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Je m’étais juré de ne jamais quitter Thurso

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Je m’étais juré de ne jamais quitter Thurso

CHRONIQUE / C’est un drame à petite échelle qui se jouait ce matin-là à la résidence Le Bel Âge de Thurso. La résidence privée fermera ses portes à la fin septembre, après 22 ans d’existence…

La paperasse gouvernementale, et les exigences liées à la COVID, sont venus à bout de la patience déjà éprouvée des propriétaires.

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Piètre excuse

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Piètre excuse

CHRONIQUE / Pitié, servez-nous une excuse plus valable que celle-là!

C’est désormais de notoriété publique, le service téléphonique de prise de rendez-vous pour un test de dépistage à la COVID-19 marche tout croche en Outaouais.

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La revanche de Cholette ?

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La revanche de Cholette ?

CHRONIQUE / Ainsi, l’ex-animateur vedette du FM 104,7, Roch Cholette, aurait des visées sur la mairie de Gatineau.

Vous savez ce qui m’inquiète dans son cas?

Ses motivations profondes.

J’ai peur qu’il se présente à la mairie pour régler ses comptes avec un maire et une administration qu’il descendait régulièrement en flammes dans sa défunte émission du midi.

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Vous connaissez comme moi le style de Cholette. Un gars archipréparé, qui connaît ses dossiers à fond. Mais aussi un animateur qui peut s’avérer hargneux, agressif, voire méprisant envers ses invités…

En entrevue, il est capable de repérer la faille la plus infime dans l’argumentation de son adversaire pour y mordre à pleines dents, avec l’opiniâtreté d’un pit-bull. Bonne chance pour lui faire lâcher prise.

Ses partisans diront que c’est une belle qualité. Enfin, diront-ils, quelqu’un qui pose les vraies questions! Enfin quelqu’un qui n’est pas complaisant envers le pouvoir en place! Moi, je trouve qu’il en fait trop. Combien de fois, en écoutant ces entrevues où il démolissait son interlocuteur, je me suis pris à penser: c’est bon Roch, on a tous compris, tu peux arrêter de lui fesser dessus...

C’est son style, que voulez-vous!

Bref, j’essaie de m’imaginer ce gars-là à la mairie de Gatineau et... ça m’inquiète.

Le Roch Cholette que je connais, tant l’animateur que l’ex-politicien libéral, a un talent incomparable pour fédérer les mécontents. Pour incarner une certaine grogne populaire.

C’est sans doute pourquoi il brillait tant dans l’opposition à l’Assemblée nationale comme député de Hull où il a notamment piloté le dossier des fusions/défusions au tournant des années 2000.

C’est sans doute aussi son côté sans compromis et revanchard qui l’a limité à un rôle de député d’arrière-ban, une fois les libéraux au pouvoir. Jean Charest ne lui a jamais octroyé le poste de ministre dont il rêvait tant.

Alors Roch Cholette contre Maxime Pedneaud-Jobin dans une course à la mairie en 2021?

Ce serait, à tout le moins, une lutte contrastée, entre deux personnages qui se détestent. Les habitués de la défunte émission Solide comme le Roch savent à quel point M. Cholette ne porte pas Maxime Pedneaud-Jobin dans son coeur. Et le maire actuel le lui rend bien, lui qui boycottait systématiquement son émission.

Sans en être certain à 100 %, j’ai le sentiment que Roch Cholette songe sérieusement à briguer la mairie de Gatineau. Même si je me demande comment il ferait pour travailler avec des fonctionnaires qu’il a vilipendés plutôt deux fois qu’une pendant toutes ces années au micro du 104.7.

Je souhaite seulement que les motivations de Roch Cholette aillent au-delà d’un désir de régler des comptes avec M. Pedneaud-Jobin et Action Gatineau.

Une grande ville comme Gatineau a besoin d’un rassembleur au poste de maire. Il ne suffit plus de critiquer, il faut avancer une vision.

Que nous proposerait M. Cholette? Un retour aux services de base? Moins de taxes que sous «Max, la taxe»? Une fonction publique amincie? Une ouverture plus grande au développement économique? Deux tours Brigil au centre-ville?

À suivre.

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Le monsieur pas de masque

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Le monsieur pas de masque

CHRONIQUE / Eh misère…

J’avais rendez-vous pour une entrevue mardi matin dans un café de Gatineau.

Un petit café sympathique, bien tenu, qui respecte toutes les consignes de la santé publique.

En rentrant, j’ai noté les flèches au sol, la bouteille de désinfectant près de la porte, les tables espacées les unes des autres pour respecter la règle du 2 mètres…

Sur les aménagements anti-COVID, rien à redire. Impeccable!

