Doug Ford

Queen’s Park: digne d’un roman

CHRONIQUE / Il y a un an jour pour jour, le 24 décembre 2017, Patrick Brown s’apprêtait encore à passer un temps des fêtes bien tranquille. Dans les sondages, l’ancien chef du Parti progressiste-conservateur (Parti PC) disposait d’une avance confortable sur la première ministre de l’époque, Kathleen Wynne. Queen’s Park lui était plus que jamais promis. Les néo-démocrates, eux, restaient loin derrière, condamnés à un naufrage aux élections de juin.

Douze mois plus tard, ce scénario a volé en éclats. Doug Ford est maintenant chef du Parti progressiste-conservateur et aux commandes de l’Ontario. Avec le slogan « For the people » déclamé en toutes circonstances, il gouverne même avec une large majorité. Les néo-démocrates, première force d’opposition, sont revenus à leur plus grand nombre de députés depuis 1990. Avec sept élus, les libéraux ne sont plus qu’une peau de chagrin. À cela s’est ajoutée la présence d’un premier député vert en la personne de Mike Schreiner.

Comment en est-on arrivé là ? Il y a d’abord les rebondissements inattendus dignes de la tragédie grecque. L’histoire peut-être trop belle de Patrick Brown s’achève le 25 janvier lorsqu’empêtré dans un scandale d’allégations sexuelles, il démissionne. Deuxième acte le 10 mars, quand Doug Ford devance d’une poignée de votes Christine Elliott dans la course à l’investiture du Parti PC. Signe que les destins ne se brisent ou ne se forgent pas à grand-chose.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.