Gina la Kia est-elle atteinte d’une maladie incurable?

Rouiller ensemble

CHRONIQUE / Gina est-elle malade ? Serait-elle à l’agonie ?

Gina, c’est ma voiture. Une Kia Forte 2010 que je me suis procurée à l’automne 2009 et que j’ai baptisée Gina la Kia.

Elle roule bien, ma Gina. Bon, j’ai dû changer ses freins après un certain nombre de kilomètres. Et sa batterie a rendu l’âme il y a deux hivers. Mais ce n’est rien d’anormal. L’usure, quoi. Comme toute autre voiture.

Et ce que j’aime le plus de Gina ma Kia, c’est qu’elle est payée. Elle est à moi. Et c’est à peine si elle compte 70 000 km à son odomètre. (Non, je ne sors pas souvent...) Je peux donc présumer qu’elle me durera encore quelques années sans trop me causer de soucis.

Et si jamais on ne s’entend plus, elle et moi, je pourrai toujours la divorcer – voire la vendre – et obtenir une somme assez intéressante compte tenu de son faible kilométrage. Enfin, c’est ce que je croyais.

Car voilà que j’apprends que Gina est peut-être malade. Très malade même. Et c’est curieux puisqu’elle ne m’en a jamais parlé. Pas de bruits bizarres de sa part. Pas d’alarme. Pas de claquements. Pas de petites lumières qui s’allument sur son tableau de bord. Rien. Comme si elle ne voulait pas me faire de peine et qu’elle préférait souffrir en silence.

Mais souffre-t-elle réellement ? Là est la question.

L’émission La Facture, à Radio-Canada, révélera ce soir que l’Association pour la protection des automobilistes (APA) a déposé vendredi une requête en action collective contre Kia Canada pour des problèmes de claquements de moteur sur des Kia Forte des années 2010 à 2015.

La belle affaire, n’est-ce pas ? Et au Québec – là où je me suis procuré Gina – ils seraient plus de 50 propriétaires de Kia Forte à avoir porté plainte auprès de l’APA.

On parle d’un problème de tolérance de pistons dans les cylindres de ces Kia, selon le reportage de La Facture.

Je suis nul en mécanique automobile. Et pour moi, les mots « tolérance de pistons dans les cylindres » ne me disent absolument rien. Du chinois. Je ne saurais dire la différence entre un piston et un grille-pain. Ni entre un cylindre et un ouvre-boîte électrique.

Par contre, la prochaine phrase tirée du reportage en question m’est claire comme de l’eau de roche : « Lorsque le moteur claque beaucoup, il y a un risque que le piston casse, ce qui pourrait engendrer un arrêt soudain du moteur, entraînant une panne de la direction assistée et des freins. Un risque qui inquiète plusieurs propriétaires rencontrés ».

Eh bien... Ce n’est rien de rassurant tout ça. Je ne suis pas « un propriétaire rencontré », mais ça m’énerve tout de même ! Et au plus haut point !

Imaginez. Vous roulez à 110 ou 115 km/heure, le moteur de votre voiture s’arrête soudainement et les freins ne fonctionnent plus. Et bonne chance avec ça !

La belle affaire, disais-je.

Eh bien ma chère Gina, ce n’est pas demain qu’on se séparera, toi et moi. Semble-t-il que personne ne voudrait de toi compte tenu de ta santé précaire, voire de tes claquements de moteur.

Je sais, Gina, que ton moteur n’a jamais claqué. Et tu ne m’as jamais donné d’ennui. Mais semblerait-il que ta valeur de revente aurait soudainement chuté et qu’elle serait maintenant équivalente à celle d’une Lada.

Nous serons donc ensemble jusqu’à la fin, ma chère Gina. Pour le meilleur et pour le pire. En espérant que le pire ne survienne pas à 110 km\heure...

« Quelle importaaaaance, le temps qu’il nous reste ;

«Nous aurons la chance de rouiller ensemble...»

Tirage - les gagnants

Changement de sujet...

Dans ma chronique du 10 janvier dernier, je vous ai parlé du directeur général d’Ottawa 2017, Guy Laflamme, qui offrait personnellement deux prix dans le cadre d’un tirage pour venir en aide à la Gatinoise Sabryna Mongeon, blessée gravement dans un accident survenu le 25 décembre dernier. M. Laflamme a invité les lecteurs du Droit à offrir un don dans le cadre d’une campagne de sociofinancement. Et deux noms ont été tirés parmi les participants à cette campagne qui a permis d’amasser la somme de 6960 $.

Et les gagnants sont... pardon. Les gagnantes, devrais-je dire, sont :

—Allison Dixon, qui se mérite un voyage à Nantes, en France.

—Francine Chénier, qui se mérite un manteau de marque Roots d’Ottawa 2017, édition limitée, d’une valeur de 650 $.

Félicitations à vous deux. Et merci à tous les participants.