Sauf qu’au milieu du café, il y avait un rassemblement.

J’ai identifié 8 ou 9 employés municipaux à leur logo sur le chandail.

Les monsieurs avaient rapproché deux tables pour être tous ensemble.

Et ils discutaient, en sirotant leur café, collés les uns sur les autres, sans égard à la règle de distanciation sociale.

J’ai pensé leur parler d’une certaine pandémie, d’un certain virus…

Mais bon, en rentrant j’avais croisé deux policiers masqués qui sortaient du café.

Même eux n’avaient pas jugé bon de rappeler à l’ordre la petite assemblée…

Pendant que je commandais mon café, un autre employé de la ville a pénétré dans le commerce.

Il ne portait pas de masque.

- Hé, mets ton masque!, l’a averti un de ses camarades.

Le monsieur s’est contenté de sourire sous sa moustache. Le sourire entendu du gars qui se juge au-dessus des lois.

- Ton masque! a insisté un autre collègue pour la forme.

Mais le moustachu a feint de ne pas entendre.

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Le vieil homme et la guerre

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Le vieil homme et la guerre

CHRONIQUE / «Ce jour-là, raconte le vieil homme, s’il avait fallu qu’une bombe tombe sur notre dépôt de munitions, l’explosion aurait fait des ravages à 20 miles à la ronde. Chose certaine, je ne serais plus ici pour vous en parler.»

Il n’en reste presque plus des gars comme Claude G. Lalonde. Des gars qui ont fait la Seconde Guerre mondiale et qui sont encore là pour la raconter de vive voix. Il était quelque part en Allemagne quand le régime nazi a capitulé en 1945. Il a survécu aux bombardements et aux féroces combats contre les troupes d’élite de Hitler après le débarquement de Normandie.

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A-t-on besoin d’un tramway?

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A-t-on besoin d’un tramway?

CHRONIQUE / De mémoire, je n’ai jamais connu une rentrée scolaire aussi peu congestionnée sur nos routes.

Pas de cohue sur les ponts. Moins de trafic sur les grands boulevards et aux abords des écoles…

Ma foi, cette pandémie présente certains avantages!

Alors la question se pose ces jours-ci.

Avec la nouvelle réalité du télétravail, a-t-on encore besoin d’un tramway pour relier l’ouest de Gatineau au centre-ville d’Ottawa?

Réponse: oui.

C’est plate, mais c’est ainsi.

À court terme, pas de doute, le télétravail désengorge nos routes. Il libère des sièges dans les autobus de la Société de transport de l’Outaouais.

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Qui rit dans sa barbe aujourd’hui?

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Qui rit dans sa barbe aujourd’hui?

CHRONIQUE / Vous vous souvenez de la campagne électorale de 2018? De cette promesse irréfléchie de la Coalition Avenir Québec?

François Legault était débarqué en Outaouais, tout sourire, en pleine opération charme. Prêt à tout pour conquérir la forteresse libérale, le chef de la CAQ avait sorti un lapin de son chapeau.

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La lettre du soldat Beaulieu

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La lettre du soldat Beaulieu

CHRONIQUE / Jamais Rebecca Perron n’aurait cru que son hommage à un soldat québécois tué durant la Seconde Guerre mondiale allait trouver un tel écho, 76 ans plus tard…

Lors d’un voyage en France, l’an dernier, la Gatinoise de 17 ans a déposé une lettre sur la tombe du soldat Paul-Émile Beaulieu de Maniwaki, inhumé dans un cimetière militaire en Normandie.

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Au grand bonheur des asphaltistes

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Au grand bonheur des asphaltistes

CHRONIQUE / À première vue, ce rapport de la vérificatrice générale de Gatineau fera le bonheur des «asphaltistes» — ces élus municipaux qui réclament sans cesse plus d’investissements dans le pavage des rues.

Ainsi, 40 % des rues de Gatineau sont en mauvais ou en très mauvais état, relate Johanne Beausoleil dans son rapport 2019. Un constat qui ne surprendra guère les automobilistes habitués à zigzaguer entre les nids-de-poule sur le boulevard Saint-Raymond…

À LIRE AUSSI: Condition des chaussées : Gatineau doit revoir sa stratégie d’intervention

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Nuit d’enfer sur la rue Guigues

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Nuit d’enfer sur la rue Guigues

CHRONIQUE / Diane De Grandmont n’en croyait pas ses yeux.

En visite chez sa mère de 86 ans à Ottawa, le week-end dernier, elle a été réveillée au beau milieu de la nuit par des éclats de voix à l’extérieur.

