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Sébastien Pierroz

Moment charnière pour les libéraux

CHRONIQUE / TORONTO — Quatre années de purgatoire, c’est ce qu’avaient récolté les libéraux ontariens après l’échec aux élections de juin 2018. Avec sept députés, la formation en lambeaux perdait son statut de parti officiel à Queen’s Park. Mais les trois premiers mois de l’année 2020 offrent au Parti libéral de l’Ontario la possibilité d’une relance.

Les possibles arrivées de nouveaux députés vont apporter un peu d’oxygène. La semaine dernière, le ralliement pour les libéraux de l’élue indépendante de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, est allé dans ce sens. Nimbée d’un statut d’icône francophone depuis la crise linguistique de l’automne 2018, l’ancienne progressiste-conservatrice est un atout intéressant.

Dans les prochaines semaines, les regards seront tournés vers les élections partielles dans Ottawa-Vanier et Ottawa-Orléans. Deux scrutins pour remplacer respectivement Nathalie Des Rosiers et Marie-France Lalonde, parties vers de nouveaux défis, au courant de l’été.

Dans Ottawa-Vanier, on voit mal comment la candidate libérale Lucille Collard pourrait échapper à la tradition historique voulant depuis 1971 que les libéraux provinciaux l’emportent. Du côté d’Orléans, Stephen Blais, investi par la formation, partira avec une petite longueur d’avance sur la conservatrice Natalie Dimitra Montgomery.

Mais plus que le nombre d’élus, c’est surtout le chef choisi le 7 mars prochain qui déterminera l’avenir du parti. Ils sont six à vouloir succéder à Kathleen Wynne : un ancien ministre, Steven Del Duca, deux actuels députés, Mitzie Hunter et Michael Coteau, et trois « nouveaux », Alvin Tedjo, Brenda Hollingsworth et Kate Graham.

Et ces aspirants entrent dans le vif du sujet dès ce lundi avec un premier débat tenu à Ottawa.

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Sébastien Pierroz

Tory francophile, vraiment ?

CHRONIQUE / TORONTO — Il y a des choses qui passent bien mal, surtout dans une région métropolitaine comme Toronto où résident plus de 50 000 francophones. Diminution de 18 % du nombre de livres en français, et fin de ces mêmes ressources dans 25 bibliothèques publiques, la municipalité de la Ville Reine a déclenché une vive polémique, jeudi, avant d’annuler cette décision, le lendemain.

Pendant plus d’une journée, la Bibliothèque publique de Toronto, l’organisme parapluie dépendant de la municipalité, défendait ce choix, arguant la faible utilisation des livres en français. Mais ce total de 26 000 livres enlevés soulevait des questions.

Sur les réseaux sociaux, la ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, et son homologue fédérale, Mélanie Joly, se sont donné le crédit de cette volte-face, faisant chacune référence à leur discussion avec le maire torontois, John Tory. 

Tout est bien qui finit bien, mais une ombre persiste. La volonté de la municipalité de centraliser l’offre de livres signifie-t-elle que les ressources seront maintenant disponibles dans un univers plus restreint ? 

Mystère. 

Ce n’était en tout cas pas la première fois que l’administration dirigée par John Tory agissait à l’encontre des Franco-Torontois. En 2017, la Ville avait par exemple modifié en catimini sa politique de communication, en ôtant l’obligation de la présence du français dans les documents municipaux lorsqu’une autre langue que l’anglais s’y trouvait. Un vrai recul.

Force est d’admettre que John Tory a donné peut-être trop d’espoirs aux Franco-Torontois.

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Sébastien Pierroz

Enfin, une Maison de la Francophonie à Ottawa

CHRONIQUE / Les Franco-Ontariens auront au moins un cadeau en ce début de nouvelle année. La Maison de la francophonie d’Ottawa ouvrira dans quelques jours et sera inaugurée dans trois semaines. Une concrétisation qui marque l’aboutissement d’un des projets les plus importants des dernières années.

On y croyait presque plus. Depuis dix ans, le projet de la rénovation de l’ancienne école Grant sur la rue Richmond cumulait les retards. Et dire que lors  de la Journée des Franco-Ontariens en 2011, les responsables parlaient d’une ouverture… en 2012. Des années d’obstacles au final avec la  découverte d’amiante dans l’édifice, de « problèmes de structures et d’infrastructures », du vandalisme sur le site, et surtout le manque d’argent.

L’arrivée du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) dans le jeu à partir de 2016 à titre de propriétaire de la bâtisse avait permis de relancer les demandes à la province quant au financement pour les travaux.

Conséquences : le financement provincial de 8,95 millions de dollars offert, en décembre 2017, s’est montré décisif, résistant du même coup aux nombreuses coupes du gouvernement progressiste-conservateur élu l’année suivante.

