La maison du docteur John-Joseph-Edmond Woods à Aylmer.

Les jolies maisons d'autrefois du secteur Aylmer

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : les maisons patrimoniales de la rue Principale à Aylmer.

Difficile de ne pas remarquer plusieurs de ces belles résidences de la bourgeoisie d’une autre époque situées dans le secteur Aylmer.  

Dans une chronique précédente, nous avions souligné la présence des maisons du docteur E.L. Quirk et Rajotte-Klock. Parmi les nombreux bâtiments patrimoniaux bien conservés, plusieurs autres maisons attirent encore les regards des nombreux passants qui déambulent sur la rue Principale dans le Vieux-Aylmer. Des panneaux ont été installés bien en évidence sur les trottoirs de la rue Principale pour permettre aux promeneurs de connaître leur histoire. 

La maison Woods, une jolie demeure en bois blanc située au 43 rue Principale, vaut la peine qu’on s’y attarde.  

Elle a été construite en 1883, pour le docteur John-Joseph-Edmond Woods, fils d’un des pionniers d’Aylmer, le maître de poste Joseph Robert Woods. 

Le docteur Woods exercera pendant huit ans dans une maison en location, soit l’ancienne demeure du docteur Harcourt Church.  

Il fait construire sa grande demeure après son mariage avec Corinne Bourgeois, qui était la fille du juge Jean-Baptiste Bourgeois. La maison servira de lieu de résidence au couple. Elle servira aussi de cabinet de médecin. La maison sera ensuite appelée le Castel blanc, nom qui est bien en évidence sur un panneau au sommet de la façade. 

Les archives du Réseau du patrimoine de Gatineau et de l’Outaouais soulignent qu’en 1885, les docteurs John Woods et John Church sont nommés vaccinateurs publics par le bureau de santé d’Aylmer. Le docteur Woods sera par la suite nommé officier médical et supervise l’inspecteur de la santé et du bien-être. Il pratiquera la médecine jusqu’à l’âge de 68 ans. 

Le docteur Woods a été élu maire d’Aylmer en 1898, siège qu’il occupera pendant deux ans.  

Il déménage ensuite à Lachine (près de Montréal) pour devenir inspecteur des asiles et prisons du Québec. Il est mort dans cette ville dix ans plus tard.  

Sa veuve est revenue vivre dans la maison d’Aylmer avec sa fille et son gendre, Rodolphe Malais, et ce, jusqu’à son décès. La maison restera dans la famille jusqu’en 1973.  

La bâtisse, qui est bien conservée, a subi des transformations avant les années 1910 avec l’ajout d’une baie vitrée en façade et la modification de sa galerie. 

Depuis les années 1990, elle abrite une étude notariale.

La maison Georges-McKay 

La maison du marchand Georges McKay, située au 53 rue Principale, a été construite en 1903.  

De style Queen Anne, la résidence est haute de trois étages.  

Elle comporte un belvédère (widow’s walk), un toit à faux comble et un porche circulaire. 

La maison du marchand Georges McKay dans le secteur Aylmer.

À noter que ses nombreuses dépendances de l’époque n’existent plus. La propriété comptait une écurie, des hangars et une remise pour voiture à chevaux, souligne-t-on dans les archives du Réseau du patrimoine de Gatineau et de l’Outaouais. 

La maison a été rachetée par Thomas Ritchie fils. Il était propriétaire de la scierie Ritchie, l’une des plus importantes au pays lorsque Georges McKay va s’installer à Ottawa.  

Depuis cette époque, l’immeuble a aussi changé de propriétaire. Comme le Castel blanc, elle a notamment aussi accueilli une étude notariale. 

Le café Mulligan 

La maison Glasnevin Hall, située au 149 rue Principale dans le secteur Aylmer, a été construite en 1908 par William George Mulligan. 

La maison Glasnevin Hall qui abrite aujourd'hui le café Mulligan.

Fils de James Mulligan, un immigrant irlandais qui a fait fortune comme boucher, boulanger et loueur de chevaux.  

La maison abrite aujourd’hui le café Mulligan.