémie de COVID-19. Mais la vague de décès incontrôlés dans le foyer de soins de longue durée Pinecrest à Plantagenet est venue ternir un bilan pourtant très satisfaisant.

L’Est ontarien, qui englobe les deux circonscriptions de Glengarry-Prescott-Russell, et Stormont-Dundas-South Glengarry, compte 225 000 résidents. Quelque 130 cas «seulement» y ont été enregistrés. C’est 130 de trop, bien sûr, mais ce chiffre reste bien en-dessous de la moyenne province.

Réouverture des écoles: la prudence de Doug Ford

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Réouverture des écoles: la prudence de Doug Ford

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ONFR+ / Collaboration spéciale
CHRONIQUE / C’est par étapes que la plupart des gouvernements doivent maintenant se déconfiner. Entre les scientifiques généralement scrupuleux de la distanciation sociale, et les milieux d’affaires favorables à une réouverture de l’économie, la «voix médiane» est bien souvent difficile à trouver.

En choisissant de ne pas rouvrir les écoles au moins avant fin mai, le premier ministre ontarien, Doug Ford, a quelque peu surpris. «Je veux protéger les enfants à tout prix. Je ne ferais pas ça ici en Ontario», a-t-il justifié dans sa conférence de presse quotidienne, non sans surjouer l’importance de cette décision.

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Pourquoi l’Ontario ne sera pas la Corée du Sud

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Pourquoi l’Ontario ne sera pas la Corée du Sud

CHRONIQUE / Déjà la septième semaine de confinement qui débute, et un bout du tunnel invisible dans cette crise du coronavirus. Pour espérer en sortir, les pays comparent leurs méthodes. Et une nation retient l’attention: la Corée du Sud.

Changement de ton la semaine dernière à Queen’s Park. Après les perspectives extrêmement sombres tablant sur 80 000 cas pour 1 600 morts, les experts en santé publique ont revu leurs prévisions à la baisse. Les épidémiologistes prévoient maintenant plus de 20 000 cas de COVID-19.

Chaque jour plus angoissant

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Chaque jour plus angoissant

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CHRONIQUE / Au moment où débute la sixième semaine de confinement, la pandémie de COVID-19 continue de bousculer nos certitudes et réévaluer nos priorités. À la faillite du système de santé symbolisée par le manque de masques et de tests est venue s’ajouter une autre réalité tout aussi sombre : dans les foyers de soins de longue durée, les aînés meurent par dizaines.

En Ontario, les chiffres font l’effet d’une bombe. Le coronavirus a déjà pénétré dans une centaine des quelque 600 résidences provinciales. Pour la première fois jeudi dernier, la majorité des 514 cas recensés ce jour-là provenaient d’aînés des foyers de soins de longue durée plutôt que d’une « transmission communautaire ».

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Le Canada tousse, le bilinguisme aussi

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Le Canada tousse, le bilinguisme aussi

CHRONIQUE / Sur les bords de l’Atlantique, Charlottetown, 36 000 résidents, est une ville calme. Chaque jour, la médecin hygiéniste en chef, la Dre Heather Morrison, y dirige la conférence de presse sur l’état des lieux de la COVID-19 dans cette province jusqu’alors largement épargnée (25 cas). Des réponses données en anglais… mais aussi en français.

Avec un peu plus de 5 000 Acadiens, l’Île-du-Prince-Édouard ne possède pas l’historique francophone de l’Ontario. À Toronto, le français n’est pourtant guère mis de l’avant depuis le début du confinement dû à la pandémie de COVID-19.

L’Ontario est unilingue anglophone, le Québec officiellement la seule province francophone au Canada. La première province compte un peu plus de 600 000 résidents dont la première langue est celle de la minorité, la seconde, un million. Au Québec, les conférences quotidiennes sur la pandémie de COVID-19 sont bilingues. En Ontario, le premier ministre Doug Ford et le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario s’expriment exclusivement en anglais.

Tout n’est pas noir. Depuis quelques jours, la province fait même quelques efforts. Tout d’abord avec la présence parfois d’un ministre capable de répondre en français. Caroline Mulroney, de son côté, offre quotidiennement des capsules vidéos francophones.

Mais en même temps, les couacs se multiplient. Mercredi dernier, la province lançait un portail de recrutement de bénévoles… uniquement en anglais.

Deux jours plus tard, lors de sa conférence de presse quotidienne, Doug Ford était incapable de répondre à une question en français. Le Nouveau-Brunswick a pris un cran d’avance sur l’Ontario, puisque le premier ministre provincial, lui aussi unilingue, fait maintenant appel à la traduction simultanée lorsqu’une question lui est posée dans la langue de Molière.

On ose à peine imaginer le tollé si le million d’anglophones du Québec n’avaient pas accès à ces traductions essentielles destinées à se prémunir contre l’épidémie et sauver des vies. Et avec raison.