Mais à quoi servira au juste cette Maison de la francophonie ? D’abord à offrir des services aux francophones situés à l’ouest de la Ville d’Ottawa. Une mission qui devrait être assurée par La Cité, le Centre soleil d’Ottawa-Ouest, la Coopérative Ami Jeunesse, l’Hôpital Montfort ou encore l’Université d’Ottawa qui bénéficieront de bureaux au sein de l’édifice.

Au-delà d’Orléans, Vanier et du centre-ville d’Ottawa, ils sont un peu plus de 30 000, l’équivalent de 20 % des francophones d’Ottawa, à avoir choisi l’Ouest comme lieu de résidence. Reste que parcourir une vingtaine de kilomètres depuis Nepean, Kanata, ou Barrhaven, pour obtenir des services dans la langue de Champlain n’est pas une mince affaire.

Ensuite, cette Maison de la francophonie représentera un lieu de rassemblement pour les francophones d’Ottawa. Que le principal lever du drapeau franco-ontarien le 25 septembre se déroule à l’hôtel de ville n’est pas si mal en soi, mais il est temps pour les francophones d’inviter les élus chez eux plutôt que d’attendre leur invitation.

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Sébastien Pierroz

Des ponts à rebâtir

CHRONIQUE / TORONTO — Sur les décombres du « jeudi noir », le gouvernement progressiste-conservateur et les militants franco-ontariens ont tenté tout au long de l’année 2019 de rebâtir leur relation. Avec des hauts et des bas.

Il fallait bien faire un effort pour mieux se parler. L’onde de choc suscitée par les compressions aux services en français le 15 novembre 2018, avec la suppression du poste du commissaire François Boileau et l’annulation du projet de l’Université de l’Ontario français (UOF), avait laissé des traces.

Soucieux d’établir des ponts avec une communauté franco-ontarienne qu’elle connaît mal, l’équipe Ford a fait quelques pas en avant. D’abord dans la forme, avec la nomination de Marilissa Gosselin à titre de conseillère aux Affaires francophones.

Dans le fond, la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, s’est finalement rangée derrière le projet de l’UOF. Le 7 septembre, le protocole d’entente sur le financement de la future université a jeté les balises. En résumé : le bâtiment devrait ouvrir en 2021 et sera financé par la province à compter de 2022.

Forts de ce succès, les militants sous l’impulsion de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) ont écarté provisoirement l’option des tribunaux face au gouvernement progressiste-conservateur. Reste que sur le dossier d’un éventuel retour à l’indépendance du commissaire aux services en français, intégré au bureau de l’ombudsman, Caroline Mulroney n’a pas modifié sa position d’un iota. C’est pour le moment un non catégorique.

Malgré la meilleure ouverture du gouvernement Ford, difficile de dire que l’année 2019 fut particulièrement bonne. Comme les autres minorités provinciales, les francophones restent tributaires d’un gouvernement qui a décidé de faire de la lutte contre le déficit budgétaire sa marotte.

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Sébastien Pierroz

2019 compliquée pour Doug Ford

CHRONIQUE / En 2018, Doug Ford avait mené tambour battant les six premiers mois de son mandat. Bière à un dollar, fin du monopole de la Régie des alcools de l’Ontario sur la vente de cannabis, retrait de l’Ontario du marché du carbone, réduction de la moitié du conseil municipal à Toronto, ou encore suppression de trois des neuf commissaires. Il s’agissait de faire vite. Trop vite peut-être.

L’année 2019 aura été un rappel que les Ontariens en majorité n’ont pas approuvé tous ces changements, ni le ton franc du collier et parfois belliqueux du premier ministre.

Quelques indicateurs à cette impopularité de Doug Ford. D’abord les sondages. L’un de la firme Mainstreet, en juin dernier, plaçait son parti en dernière place des intentions de vente. Le Parti progressiste-conservateur ne récoltait que 22,4 % des suffrages, loin derrière les libéraux à 39,9 %.

Les élections fédérales de l’automne ont confirmé ce rejet de la « Ford Nation » en Ontario. Très discret dans la campagne pour ne pas nuire à son parti, Doug Ford a assisté à la défaite des conservateurs n’obtenant que 36 sièges pour l’Ontario à la Chambre des communes, contre 79 au Parti libéral de Justin Trudeau.

À ce climat de défiance s’est aussi ajoutée la grogne sur le terrain : les francophones d’abord qui ont passé l’année à réclamer le retour à l’Université de l’Ontario français (UOF) et l’indépendance de leur commissaire, les parents d’enfants d’autistes ont exigé plus de services, les enseignants se sont opposés aux coupes dans le milieu de l’éducation...

Conséquence ? Doug Ford n’a pas eu d’autre choix que de mettre de l’eau dans son vin. Son message politique s’est déplacé vers le centre. Le premier ministre a abandonné son idée de reprendre les fusions municipales, avant de renoncer à sa promesse d’augmenter les effectifs par classe à 28 élèves. Au passage, le gouvernement s’est entendu avec Ottawa pour la création de l’UOF.

