La ministre déléguée aux Affaires francophones et Procureure générale de l’Ontario, Caroline Mulroney, la lieutenante-gouverneure de l’Ontario, Elizabeth Dowdeswell, et le président de l’AFO, Carol Jolin ont participé à l’inauguration du monument de la francophonie à Queen’s Park.

Mulroney promet de meilleurs services aux Francos

CHRONIQUE / Sur la forme, pas de doute, Caroline Mulroney, a lancé de belles fleurs aux Franco-Ontariens mardi à Toronto. Sur le fond, par contre, on demeure sur notre appétit. Il faudra attendre encore quelques semaines avant de voir de quel bois se chauffe la nouvelle ministre ontarienne déléguée aux Affaires francophones.

La ministre a bien choisi son moment pour sortir de sa réserve et tenté de rassurer une communauté franco-ontarienne largement inquiète de voir les conservateurs revenir au pouvoir après 15 années de règne libéral. Personne n’a oublié la bataille contre l’ancien gouvernement de Mike Harris pour la survie de l’hôpital Montfort à Ottawa.

Mme Mulroney a participé mardi à l’inauguration d’un monument en l’honneur des Franco-Ontariens sur la pelouse de Queen’s Park, le siège du gouvernement ontarien à Toronto. Les Francos peuvent désormais dire qu’ils ont leur « place » au centre-ville de la Ville Reine.

Le monument, qui s’inspire justement de l’hymne Notre place composé par feu Paul Demers et François Dubé n’est pas seulement tourné vers le passé, a assuré Mme Mulroney. « Il met aussi en lumière la vitalité présente et future de la francophonie ontarienne », a-t-elle déclaré devant l’œuvre qui représente des arbres ornés de fleurs de lys et de trilles.

En chambre, la ministre Mulroney en a rajouté une couche. Elle a promis de meilleurs services en français à la communauté, tout en vantant l’apport des Franco-Ontariens à la culture et à l’économie de l’Ontario. Les services en santé mentale, auprès des jeunes et des aînés francophones notamment, recevront une attention importante de la part de son gouvernement, a-t-elle promis sur toutes les tribunes.

C’était la première fois depuis l’élection de Doug Ford, en juin dernier, que la nouvelle ministre déléguée aux Affaires francophones donnait une idée un peu plus précise de la direction qu’elle compte prendre. En entrevue avec Le Droit, elle s’est aussi faite rassurante sur le projet de l’Université de l’Ontario français et la refonte de la Loi sur les services en français, deux dossiers où elle compte aller de l’avant. D’accord, mais quand ? Et avec quel argent ?

C’est là qu’on reste sur notre faim.

Sur les échéanciers et les budgets alloués, la ministre Mulroney se fait peu loquace. « Comme vous le savez, on est un nouveau gouvernement. On vient de voir que les libéraux nous ont laissé plein de surprises, dont un déficit de 15 milliards (trois fois plus que prévu). Je ne vais pas donner des échéanciers. Mais je vais continuer de faire avancer les enjeux des Franco-Ontariens », assure-t-elle.

Sans doute faudra-t-il attendre le bilan économique du gouvernement Ford, cet automne, ou même le budget ontarien, au printemps, pour avoir plus de détails.