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Une bonne idée... mal ficelée

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Une bonne idée... mal ficelée

CHRONIQUE / Vous savez sans doute qu’en plein coeur du confinement, au mois de mai dernier, la Ville de Gatineau a «fermé» en partie la rue Jacques-Cartier à la circulation automobile, afin de la rendre plus attrayante pour les piétons et les cyclistes.

L’idée était de permettre à la population de sortir, de faire du sport, de relâcher la pression du confinement dans le respect des règles de distanciation physique.

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Décrochage pandémique

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Décrochage pandémique

CHRONIQUE / Daniel Turmel a tiqué en entendant le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, déclarer lundi qu’il fallait tout faire pour ramener les élèves à l’école.

Vraiment, monsieur le ministre?

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La pirogue d’Amédée Papineau ?

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La pirogue d’Amédée Papineau ?

CHRONIQUE / L’origine d’une vieille pirogue découverte au fond d’un lac de l’Outaouais, il y a 3 ans, continue de mystifier les archéologues.

Mais sa présence à cet endroit sauvage et reculé pourrait coïncider avec une expédition du patriote Amédée Papineau, fils aîné de Louis-Joseph, effectuée au tournant des années 1850…

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Oui, le masque à l’école

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Oui, le masque à l’école

CHRONIQUE / Ainsi, l’Ontario imposera le port du masque en salle de classe aux élèves de la 4e à la 12e année en septembre. Mais pas le Québec. Pourquoi pas de couvre-visage obligatoire dans les écoles du Québec? Fouillez-moi.

J’ai renoncé à comprendre. Les consignes de la santé publique sont déjà difficiles à suivre lorsqu’elles proviennent d’une seule province. Vu de l’Outaouais, où l’on suit ce qui se passe au Québec et en Ontario, c’est carrément à y perdre son latin.

L’Ontario suit l’avis de plusieurs experts canadiens en recommandant le port du masque à l’école. Sur les ondes de Radio-Canada jeudi matin, j’entendais le virologue Hugues Loemba expliquer que c’était une bonne mesure sanitaire. Surtout pour les plus vieux capables de le porter correctement.

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Dans le cas des plus jeunes, c’est moins clair. Les touts petits ont tendance à jouer avec leur masque, à le manipuler dans tous les sens. Au point où le couvre-visage devient un facteur de contamination plutôt qu’une mesure de protection… N’empêche, le gouvernement de l’Ontario recommande le port du masque même aux plus jeunes élèves. L’ultime décision reviendra aux parents et aux enseignants. Alea jacta est! (comme quoi, je n’ai pas tout perdu mon latin).

Vous savez quoi?

Je pense que l’Ontario est sur la bonne voie.

On nous rabâche les oreilles que le masque est une bonne mesure de protection dans les endroits clos où il est difficile de respecter la distanciation. C’est vrai à l’épicerie, c’est vrai à la pharmacie, c’est vrai au restaurant, c’est vrai dans une salle de spectacle. Pourquoi ça ne serait pas vrai dans une petite salle de classe où s’entassent 15, 20, 30 élèves?

Certains diront qu’il n’y a pas de consensus scientifique sur la question. D’ailleurs, l’hôpital Sick Kid de Toronto déconseille le port du masque en classe. De crainte, justement, qu’il augmente les risques d’infection au lieu de les réduire. Oui, la communauté scientifique est partagée, admet la directrice adjointe de la Santé publique en Ontario, Barbara Yaffe. 

«Mais il existe aussi un consensus, à savoir que le masque est une bonne protection pour l’entourage.» L’entourage? On peut penser aux profs plus âgés. Certains appréhendent la rentrée de septembre de peur d’attraper la COVID d’un jeune asymptomatique. Si le port du masque en classe peut leur apporter une protection supplémentaire, pourquoi s’en priver?

Et puis, on se plaint qu’il n’existe pas de culture du masque au Canada. Contrairement aux Asiatiques, nous ne portons pas de couvre-visage pour nous prémunir des virus ou de la pollution. Et quand on le porte, on le porte généralement très mal. Sous le nez, sous le menton, dans notre poche… Si on veut réellement développer une culture du masque au pays, le meilleur endroit pour débuter, c’est en salle de classe. Les jeunes sont ouverts aux nouvelles idées. Plus, en tout cas, que les grincheux qui fréquentent les manifs antimasques en regrettant leur «LIBARTÉ!» perdue.