Au niveau des finances, Doug Ford a modifié sensiblement son discours très axé sur les coupes. Le gouvernement se donne maintenant cinq ans pour équilibrer un déficit estimé à 9 milliards $ d’après les derniers chiffres avancés.

Au lendemain d’une élection fédérale marquée par la déroute du chef conservateur Andrew Scheer, M. Ford n’a aussi pas eu d’autre choix que de se rabibocher avec Justin Trudeau, quitte à mettre de côté ses piques sur la taxe carbone.

Toujours est-il que ces volte-face ne semblent pas avoir convaincu totalement les Ontariens. Pour beaucoup d’observateurs, le premier ministre a trahi ses partisans d’une droite « pure et dure », tout en ne satisfaisant pas encore les red tories, ces conservateurs de tendance centriste.

Mais à deux ans et demi des prochaines élections provinciales, Doug Ford peut toujours compter sur la faiblesse de ses adversaires. À commencer par Parti libéral, réduit à cinq députés. L’élection du successeur de Kathleen Wynne le 7 mars prochain ne résoudra pas d’un bout de baguette magique les défis d’une formation en lambeaux.

Depuis quelques mois, la chef néo-démocrate Andrea Horwath semble avoir repris un peu du poil de la bête, mais sans convaincre totalement les déçus du « fordisme ».

S’il veut reconquérir l’électorat, Doug Ford devra trouver enfin un style capable de rassembler. Dans ces conditions, le premier ministre aura un adversaire redoutable 2020 : lui-même.

Sébastien Pierroz

Un « bilinguisme officiel » très embryonnaire

CHRONIQUE / 15 décembre 2017. Dans une salle de l’hôtel de ville d’Ottawa, une trentaine de militants, élus et leaders ottaviens, ont pris rendez-vous pour célébrer « le caractère bilingue d’Ottawa » reconnu par une loi omnibus 177 passée la veille à Queen’s Park. Après des années de lutte pour le bilinguisme officiel, l’affaire semble enfin réglée…

Deux ans plus tard, force est d’admettre que rien n’a vraiment changé à la Ville d’Ottawa. La formule légale n’a en fait qu’enchâsser le statu quo, sans véritables progrès, ni objectif définis pour améliorer les services bilingues.

En 2019, le réflexe « franco » n’a pas été présent dans les nominations de hauts fonctionnaires comme en témoignent les promotions de Wendy Stephanson, à titre de chef des finances de la Ville, et la confirmation de l’embauche de Dean Lett comme directeur des soins de longue durée.

Le hic, c’est que la politique sur le bilinguisme de la Ville d’Ottawa stipule pourtant que tous les candidats externes considérés pour des postes de gestion de niveau 1 à 3 doivent être bilingues. Une obligation alors contournée avec une exemption votée de la part du conseil municipal…

En août dernier, Peter Sloly devenait le premier Noir nommé à la tête du Service de police d’Ottawa. Si le bilinguisme n’entrait pas ici dans les critères d’embauche, le fait qu’un unilingue succédait au francophone Charles Bordeleau créait un léger un malaise.

À certains égards, la représentation du français a même semblé reculer à la Ville d’Ottawa en 2019. Aucune réunion du « caucus » francophone, cette rencontre réunissant les conseillers municipaux francophones et francophiles, n’a été tenue depuis octobre 2018, date de la réélection de Jim Watson comme maire.

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Sébastien Pierroz

Le grand blocage

CHRONIQUE / TORONTO — Le bras de fer continue entre le ministère de l’Éducation de l’Ontario et les enseignants. Mercredi de la semaine dernière, la grève déclenchée par la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEÉSO) a de nouveau démontré l’impasse des négociations entre les deux parties. Ce conflit ne concerne que les écoles anglophones… pour le moment.

À entendre le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, parlant de « moyens de pression aux dépens des élèves » de la part de la FÉÉSO, le principal syndicat provincial, on comprend que le ton s’est même durci. 

Voilà plus de cinq mois que les conventions collectives des syndicats d’enseignants, d’une durée de deux ans, sont échues. Et pour l’instant, les différentes rondes de négociations n’ont pas permis de dégager un accord. Une différence notable avec 2017 quand les syndicats avaient rapidement obtenu satisfaction.

Tout indique que les discussions coincent sur deux aspects. D’abord, la décision récente du gouvernement de limiter les augmentations de salaires annuelles de tous les travailleurs du secteur public à 1 % ne fait pas l’affaire de la FEÉSO, laquelle exige une hausse de 2 %. Une demande jugée en adéquation avec le coût de la vie toujours plus cher.

Par ailleurs, la volte-face du gouvernement, il y a quelques semaines, sur le projet d’augmenter le nombre d’élèves par classe au secondaire à 25, contre 28 initialement, n’a pas rassuré les enseignants. Beaucoup jugent cette concession insuffisante. Avant la grande réforme sur l’Éducation, lancée au printemps, on parlait d’une moyenne de 22 élèves par classe.

