La ministre Christine Elliott a présenté sa réformer de la santé le 26 février dernier.

Réforme de la santé : encore des questions

CHRONIQUE / La transformation du système de santé de l’Ontario a commencé. Le plan présenté la semaine dernière par Christine Elliott n’est en réalité guère différent que ce que les fuites laissaient augurer. Mais l’annonce de la ministre de la Santé et des Soins de longue durée marque un tournant.

Le projet de loi 74, loi de 2019 sur les soins de santé de la population, adopté en première lecture, signe l’arrêt de mort des Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS). Symbole de la « bureaucratie » de l’époque libérale, selon le gouvernement actuel, les 14 RLISS seront remplacés par des équipes Santé Ontario locales.

Ces équipes fourniront des services de santé, ce qui n’était pas le cas des RLISS cantonnés à des tâches de planification. Il pourra s’agir alors de cibler un type de patients précis ou des régions géographiques. Les hôpitaux, les centres de soins de longue durée, et les centres d’accès à des soins communautaires en feront partie. Au niveau central, le tout sera supervisé par une « super agence » qui veillera au grain.

Plus de centralisation et d’efficacité, pour moins de bureaucratie, la ministre Elliott n’a pas manqué de servir les formules chères aux progressistes-conservateurs pour justifier le projet. Ces RLISS, l’équivalent ontarien des Agences régionales de santé et de services sociaux qui avaient cours au Québec à l’époque, n’auraient représenté qu’un fardeau…

Seconde indication : le gouvernement progressiste-conservateur n’a pas beaucoup parlé des économies générées par le projet de loi 74. Des services touchés ? Des emplois supprimés ? Il faudra sans doute attendre le dévoilement du budget dans les prochaines semaines pour en connaître davantage sur les coûts et bénéfices de cette transformation.

Pour la petite histoire, la vérificatrice générale de l’Ontario, Bonnie Lysyk, avait toujours évalué les frais d’administration des RLISS à 90 millions $.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.