Autre initiative intéressante de l’Ontario: le gouvernement mobilisera 500 infirmières-hygiénistes dans les écoles de la province. Leur rôle? S’assurer que les protocoles sont suivis en cas de flambée de COVID. Ils auront aussi comme tâche de freiner la propagation en milieu scolaire et d’assurer la santé des enseignants et des élèves. Cette étroite collaboration santé-éducation est une bonne idée, dont le Québec devrait s’inspirer. À condition d’avoir assez d’infirmières sous la main pour en déléguer dans les écoles!

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Nous sommes tous sur le <em>Diamond Princess </em>

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Nous sommes tous sur le Diamond Princess

CHRONIQUE / Vous vous souvenez de Bernard et Diane Ménard?

Les deux Gatinois ont été parmi les premiers Canadiens à attraper cette saleté de coronavirus, en février dernier.

Le couple faisait alors croisière dans les mers d’Asie sur le Diamond Princess.

Un paquebot de luxe qui allait vite acquérir une notoriété mondiale en devenant l’un des tout premiers foyers de la pandémie…

La saga entourant la quarantaine imposée à ses 3700 passagers et membres d’équipage, au large du Japon, avait d’ailleurs été suivie dans le monde entier.

Bref, j’ai repensé aux Ménard en lisant une manchette de l’AFP mardi: «Un seul passager serait à l’origine de l’épidémie sur le Diamond Princess».

À lui seul, ce titre devrait sonner comme un rappel à l’ordre pour ceux qui prennent à la légère les consignes sanitaires.

La COVID a frappé le Diamond Princess avec une force formidable. Comme jadis un certain iceberg le Titanic…

Dans un milieu clos, comme un navire de croisière, le méchant virus venu d’Asie a trouvé un incubateur idéal pour se multiplier.

Il a suffi d’un seul malade, un monsieur de 80 ans qui a séjourné moins de 5 jours sur le bateau, pour contaminer 700 passagers. Sept en sont morts.

S’il fallait encore démontrer l’extrême contagiosité de ce virus, en voilà une nouvelle preuve.

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Un simple bonjour

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Un simple bonjour

CHRONIQUE / Comment réagiriez-vous en apprenant qu’un refuge pour sans-abri déménage dans votre quartier?

Moi, je réagirais exactement comme les gens de Pointe-Gatineau.

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La fin du gazon

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La fin du gazon

CHRONIQUE / Ainsi un couple du village de Masham refuse délibérément de tondre son gazon. Au risque d’écoper d’une amende de 400 $ pour entorse au règlement municipal.

Samuel Cloutier et Jazmine Maisonneuve refusent non seulement de tondre leur pelouse, ils ne veulent pas de pelouse du tout. «Nous n’avons pas semé de gazon de manière délibérée parce qu’en fait, nous voulons un pré», a expliqué la dame à CBC.

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L’art d’aimer une mouche

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L’art d’aimer une mouche

CHRONIQUE / Durant ma jeunesse, nous avions l’habitude de souper dehors, sous le porche du garage.

L’odeur des hamburgers sur le gril attirait invariablement des hordes de mouches affamées. Ma mère, qui a grandi sur une ferme, avait horreur des mouches qu’elle associait aux tas de crottins des animaux.

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La peur d’un retour à la normale

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La peur d’un retour à la normale

CHRONIQUE / Comme travail de fin d’année, des profs de l’école secondaire Grande-Rivière de Gatineau ont demandé à leurs élèves de s’écrire une lettre à eux-mêmes.

Une lettre de leur soi d’avant la COVID à leur soi de pendant la COVID.

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Comme si de rien n’était

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Comme si de rien n’était

CHRONIQUE / J’écoutais la réunion de la Commission de la capitale nationale, jeudi matin, et je me disais : mais dans quel monde vivent-ils ?

Il était question de transport, un dossier toujours délicat dans la région frontalière d’Ottawa-Gatineau.

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Le canton de Larose, ça sonne bien, non?

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Le canton de Larose, ça sonne bien, non?

CHRONIQUE / Dans la foulée de la mort de George Floyd aux États-Unis, les habitants du canton de Russell, dans l’Est ontarien, ont fait une découverte embarrassante. Le nom de leur patelin est associé à un propriétaire d’esclaves du XVIIIe siècle.

Du coup, le maire de la place, Pierre Leroux, s’est retrouvé avec une patate chaude sur les bras. Comme chaque fois qu’on revisite le passé à la lumière des valeurs d’aujourd’hui, il s’en trouve pour déboulonner des statues et rayer des noms de la carte.

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Bars de Gatineau: n’en jetez plus, la cour est pleine

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Bars de Gatineau: n’en jetez plus, la cour est pleine

CHRONIQUE / Voilà que les tenanciers de bars s’opposent à de nouvelles interdictions de stationner dans le Vieux-Hull, à Gatineau. Et vous savez quoi? Je les comprends.

