Élise Guilbault joue la mère d’un schizophrène, campé par Antoine L’Écuyer, dans la minisérie «Mon fils», réalisée par Mariloup Wolfe.

L’offre de Club illico multipliée

CHRONIQUE / Déjà l’année dernière, la programmation de Club illico m’avait impressionné. Ce n’était encore rien devant ce qui nous attend durant la prochaine année : 30 productions originales québécoises, comparativement à neuf l’an dernier. Et 26 nouvelles séries exclusives. Visiblement, le Club illico veut garder ses 600 000 abonnés à 9,99 $ par mois (ou 15 $ si vous n’êtes pas abonné de Vidéotron), et met tout en œuvre pour qu’ils n’aillent plus voir ailleurs.

Le catalogue 2019-2020 est si massif que je n’aurai pas assez d’une seule chronique pour vous en faire le résumé. Aussi bien en retenir les titres qui risquent d’attirer le plus votre attention. Parmi eux, Mon fils, la nouvelle minisérie d’Anne Boyer et Michel d’Astous, disponible en mars prochain, avec Antoine L’Écuyer dans le rôle d’un jeune schizophrène. Un thème qu’on avait peu abordé à la télé depuis le fameux Avec un grand A de Janette Bertrand en... 1992. Élise Guilbault incarne la mère de cet étudiant de 18 ans. Patrice Godin et Émilie Bierre sont aussi de la distribution de cette série de six épisodes, réalisée par Mariloup Wolfe, et qui s’annonce bouleversante.

L’autre nouvelle fiction à surveiller, et dont la bande-annonce promet le meilleur : La faille, un thriller tourné en hiver, en ligne le 12 décembre prochain. Isabel Richer y incarne Céline Trudeau, envoyée à Fermont pour enquêter sur un meurtre, et qui y retrouvera sa fille Sophie, jouée par Maripier Morin. Frédéric Ouellet signe les textes et retrouve son réalisateur de Grande Ourse, Patrice Sauvé, pour une distribution tout étoile : Marc Messier, Benoît Gouin, Élise Guilbault, Alexandre Landry, Patrick Hivon, Jean-Philippe Perras, Éveline Gélinas et Catherine St-Laurent.

On a dévoilé mardi les noms des acteurs qui tiendront l’affiche d’Escouade 99, adaptation québécoise de Brooklyn Nine Nine, produite par ComehiHa!, et réalisée par Patrick Huard. Il s’agit de Mickaël Gouin, Mylène Mackay, Widemir Normil, Fayolle Jean Jr, Bianca Gervais, Léane Labrèche-Dor, Guy Jodoin, Louis Champagne et Jean-Marc Dalphond. Premier coup de manivelle dans les rues de Québec le 21 octobre.

Les nombreux amateurs des romans de Patrick Senécal seront heureux d’apprendre qu’il signera une série de 10 demi-heures, racontant toutes des histoires indépendantes l’une de l’autre. Humour noir, horreur et suspense s’entremêleront dans cette série de genres prévue pour l’an prochain, intitulée tout simplement Patrick Senécal présente, un clin d’œil à Alfred Hitchcock présente. Quant aux Honorables, on développe actuellement une deuxième saison.

J’ai très hâte de voir la suite de Léo, ma comédie coup de cœur de la saison dernière, avec Fabien Cloutier dans le rôle-titre et une ribambelle de personnages colorés. Seule déception : Anne Dorval n’y est plus, trop prise par ses engagements à l’étranger. Par contre, Pierre Lebeau, Daniel Gadouas, Micheline Bernard, Céline Bonnier et Boucar Diouf y seront. La deuxième saison arrive sur le Club le 28 novembre, alors que la troisième de Victor Lessard, qui suit de près la publication du déjà best-seller Ghetto X, s’en vient le 24 octobre, réalisée cette fois-ci par François Gingras.

On peut parler d’une explosion des séries documentaires cette année au Club illico. En plus de Meurtriers sur mesure, que j’aborderai en profondeur dans ma chronique de jeudi, la plus attendue est certainement La preuve, sur l’écroulement de la plus grosse preuve contre les Hells Angels, l’opération SharQc, il y a 10 ans. Pixcom entre en production avec cette série de six épisodes d’une heure, qui fera témoigner d’anciens membres des Hells repentis, à visage découvert. À voir en 2020. Trois documentaires émanant du Bureau d’enquête, dont un sur l’esclavage de nounous étrangères au Québec, seront déposés sur le Club au cours de l’automne. On annonce aussi pour le 14 novembre Alex Harvey – Le dernier droit, une heure sur le dernier week-end de compétition en carrière de l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges.

L’appartement me rappelle Pignon sur rue; cinq jeunes adultes provenant de plusieurs régions du Québec s’installent en appartement à Montréal, épiés par des caméras. On y verra notamment Pierre-Alexandre, de Québec, en processus de changement de sexe. Les 10 épisodes sont annoncés pour janvier. Les colocs ont signé un bail d’un an, mais on prévoit déjà une deuxième saison.

L’Académie et La dérape se poursuivront pour une troisième et dernière saison. Un troisième titre jeunesse est annoncé pour février prochain : La vie compliquée de Léa Olivier, adaptée des romans de Catherine Girard-Audet, avec dans le rôle-titre Laurence Deschênes, qui jouait Anne dans O’. La série est une coproduction avec la boîte ontarienne Slalom, à qui on doit entre autres La malédiction de Jonathan Plourde. Le catalogue de séries étrangères n’est pas moins étoffé. Et alors que les productions québécoises finissent souvent à TVA des mois plus tard, ce n’est pas le cas des acquisitions. En plus des retours de La servante écarlate, de Killing Eve et de L’amie prodigieuse, on annonce l’arrivée en primeur francophone de Batwoman, première super-héroïne lesbienne, pour juin prochain, de même que La petite fille au tambour, drame d’espionnage tiré du roman de John Le Carré. Avec une offre d’une telle ampleur, disons que la pression est forte pour ICI Tou.tv, qui dévoile sa nouvelle programmation lundi prochain.