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Sébastien Pierroz

Les libéraux ontariens orphelins

CHRONIQUE / Rien ne va plus pour les libéraux ontariens, réduits à seulement cinq députés sur les bancs de Queen’s Park. Depuis les départs de Marie-France Lalonde et de Nathalie Des Rosiers du caucus l’été dernier, une autre donnée s’ajoute : la représentation politique francophone s’effrite au sein du parti.

En témoigne la liste des six candidats à la chefferie du Parti libéral dévoilée la semaine dernière. De cette liste émergent trois anciens ministres du précédent gouvernement, Michael Coteau, Mitizie Hunter et Steven Del Duca, deux « nouveaux arrivants » en politique, l’avocate Kate Graham et le communicant Alvin Tedjo. Tous unilingues.

En fait, seule Brenda Hollingsworth — une autre avocate, mais dont la candidature n’est pas encore validée — maîtrise assez bien le français. Ses chances de victoire lors de l’investiture le 7 mars prochain sont tout de même minces. En somme, le Parti libéral devrait compter sur un chef unilingue au moins jusqu’aux élections de 2022.

On est donc assez loin de la tradition d’un chef bilingue ou du moins, capable au de tenir une entrevue en français, comme ce fut le cas avec David Peterson, Dalton McGuinty, puis dernièrement Kathleen Wynne.

En 2015, le Parti libéral, mais aussi le Parti progressiste-conservateur avec Patrick Brown, bénéficiaient à Queen’s Park d’un chef au français avancé. On disait même que la néo-démocrate Andrea Horwath prenait des cours. Avec Doug Ford et le futur chef libéral, il y a un risque de retour à la case départ. D’autant que la chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a bel et bien renoncé à apprendre la langue de Champlain.

Dans ces conditions, le Parti libéral aura-t-il la même sensibilité au français ? Rien n’est certain. En chambre, les absences de Mmes Lalonde et Des Rosiers se font sentir, laissant les néo-démocrates en pole position pour torpiller le bilan francophone du gouvernement Ford.

Depuis la rentrée parlementaire, on a vu par exemple la députée NPD France Gélinas monter de nouveau aux barricades pour les accents sur les documents administratifs provinciaux, ou encore son collègue Guy Bourgouin défendre une nouvelle version de la modernisation de la Loi sur les services en français.

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Sébastien Pierroz

La deuxième manche de Mélanie Joly

CHRONIQUE / Pour les militants franco-ontariens, il y aura toujours un avant et un après 15 novembre 2018. Même chose pour Mélanie Joly qui vient tout juste d’être reconduite ministre des Langues officielles du Canada.

Avant le fameux « jeudi noir » marqué par les compressions aux services en français de la part du gouvernement de Doug Ford, Mélanie Joly suscitait des doutes. Les francophones en contexte minoritaire regardaient d’un œil méfiant cette députée montréalaise donnant bien souvent l’impression de plus psalmodier les phrases-clés de son parti que de se porter à la défense de leurs intérêts.

Mais la crise linguistique a changé la donne. Mélanie Joly a certes tiré avantage de la situation pour réclamer des comptes au gouvernement Ford, notamment sur le dossier de l’Université de l’Ontario français (UOF), mais une transformation plus subtile s’est opérée. La ministre des Langues officielles a appris à maîtriser ses dossiers.

Qu’on aime ou non Mélanie Joly, la députée d’Ahuntsic-Cartierville a bien tenu son rôle de ministre des Langues officielles en 2019. La pression mise par l’intermédiaire de déclarations publiques sur le gouvernement progressiste-conservateur a permis de relancer l’UOF. L’entente sur le financement signée en septembre va dans ce sens.

Rétrogradée du ministère de Patrimoine canadien en juillet 2018 après sa gestion douteuse du dossier Netflix, Mélanie Joly s’est relancée politiquement grâce aux langues officielles. Logique donc que le premier ministre, Justin Trudeau, l’ait conservée dans ce poste, tout en lui donnant au passage une promotion avec le titre de ministre du Développement économique.

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Sébastien Pierroz

L’équation difficile d’Elliott

CHRONIQUE / On en sait enfin un peu plus sur la grande transformation du système de santé de l’Ontario. Faire plus simple, et plus efficace, voilà un peu le credo de la ministre de la Santé, Christine Elliott.

Le 2 décembre prochain, les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) n’existeront officiellement plus.

Symbole de la « bureaucratie » de l’époque libérale, selon le gouvernement actuel, les voilà remplacés par cinq organismes chargés de donner directement des soins de santé : Action Cancer Ontario, Qualité des services de santé Ontario, Cybersanté Ontario, Services communs pour la santé Ontario et l’Agence de promotion et de recrutement de ProfessionsSantéOntario.