Pour lire la chronique de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'ONfr+.

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Pas de vainqueur ni de vaincu entre l’AEFO et le gouvernement

Éducation

Pas de vainqueur ni de vaincu entre l’AEFO et le gouvernement

CHRONIQUE /  Dans un contexte mondial inédit, les enseignants francophones et le gouvernement se sont enfin entendus la semaine dernière. Une nouvelle passée sous le radar du fait de la crise de la COVID-19, mais qui a mis fin à un bras de fer de plusieurs mois.

À partir du mois de février, le conflit avait même connu son point d’incandescence avec plusieurs journées de grève incluant tous les enseignants de la province. Une situation d’ampleur exceptionnelle à laquelle le gouvernement ontarien n’avait pas été confronté depuis 1997.

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Changement de cap au milieu de la tempête pour l’Ontario

Sébastien Pierroz

Changement de cap au milieu de la tempête pour l’Ontario

TORONTO – Sous le gouvernement Ford, les énoncés économiques laissent souvent plus de traces et ont davantage d’impacts que les dépôts budgétaires. En pleine crise de la COVID-19, cette mise à jour publiée mercredi dernier va dans ce sens. À priori, elle apparaît même comme un tournant majeur.

Doug Ford et son ministre des Finances, Rod Phillips, ont mis définitivement de côté l’idée d’équilibrer le budget provincial en 2023. Des 9,1 milliards $ de déficit annoncés à l’automne, le chiffre grimpe maintenant à 20,5 milliards. La raison : les mesures exceptionnelles pour relancer une économie au ralenti depuis l’arrivée de la pandémie en Ontario.

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Doug Ford et la guerre contre le coronavirus

Chronique

Doug Ford et la guerre contre le coronavirus

CHRONIQUE / En janvier dernier, le monde entier apprenait l’existence du terme « coronavirus ». Il y a quelques jours, le déploiement rapide et insidieux de l’épidémie obligeait à considérer ce coronavirus comme une menace considérable. Une situation que très peu de décideurs avaient vu venir. Le gouvernement ontarien n’échappe pas à la règle.

La situation est grave. Le 15 mars, l’Ontario comptait environ 150 cas de COVID-19 sur son territoire. Une semaine plus tard, 413 personnes font face à la maladie. Ce chiffre, sensiblement le même en Colombie-Britannique, est bien supérieur à celui du Québec.

L’Ontario n’est pas sorti de l’auberge, tant le pic épidémique dont parlent les médecins est loin d’être atteint. Une étude récente publiée par des épidémiologistes de Toronto affirme que la province pourrait même manquer de lits de soins intensifs et être en pénurie de ventilateurs d’ici la fin avril.

Évidemment, l’Ontario reste la province la plus populeuse du Canada. Logique donc que le territoire soit numériquement plus exposé, d’autant que le flux des voyageurs internationaux est immense à Toronto. Il n’est pas un hasard que la majorité des ontariens infectés résident dans la Ville reine ou aux alentours.

Deux opinions sur la réaction de Ford

Au vu de cette crise sanitaire sans précédent, les projecteurs se sont braqués naturellement sur le premier ministre, Doug Ford. Deux observations à cet égard. L’une positive voulant que le chef conservateur ait réagi en temps voulu. Le 12 mars, le gouvernement annonçait la fermeture des écoles. Cinq jours plus tard, il décrétait l’état d’urgence. Des décisions en adéquation avec la gravité de la crise.

Souvent comparé au président américain Donald Trump pour son style rugueux et populiste, Doug Ford n’avait cette fois rien à voir avec le locataire de la Maison-Blanche.

À aucun moment, le premier ministre n’a eu une phrase de déni quant à l’ampleur de la crise. Le ton des dernières conférences de presse sur la COVID-19 était grave et rassembleur, bien loin des flèches et des diatribes de la campagne électorale de 2018.

Un fait : dans la forme, l’Ontario a eu du retard à l’allumage. Tandis que le Québec lançait lundi dernier une conférence quotidienne consacrée à la crise, Doug Ford tenait dans le même temps un point presse… sur l’économie.

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Lecce et les enseignants : le printemps de la réconciliation ?

Chronique

Lecce et les enseignants : le printemps de la réconciliation ?

CHRONIQUE / L’actualité hebdomadaire ultra dominée par le coronavirus a laissé au second plan le conflit entre le ministère de l’Éducation et les syndicats enseignants. Pourtant, une éclaircie, jeudi dernier : l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA) et le gouvernement ontarien sont parvenus à une entente de principe.

L’accord est loin d’être anodin. L’OECTA est le premier des quatre principaux syndicats enseignants à s’entendre avec le gouvernement. Depuis plusieurs mois, les discussions piétinaient, et rien ne laissait présager une quelconque ouverture de part et d’autre.

