Sébastien Pierroz

Rendez-vous manqué avec les francophones

CHRONIQUE / Un document de plus de 500 pages, mais finalement peu de mentions à l’une des deux langues officielles du pays. Le budget présenté la semaine dernière n’a guère convaincu les francophones, sans décevoir vraiment.

À vrai dire, on se doutait que ce quatrième et dernier budget fédéral du premier mandat de Justin Trudeau ne serait pas un coup d’accélérateur pour les francophones. Les attentes des différents organismes étaient mesurées. Trop peut-être.

Sébastien Pierroz

Le moment de vérité

CHRONIQUE / Il y avait un air de déjà-vu vendredi dernier pour l’annonce de la ministre de l’Éducation, Lisa Thompson. Comme quinze jours auparavant avec la santé, le gouvernement progressiste-conservateur a promis un tournant majeur. Et comme il y a quinze jours, on en sait pas vraiment plus sur le montant des économies, ni de possibles suppressions d’emplois.

Qu’a-t-on appris vraiment de la ministre Thompson ? Que le cellulaire sera bel et bien interdit dans les salles de classe sauf à des fins éducatives, la confirmation de la mise en place d’une nouvelle stratégie en mathématique et celle d’un nouveau curriculum d’éducation sexuelle. Des choses auxquelles on s’attendait…

Sébastien Pierroz

Des cibles réalistes ?

CHRONIQUE / «Nous souhaitons dépasser les cibles » : le 1er novembre 2017, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, annonçait la couleur en matière d’immigration francophone. Manifestement peu ou mal informé de l’incapacité de son gouvernement à atteindre le fameux 4,4 %, le ministre plein d’optimisme voulait faire encore mieux.

Sur le dossier de l’immigration francophone, le volontarisme politique ne suffit malheureusement pas. En Ontario, la cible de 5 % fixée en 2012 reste un doux mirage. Avec une proportion de 2,15 % de résidents permanents admis en 2018 d’après les chiffres obtenus par ONfr+, on ne peut pas dire franchement que tout va bien. D’autant qu’en 2017, on parlait alors d’un chiffre un peu plus élevé de 2,36 %.

Sébastien Pierroz

Réforme de la santé : encore des questions

CHRONIQUE / La transformation du système de santé de l’Ontario a commencé. Le plan présenté la semaine dernière par Christine Elliott n’est en réalité guère différent que ce que les fuites laissaient augurer. Mais l’annonce de la ministre de la Santé et des Soins de longue durée marque un tournant.

Le projet de loi 74, loi de 2019 sur les soins de santé de la population, adopté en première lecture, signe l’arrêt de mort des Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS). Symbole de la « bureaucratie » de l’époque libérale, selon le gouvernement actuel, les 14 RLISS seront remplacés par des équipes Santé Ontario locales.

Sébastien Pierroz

Ford : statu quo ou acte 2 ?

CHRONIQUE / À peine de retour à Queen’s Park, les élus ontariens n’ont pas été tendres entre eux, la semaine dernière. La volonté du premier ministre, Doug Ford, d’éponger le déficit de 13,5 milliards $, tout en garantissant une baisse d’impôts, continue de provoquer l’ire des néo-démocrates. Et pour les francophones, toujours cette même question : à quel point écoperont-ils ?

On devrait en savoir plus lors du budget dévoilé dans les prochaines semaines. Si le gouvernement fédéral a déjà coché le 19 mars pour cet exercice, rien n’a pour l’instant filtré du côté du gouvernement progressiste-conservateur de l’Ontario.

Sébastien Pierroz

Le défi de Doug Ford

CHRONIQUE / Un déficit ramené de 15 milliards à 13,5 milliards de dollars. Le gouvernement progressiste-conservateur vient d’annoncer a priori de bonnes nouvelles, à quelques jours de la rentrée politique à Queen’s Park prévue ce mardi.

Une réussite affichée que l’équipe du premier ministre Doug Ford explique simplement : les hausses des revenus en provenance de la taxe de vente harmonisée et l’impôt des entreprises. « En déployant des efforts pour rétablir la confiance du public dans les finances de l’Ontario, en réduisant les formalités administratives et en étant ouverts aux affaires et aux emplois, nous faisons en sorte que la population des quatre coins de l’Ontario ait davantage confiance en notre avenir, et cette confiance se répercute sur les résultats. »

Sébastien Pierroz

Des avancées pour les Noirs

CHRONIQUE / Si le mois de l’histoire des Noirs n’existait plus, cela signifierait que des avancées majeures auraient été accomplies pour les minorités visibles. La petite phrase du militant d’origine africaine, Jean-Marie Vianney, en entrevue avec #ONfr la semaine dernière est assez éloquente. Et démontre qu’en 2019, la participation des résidents à la fois francophones et issus des minorités visibles à la vie politique reste tout un enjeu.

Mais on aurait tort de voir le verre à moitié vide. Longtemps, Firmin Monestime fut considéré comme une exception. Cet immigrant d’origine haïtienne élu maire de Mattawa en 1963 est considéré comme le premier Noir au Canada à occuper un tel poste. Décédé en 1977, ce Franco-Ontarien d’adoption n’est aujourd’hui plus un cas unique.

Sébastien Pierroz

Donner une chance à l’AFMO

CHRONIQUE / Les temps sont durs pour l’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO). L’organisme qui fête son 30e anniversaire cette année navigue plus que jamais en eaux troubles. À la dette contractée pendant les dernières années s’ajoute maintenant la défiance de ses membres.

Dernier épisode en date : les hésitations de la municipalité de Clarence-Rockland dans l’Est ontarien à payer sa cotisation annuelle pour 2019. En substance, le maire Guy Desjardins prévient qu’il donnera, mais à la condition sine qua non que l’AFMO améliore son service.

Sébastien Pierroz

800 000 $ pour l’Est ontarien? Mieux que rien

CHRONIQUE / Mélanie Joly s’est parée de ses plus beaux atours dans l’Est ontarien, la semaine dernière. En déplacement à Hawkesbury, la ministre fédérale du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, y a annoncé un plan sur trois ans à la hauteur de 864 000 $ pour les francophones.

En gros, la Maison des arts d’Embrun, le centre culturel Les trois p’tits points à Alexandria, l’Union des cultivateurs franco-ontariens, les deux ACFO locales pour ne citer qu’eux, verront leur financement opérationnel augmenter de 20 %.

Sébastien Pierroz

La défense de Caroline Mulroney

CHRONIQUE / À couteaux tirés. Voilà un peu l’ambiance depuis le début de la crise linguistique entre la ministre fédérale de la Francophonie, Mélanie Joly, et son homologue ontarienne, Caroline Mulroney.

Et ce n’est pas fini, puisque l’élue progressiste-conservatrice, en guise de défense, rappelle sans cesse au gouvernement fédéral son soi-disant manque d’investissement financier envers les Franco-Ontariens. Critiquée de toute part depuis le « jeudi noir », Mme Mulroney tient pourtant ici un argument intéressant.