Ces cinq organismes seront directement sous la gouverne de Santé Ontario. Les hôpitaux, les centres de soins de longue durée et les centres d’accès à des soins communautaires feront ainsi partie de ce réseau.

Les 14 RLISS, qui étaient cantonnés à des tâches administratives, sont donc maintenant regroupés en cinq régions géographiques.

Christine Elliott l’affirme : les économies générées par cette nouvelle organisation seront de 250 millions $ cette année, et 350 millions $ l’année prochaine, le tout réinvesti pour les patients. Une stratégie pour mettre fin à la médecine de corridor.

Reste que cette transformation n’est pas aussi simple qu’elle n’y parait. Devant le vieillissement de la population, les investissements liés au budget du ministère de la Santé couplés à ceux des Soins de longue durée sont de plus en plus nécessaires.

Les gouvernements successifs n’ont pas vraiment la possibilité de couper le budget de ces deux ministères qui cumulent ensemble plus de 60 milliards $ de dépenses. Bien au contraire.

Dans ces conditions, les 15 000 nouveaux lits de soins de longue durée pour lesquels le gouvernement s’était récemment engagé apparaissent pour certains insuffisants. De plus, il faudra deux ans pour que toutes ces nouvelles places soient disponibles.

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Sébastien Pierroz

Des mois cruciaux pour les francophones

CHRONIQUE / À quelques jours près, l’énoncé économique présenté la semaine dernière correspondait avec le premier anniversaire du « jeudi noir ». À la lecture du document d’une centaine de pages, on a compris que pour les Franco-Ontariens, un seul et même mot dominait : le statu quo.

Les références aux francophones se sont limitées aux confirmations du protocole d’entente avec le gouvernement fédéral pour l’Université de l’Ontario français (UOF), du Programme d’appui à la francophonie ontarienne, et des déclarations de bonne volonté à la promotion de la culture. Du réchauffé ni plus ni moins.

Sébastien Pierroz

Énoncé économique: vers un second «jeudi noir»?

CHRONIQUE / Les deux derniers énoncés économiques du gouvernement ontarien avaient eu plus de répercussions que les dépôts du budget. Dans ces conditions, on attend beaucoup de celui qui sera dévoilé mercredi à Queen’s Park. Cette mise à jour des comptes du gouvernement à mi-chemin entre deux budgets parle un peu de projets, de lignes directrices, et surtout de chiffres.

En novembre 2017, le gouvernement libéral de Kathleen Wynne avait sorti les bonbons en vue des élections prochaines : feu vert au projet d’université franco-ontarienne et officialisation du statut bilingue de la Ville d’Ottawa annoncés au cours de l’énoncé économique.

Sébastien Pierroz

Un congrès de l’AFO pour sortir du tunnel

CHRONIQUE / SUDBURY — En octobre 2018, au moment de clôturer son congrès annuel dans la banlieue de Toronto, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) n’imaginait sûrement pas vivre douze mois aussi agités jusqu’à son prochain événement du genre. Douze mois marqués par les compressions aux services en français par Doug Ford, le mouvement de la Résistance, et le feuilleton de la relance du projet de l’Université de l’Ontario français (UOF).

Le congrès de 2019 à Sudbury aura été l’inverse de celui tenu un an plus tôt. Cette fois-ci, pas d’élection à la présidence. Le deuxième mandat de Carol Jolin s’achèvera d’ailleurs en 2020. Les six nouveaux membres ajoutés sur le conseil d’administration de l’AFO ont tous été élus par acclamation.

Alors que le choix entre Carol Jolin et Pablo Mhanna-Sandoval avait provoqué les discussions l’an passé, l’ordre du jour à Subdury était plutôt centré sur l’après-Résistance. À ce sujet, les francophones ne sont pas encore sortis de l’auberge.

À LIRE AUSSI: Congrès de l'AFO: comment réformer la Loi sur les services en français ?

> Congrès de l'AFO: Mulroney absente, Kusendova prend le relais

Le protocole d’entente signé in extremis avant le déclenchement des élections fédérales a permis certes de confirmer le lancement de l’UOF probablement à partir de 2021. Un succès dû en partie au travail en coulisses mené par l’AFO, et à l’urgence des élections qui a forcé les libéraux fédéraux et les conservateurs ontariens à sortir leurs plus beaux atours.

Mais les dégâts du « jeudi noir » n’ont pas tous été réparés. Le commissaire aux services en français reste dépendant du bureau de l’ombudsman, Paul Dubé. Pour ne rien arranger, même ce poste de commissaire non-indépendant est actuellement vacant.

Le document de modernisation de la Loi sur les services en français présenté aux membres de l’AFO lors de l’assemblée générale exige justement ce retour à l’indépendance.

