Le père Georges Bouillon réalisé les plans de plusieurs églises, presbytères, chapelles et couvents, principalement dans le diocèse d’Ottawa.

Le père Georges Bouillon, architecte religieux

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : le père Georges Bouillon.

Le père Georges Bouillon n’avait pas de véritable formation en architecture, mais il est devenu par la force des choses architecte et décorateur de plusieurs églises construites dans la région.

Né à Rimouski le 11 février 1841, Georges Bouillon est le fils d’un cultivateur. Il fait son noviciat chez les Frères des écoles chrétiennes de Montréal de 1858 à 1865, révèlent les archives du Répertoire du patrimoine du Québec.

Après quelques mois aux États-Unis, il quitte la communauté religieuse pour poursuivre ses études au Séminaire de Rimouski de 1866 à 1867, puis au Collège d’Ottawa de 1867 à 1872. Il complète ensuite sa formation en théologie au Séminaire de Montréal.

Il est ordonné prêtre le 25 janvier 1874, et est nommé vicaire à la cathédrale Notre-Dame d’Ottawa et secrétaire de Mgr Thomas Duhamel, évêque d’Ottawa. Il devient curé de la cathédrale deux années plus tard, puis il occupe le poste de procureur du diocèse de 1883 à 1896.

Même s’il n’a pas de formation en architecture, le père Bouillon dessine en 1872 les plans de décor intérieur de l’église Notre-Dame-de-Grâce de Hull.

Entre 1876 et 1885, il conçoit l’architecture et l’ornementation de la cathédrale Notre-Dame d’Ottawa.

Pour réaliser ses plans, il fait alors appel à plusieurs artisans, ornementistes et sculpteurs, dont Philippe Pariseau, Flavien Rochon, Olindo Gratton et Philippe Hébert.

Entre 1883 et 1885, il fait deux voyages afin de parfaire ses connaissances en architecture. Il visite alors l’Angleterre, la France, l’Espagne, l’Italie, le Maroc, l’Algérie, la Palestine et la Turquie.

À son retour, il fait les plans de plusieurs églises, presbytères, chapelles et couvents, principalement dans le diocèse d’Ottawa.

Parmi ses nombreuses créations, il y a le presbytère (1880), l’église (1886) et le décor de l’église (1901) de Saint-François-de-Sales de Gatineau, le presbytère de Sainte-Angélique (1884) de Papineauville.

On compte également l’église de Saint-Dominique (1884) de Luskville, l’église Notre-Dame-de-Lourdes (1886) de Vanier, le presbytère de Saint-Hugues (1887) de Sarsfield, l’église de Saint-Isidore de Kanata (1887), la chapelle du couvent Notre-Dame-du-Sacré-Cœur des Sœurs grises (1888) d’Ottawa, de même que l’église Saint-Paul d’Aylmer et son décor intérieur (1904).

À partir de 1889, il effectue aussi des voyages en Nouvelle-Angleterre où il dessine les plans de plusieurs édifices religieux.

Puis, en 1891, il quitte Ottawa pour l’Angleterre, et entre à la Chartreuse de Parkminster pour terminer sa vie comme moine.

Toutefois, l’année suivante, il revient à Ottawa et prend sa retraite en 1907. Il est décédé à l’hospice Saint-Charles d’Ottawa en 1932.