Ils sont déjà accablés par bien des malheurs ces jours-ci. Une pandémie mondiale, ça vous dit quelque chose? En plus, le centre-ville de Hull a des allures de zone de guerre avec les travaux en cours sur la rue Laval. Rien pour faciliter l’accès aux commerces.

Pour couronner le tout, la Ville de Gatineau veut maintenant interdire aux visiteurs le stationnement de nuit dans trois rues environnantes. Par «visiteurs», il faut comprendre les clients éméchés qui sortent des bars au petit matin. Et qui dérangent parfois la quiétude nocturne du voisinage. Bien oui.

C’est pourtant un peu ça habiter au centre-ville. Il faut s’attendre à ce que de temps à autre, le night life déborde dans notre cour. Pourvu que les excès nocturnes ne deviennent pas monnaie courante, ça devrait faire partie du «contrat» pour habiter au centre-ville. Sinon, ce ne sont pas les banlieues-dortoirs qui manquent à Gatineau. On y dort très bien - même qu’on s’y ennuie un peu.

Bref, je trouve que ça fait beaucoup de pression sur les commerçants: la COVID, les travaux et maintenant les restrictions de stationnement. N’en jetez plus, la cour est pleine!

Les commerçants du Vieux-Hull ont eu les bras et les jambes coupés par la pandémie. Des tenanciers ont dû contracter des dettes pour passer à travers la crise. Certains sont sur le respirateur artificiel. Est-ce qu’on peut leur laisser le temps de redémarrer le moteur avant d’imposer de nouvelles restrictions?

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Le vertigineux chantier de l’identité numérique

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Le vertigineux chantier de l’identité numérique

CHRONIQUE / La nouvelle est passée presque inaperçue cette semaine. Mais Gatineau est en train de se tailler une place de choix dans le grand chantier de l’identité numérique lancé au Québec par le ministre Éric Caire.

La fuite de données chez Desjardins, l’an dernier, a éveillé bien des consciences. Plus que jamais, nous réalisons que nos façons de s’identifier dans l’univers numérique sont non seulement désuètes, mais également dangereuses.

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Le vrai <em>game changer</em>

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Le vrai game changer

CHRONIQUE / Pour être belle, est elle belle la nouvelle bibliothèque Donalda-Charron de Gatineau.

Même si elle n’est pas tout à fait terminée, elle se démarque déjà par son architecture élégante.

De grandes baies vitrées, des lignes épurées. On devine déjà les espaces intérieurs lumineux, vastes, aérés, modernes. Avec de jolies structures de bois décoratives.

Bref, on est loin de l’image de la bibliothèque sombre et poussiéreuse, où il est interdit de parler sous peine d’expulsion.

Une bibliothèque qu’on a d’ailleurs voulu forger à l’image du quartier. 

Les citoyens ont participé au choix du nom, d’une oeuvre d’art et à la conception architecturale. 

Quant au «spot», il est idéal. 

Elle est entourée d’un jardin communautaire à l’arrière, de structures de jeux, d’un skate-parc, d’une patinoire.

Le marché public du samedi attire déjà les foules.

Qu’est-ce que ce sera quand Agora, le gros complexe commercial, ouvrira ses boutiques et cafés dans quelques mois?

Bref, le quartier-dortoir du Plateau, le quartier où j’habite, est en train de reprendre vie.

Et cette bibliothèque publique, qui serait déjà ouverte sans la COVID, en deviendra le coeur.

La conseillère Isabelle N. Miron, responsable de la culture à la Ville de Gatineau, en parle avec enthousiasme.

La bibliothèque Donalda-Charron, prédit-elle, sera un «game changer» dans le vieux débat entre l’asphalte et les bibliothèques à Gatineau.

«Beaucoup de Gatinois pensent encore qu’une bibliothèque est un endroit où piler des livres. Il leur suffira d’entrer à Donalda-Charron pour se convaincre du contraire», lance-t-elle.

Ça, ça reste à voir. Mais j’y reviendrai.

Il suffit de s’informer un peu pour comprendre tout ce qu’une bibliothèque moderne peut apporter à une ville. 

«Les bibliothèques conçues comme des entrepôts de livres sont une image du passé», tranche Marie Martel, experte en bibliothéconomie de l’Université de Montréal. 

Aujourd’hui, c’est la connexion entre la bibliothèque et sa communauté qui importe.

Autant le prêt de livres permet de transmettre des connaissances dans la communauté, autant la communauté peut partager ses propres connaissances par le biais de la bibliothèque. «Ça va dans les deux sens», image l’experte.