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Sébastien Pierroz

Ce qui pourrait changer pour l’Ontario français

CHRONIQUE / C’est le grand jour pour les électeurs canadiens. Ce soir, on aura une meilleure idée si Justin Trudeau conservera son poste de premier ministre. Le choix des citoyens pour les 338 circonscriptions canadiennes déterminera l’avenir politique du pays pour les prochaines années.

Du côté des Franco-Ontariens, une dizaine de circonscriptions, particulièrement dans le nord et l’est, seront observées à la loupe. Les francophones constituent par endroits plus de 20 % de l’ensemble des résidents. Une proportion non négligeable.

C’est sans doute du côté du nord de la province qu’il faudra être le plus attentif. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) pourrait y faire quelques gains aux dépens des libéraux. Thunder Bay-Rainer River, Sudbury et même Nickel Belt pourraient redevenir orange. Une prédiction qui, si elle se réalise, permettrait à Stef Paquette, candidat du NPD dans Nickel Belt, d’entrer à la Chambre des communes.

Si l’on se fie aux sondages, l’artiste sudburois possède une courte avance sur le député sortant, Marc Serré. Fort d’un capital de sympathie important, Stef Paquette bénéficie pour cette campagne de la présence à ses côtés de France Gélinas, la députée provinciale de la même circonscription. Un atout important quand on sait que l’élue néo-démocrate bénéficie d’une aura dans ce comté qui s’étale entre autres sur les municipalités du Grand Sudbury et de Nipissing Ouest. À Sudbury, Paul Lefebrve, bien que toujours donné gagnant, est menacé par la néo-démocrate Beth Mairs. En cas de défaite, l’Ontario perdrait donc un représentant franco-ontarien à la Chambre des communes.

Du côté de la région d’Ottawa, les jeux semblent plus ou moins déjà faits. Les libéraux devraient sans problème conserver Ottawa-Centre, Ottawa-Vanier, Ottawa-Sud, et Orléans, autant de circonscriptions marquées par le fait francophone.

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Sébastien Pierroz

Pleins feux sur Denise Bombardier

CHRONIQUE / Doug Ford et Denise Bombardier ne se rencontreront probablement jamais. La romancière québécoise partage au moins un point commun avec le premier ministre ontarien : la capacité à mettre les francophones en contexte minoritaire dans tous leurs états en quelques heures. Avons-nous la peau trop sensible ? Denise Bombardier est-elle condescendante ? Faut-il encore parler d’elle ? Trop de questions.

Pendant que l’on fixe « la Bombardier », on en oublie le principal : les élections fédérales auront lieu le 21 octobre. Et alors que la campagne entre dans son dernier droit cette semaine, les enjeux pour les francophones en contexte minoritaire – un peu plus de 3 % de la population canadienne – ne font guère parler. Moins en tout cas que les déguisements de Justin Trudeau ou les passeports d’Andrew Scheer.

Sébastien Pierroz

Doug Ford, le grand silencieux

On avait connu Doug Ford plus loquace. Depuis le déclenchement de la campagne des élections fédérales, le premier ministre ontarien est très discret. Au mieux, quelques phrases consensuelles sur les médias sociaux, des visites plus espacées, et surtout aucune référence au scrutin du 21 octobre.

TORONTO

Sébastien Pierroz

Pourquoi l’UOF à Cornwall?

CHRONIQUE / Il y a des annonces qui surprennent plus que d’autres. La semaine dernière, le vote d’une motion par les conseillers municipaux de Cornwall en faveur d’une Université de l’Ontario français (UOF) directement sur leur territoire a de quoi étonner. Douce folie ? Blague ? Manque de réalisme ?

La motion est pourtant passée à l’unanimité, signe d’une unité de la part des élus incluant la mairesse francophone Bernadette Clément. Mais que dit cette résolution ? En gros, la Ville « demande au ministre provincial de la Formation, des Collèges et Universités de considérer la ville de Cornwall comme un site possible pour la construction de la première université de langue française de l’Ontario ».

Sébastien Pierroz

Le pouvoir de la mobilisation

CHRONIQUE / À deux jours de la Journée des Franco-Ontariens, réécrivons un peu l’histoire. Imaginons qu’au lendemain des compressions aux services en français du « jeudi noir », les réactions ne se fassent pas entendre. Que la déception de la fin du Commissariat aux services en français et du projet d’université franco-ontarienne s’exprime uniquement par la voix des députés.

En somme, pas de critiques virulentes de la part des citoyens sur les médias sociaux, aucune lettre ouverte des politologues dans les médias, et surtout pas de manifestations massives sous l’impulsion des organismes le 1er décembre. Un scénario qui aurait vraisemblablement amenuisé les réactions politiques de toutes parts, avec une autre conséquence : le premier ministre Doug Ford n’aurait jamais bougé d’un pouce. 

Ne soyons pas dupes. Sans l’approche des élections fédérales, la ministre ontarienne des Affaires francophones et son homologue à Ottawa, Mélanie Joly, n’auraient pas conclu, il y a deux semaines, une entente sur l’Université de l’Ontario français (UOF). Mais autre fait indéniable : cet accord n’aurait jamais vu le jour sans la mobilisation franco-ontarienne.

