Sébastien Pierroz
Doug Ford, premier ministre ontarien
Doug Ford, premier ministre ontarien

Pourquoi l’Ontario ne sera pas la Corée du Sud

CHRONIQUE / Déjà la septième semaine de confinement qui débute, et un bout du tunnel invisible dans cette crise du coronavirus. Pour espérer en sortir, les pays comparent leurs méthodes. Et une nation retient l’attention: la Corée du Sud.

Changement de ton la semaine dernière à Queen’s Park. Après les perspectives extrêmement sombres tablant sur 80 000 cas pour 1 600 morts, les experts en santé publique ont revu leurs prévisions à la baisse. Les épidémiologistes prévoient maintenant plus de 20 000 cas de COVID-19.

«Selon des données récentes, si les mesures actuelles limitant la propagation de la maladie demeurent en place, l’Ontario semble suivre le scénario de la Corée du Sud», a même indiqué un rapport provincial.

Ce scénario sud-coréen serait même le meilleur de trois hypothèses, la pire se rapprochant du modèle italien. Une vision optimiste donc.

Si les nations occidentales, incluant l’Ontario, aiment cette comparaison avec la Corée du Sud, c’est parce que le «pays du matin calme» partage avec eux plusieurs attributss: une économie dynamique, la 11e du monde précisément, ainsi qu’une démocratie bien implantée et solide.

Autant d’indicateurs de transparence, à la différence de la Chine, qui rendent pertinentes les données coréennes. Le nombre de cas de personnes contaminées s’est stabilisé à un peu plus de 10 000, de même celui des décès qui plafonne à 242 (chiffres de samedi).