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Steven Del Duca, pour le meilleur ou pour le pire

Sébastien Pierroz

Steven Del Duca, pour le meilleur ou pour le pire

CHRONIQUE / Il aura fallu plus d’un an et demi pour que les libéraux ontariens trouvent un successeur à Kathleen Wynne. Et sans surprise, le favori de la course à la chefferie, Steven Del Duca, a obtenu le plus de voix de la part des délégués du parti réunis ce samedi à Mississauga.

Malgré les candidatures à priori rafraîchissantes de Brenda Hollingsworth, Kate Graham, et Alvin Tajdo, trois néophytes en politique provinciale, ainsi que celles des deux anciens ministres, Mitizie Hunter et Michael Coteau, les délégués ont fait le choix de la stabilité et de l’expérience. Deux qualités que possèdent à leurs yeux M. Del Duca pour reconstruire une formation politique en lambeaux.

Huit députés et un statut de parti non officiel, les choses vont mal depuis les élections provinciales de juin 2018. Quelques signaux encourageants pour le parti toutefois  : les difficultés du gouvernement Ford à convaincre l’opinion, et les larges succès électoraux à Ottawa-Vanier et Orléans il y a dix jours.

Pour remonter la pente, le nouveau chef doit convaincre maintenant non plus les délégués, mais les électeurs possibles. Peu charismatique et dégageant une rigidité, Steven Del Duca n’est pas celui dont les discours font lever les foules.

Face à un Doug Ford, au ton volontiers anti-élites et rugueux, et à une Andréa Horwath misant sur l’empathie et l’expérience, M. Del Duca devra dans un premier temps se trouver un style et une image publique qui le démarquent de ses adversaires.

Autre obstacle pour lui : le fait qu’il incarne la vieille garde libérale de Kathleen Wynne rejetée par les électeurs en juin 2018. Lui-même avait alors subi alors une cuisante défaite, dans sa circonscription de Vaughan-Woodbrige, face au conservateur Michael Tibollo.

Auparavant, M. Del Duca avait occupé le poste de ministre des Transports puis pendant quelques mois celui du Développement économique et de la Croissance.

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Les nouveaux venus à Queen’s Park

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Les nouveaux venus à Queen’s Park

CHRONIQUE / À l’Est, rien de nouveau. Aucune surprise n’a marqué les deux élections partielles de jeudi dernier. Les victoires de Stephen Blais et de Lucile Collard ont permis aux libéraux de conserver les circonscriptions d’Orléans et d’Ottawa-Vanier.

On attend maintenant les deux nouveaux députés au tournant. D’autant que les vainqueurs de ces scrutins spéciaux ne passent jamais inaperçus. En novembre 2016, une double élection partielle avait amené sur les bancs de l’Assemblée législative Sam Oosterhoff et Nathalie Des Rosiers.

Le premier avait fait parler de lui par sa jeunesse, et des positions jugées controversées sur l’avortement, la seconde en parvenant à arracher une officialisation provinciale du caractère bilingue d’Ottawa.

Dans un autre registre, l’arrivée du libéral Glenn Thibeault sur les bancs de Queen’s Park à l’issue d’une élection partielle en 2015 avait déclenché le Sudburygate. Une affaire qui avait fait vaciller le trône de la première ministre, Kathleen Wynne.

Qu’en sera-t-il vraiment pour Lucille Collard et Stephen Blais ? La nouvelle élue d’Ottawa-Vanier, jusqu’alors présidente du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, possède un bagage intéressant en éducation. Dans une atmosphère électrisée par le conflit entre le gouvernement et les enseignants, le Parti libéral devrait mettre en avant Mme Collard dans les dossiers des écoles.

Mais la successeure de Nathalie Des Rosiers possède une courbe d’apprentissage. À la différence de ses nouveaux collègues libéraux Amanda Simard et Stephen Blais, anciens conseillers municipaux, Mme Collard commence sa carrière politique à l’échelle provinciale. Une marche d’un coup élevée.

Élu du quartier Cumberland à Ottawa depuis 2010, Stephen Blais est, lui, un visage familier de la politique municipale. Dans ce territoire composé d’environ 40 % de francophones – un record parmi les 23 quartiers de la ville d’Ottawa – le nouveau député d’Orléans a établi un lien privilégié avec ses concitoyens. Aux dernières élections municipales, il était même plébiscité avec 89 % des suffrages.

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Un test pour Ford

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Un test pour Ford

CHRONIQUE / Un parfum électoral s’empare de l’Ontario. Ce jeudi, deux élections partielles se tiendront simultanément. L’une dans le château fort libéral d’Ottawa-Vanier pour remplacer Nathalie Des Rosiers, l’autre dans la circonscription voisine d’Orléans pour trouver le successeur de Marie-France Lalonde.

C’est la première fois que des élections partielles se déroulent depuis l’arrivée de Doug Ford au pouvoir il y a 20 mois.