Grâce au travail en coulisses mené au cours des derniers mois, le mouvement de La Résistance, porté par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), a obtenu gain de cause en ce qui a trait à l’UOF. Le règlement politique de cette crise est la preuve éclatante que la mobilisation peut payer, surtout lorsqu’elle est bien organisée et rapide.

Mais il ne faut pas crier victoire trop vite. L’indépendance du Commissariat aux services en français, l’autre point noir des compressions du 15 novembre dernier, n’a pas été encore rétablie.

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Sébastien Pierroz

Le bilinguisme mérite mieux

CHRONIQUE / La semaine dernière, il n’y en avait décidément que pour le déclenchement des élections fédérales.

Depuis mercredi, les publications sur Justin Trudeau et les autres chefs des partis inondent les médias sociaux. Ce qui fait passer au second plan d’autres nouvelles. À commencer par la nomination d’une lieutenante-gouverneure unilingue anglophone au Nouveau-Brunswick.

Sébastien Pierroz

Université de l'Ontario français: les raisons d’une entente

CHRONIQUE / On y croyait presque plus. Samedi après-midi, les gouvernements provincial et fédéral ont enfin officialisé une entente de financement pour la création de l’Université de l’Ontario français (UOF). Un accord qui met fin au match de ping-pong que se livraient depuis plusieurs jours la ministre des Affaires francophones ontarienne, Caroline Mulroney, et son homologue fédérale, Mélanie Joly.

Depuis quelque temps, l’affaire était pourtant dans le sac. Ottawa et Queen’s Park s’étaient entendus pour payer chacun 63 millions $ pour le démarrage du projet, le tout sur huit ans. Mais les deux camps ont ergoté sur des détails.

À LIRE AUSSI: Université de l'Ontario français: l’entente est signée

Finalement, les deux parties ont obtenu les concessions voulues. L’équipe de Doug Ford a par exemple le droit de ne payer sa part qu’après 2022, tandis qu’Ottawa a la garantie d’être remboursé si le gouvernement provincial ne participe pas. Queen’s Park a aussi accepté sa responsabilité quant à l’avenir de l’institution, après les huit années de financement partagé. 

Pour les deux paliers gouvernementaux, il s’agissait d’imposer à l’autre ses conditions, et de remporter une victoire. Une bataille d’égo où l’UOF semblait dès lors bien secondaire.

Car personne n’est dupe. L’entente entre les deux paliers gouvernementaux intervient au moment où les élections fédérales s’apprêtent à être déclenchées. D’autant que les négociations entre Mmes Joly et Mulroney avaient été longtemps au point mort. Pour les deux camps, le moment était idéal pour se parer de leurs plus beaux atours, et voler à la défense des francophones.

Mais de quels francophones exactement ? Les Franco-Ontariens ? Pas certain en fait.

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Sébastien Pierroz

Rentrée scolaire: du bruit pour pas grand-chose

On annonçait une rentrée des classes 2019 en Ontario particulière, voire explosive. Il n’en sera rien. Les principaux changements annoncés par le gouvernement progressiste-conservateur affecteront peu les élèves des écoles élémentaires et secondaires.

Le premier ministre, Doug Ford, et son ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, savent qu’ils marchent sur des œufs. Quelque deux millions d’élèves – près de 110 000 dans les écoles francophones – sont concernés par la rentrée scolaire.

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Le Droit: un combat à mener pour les Franco-Ontariens

CHRONIQUE / À force de le voir dans les dépanneurs ou étalé sur les tables des cafés, on avait fini par le croire éternel. Comme tout, le quotidien Le Droit, bien que centenaire, est condamné un jour à une fin.

La semaine dernière, la faillite de Groupe Capitales Médias (GCM) conjugué au plan de sauvetage de cinq millions de dollars in extremis du gouvernement québécois est venue brusquement nous rappeler la fragilité de nos médias. Sauf que Le Droit, seul quotidien franco-ontarien, et de surcroît fondé en 1913 pour contester le sinistre Règlement XVII, n’est pas qu’un simple média. Jusqu’au 31 décembre, le voilà en tout cas sous respirateur artificiel…

Sébastien Pierroz

Commissariat et Université: une bien longue attente

CHRONIQUE / Fin de l’indépendance du Commissariat aux services en français, annulation du projet de l’Université de l’Ontario français… le 15 novembre 2018 reste une date noire pour l’histoire des Franco-Ontariens. En 2019, à défaut de rêver, il était au moins permis d’espérer.

D’une, parce que dès janvier, le gouvernement fédéral avait accepté de prendre à sa charge financièrement une partie du projet universitaire. 

Secondo, les incertitudes se dissipaient début mai lorsque l’ombudsman de la province reprenait les rênes du Commissariat aux services en français.

Sébastien Pierroz

Qui succédera à Nathalie Des Rosiers?

CHRONIQUE / Et de quatre ! La circonscription provinciale d’Ottawa-Vanier vivra sa quatrième élection en cinq ans. La démission de l’élue libérale Nathalie Des Rosiers, effective depuis le 31 juillet, oblige les électeurs à revenir aux urnes à l’automne.

Mais l’essentiel se jouera probablement le 7 septembre, date de l’investiture du candidat libéral. Château fort libéral depuis 1971, Ottawa-Vanier ne devrait pas changer de couleur, à moins d’un rebondissement exceptionnel.

Sébastien Pierroz

De jolis drapeaux, mais un statu quo politique

CHRONIQUE / Hissé pour la première fois à l’Université Laurentienne en 1975, le drapeau franco-ontarien a depuis gagné ses lettres de noblesse. Aujourd’hui, on ne compte plus les endroits où le symbole vert et blanc créé par Gaétan Gervais et Michel Dupuis flotte.

Dernier épisode en date hautement symbolique : le drapeau franco-ontarien est devenu permanent à la cour centrale de l’hôtel de ville de Sudbury, en juin dernier. 

Un événement passé inaperçu, mais qui donne le sentiment que la boucle est bouclée au chapitre de la reconnaissance et de la fierté.

Sébastien Pierroz

La nécessaire relance d’Amanda Simard

CHRONIQUE / Amanda Simard ne laisse jamais indifférent. Décriée durant la campagne des élections provinciales, l’an passé, pour son manque de communication, l’élue de Glengarry-Prescott-Russell devenait quelques mois plus tard l’égérie de La Résistance franco-ontarienne face aux coupes de Doug Ford. Aujourd’hui, la voilà qui souffle de nouveau le chaud et le froid.

Désormais étiquetée indépendante sur les bancs de Queen’s Park, Amanda Simard a vécu une première partie d’année compliquée. 

Certes, son temps de parole a été considérablement réduit, mais ses détracteurs lui reprochent à raison ses nombreuses absences à l’Assemblée législative de l’Ontario. 

À titre d’indépendante, Mme Simard n’a pris part qu’à sept votes sur une possibilité de 60. Trop peu.

Sébastien Pierroz

La voix nécessaire des verts

CHRONIQUE / Dans l’ombre de Doug Ford et des deux autres partis d’opposition, on l’oublie bien souvent. Mike Schreiner est pourtant plus qu’un simple député à l’Assemblée législative de l’Ontario. Depuis un an, c’est lui le seul et unique député du Parti vert à Queen’s Park.

Chef de la formation politique depuis dix ans, Mike Schreiner avait enfin décroché le Graal lors des dernières élections provinciales, en remportant la circonscription de Guelph. 

Une première pour le Parti vert dans l’histoire de l’Ontario.

Sébastien Pierroz

Division et confusion dans la francophonie

CHRONIQUE / Au moment de prendre son stylo le 2 juillet dernier, Carol Jolin ne se doutait pas qu’une simple signature ferait couler autant d’encre. Les interrogations sur le protocole d’entente entre son association, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), et le groupe représentant les anglophones au Québec ne se sont pas dissipées. Au contraire.

Geste courageux et nécessaire pour les uns, mauvais calcul et folie pour les autres, cette alliance de l’AFO avec la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) mais surtout l’organisme porte-parole des Anglo-Québécois, le Quebec Community Groups Network (QCGN), ne passe vraiment pas. 

Le but est a priori noble : l’avancement et la protection des droits linguistiques.

Sébastien Pierroz

L’AFO a raté son coup

CHRONIQUE / En règle générale, les prises de position de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) suscitent plus ou moins le consensus. Mais l’organisme peut aussi déplaire, voire recevoir plus le pot que les fleurs.

La semaine dernière, l’entente formée par l’AFO avec la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et le Quebec Community Groups Network (QCGN) pour « l’avancement et la protection des droits linguistiques » a provoqué des réactions très vives, surtout de la part de Québécois francophones.

Sébastien Pierroz

Pourquoi Mulroney donne une chance à l’UOF

CHRONIQUE / Caroline Mulroney fêtait cette fin de semaine son premier anniversaire à titre de ministre des Affaires francophones de l’Ontario. Un an, c’est aussi le temps qu’il lui aura fallu pour dire un oui plus marqué au projet d’Université de l’Ontario français (UOF).

La petite phrase est lourde de sens. 

Dans une lettre écrite à la ministre fédérale de la Francophonie Mélanie Joly, Caroline Mulroney et son homologue de la Formation et des Collèges et Universités, Ross Romano, se sont dits enfin prêts à discuter de l’éventualité d’une université franco-ontarienne.

« Nous serons heureux d’entamer un dialogue constructif avec vous. » 

En somme, une entente de principe devrait être signée, avec à la clé du financement.