Le chalet du Club de golf Rivermead est l’un des plus anciens chalets de golf de la ville de Gatineau.

Le chalet du Club de golf Rivermead

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : le chalet du Club de golf Rivermead.

Le chalet du Club de golf Rivermead, situé dans le secteur Aylmer à Gatineau, est l’un des plus anciens chalets de golf de la ville de Gatineau. 

Le chalet a été construit sur une ancienne ferme ayant appartenu à la famille McConnell, selon les archives du Répertoire du patrimoine culturel du Québec. 

En 1883, la famille McConnell a vendu une partie de sa ferme à l’homme d’affaires Ezra Butler Eddy.  

Puis, en 1900, la propriété est passée à la famille Armstrong qui la cède au Club de golf Rivermead, un club privé fondé en 1910 par des hommes d’affaires. 

Le Club y aménage le club de golf et ses diverses installations parmi lesquelles on compte la maison de ferme.  

Après un incendie de la maison en 1911, une grange sert de chalet temporaire qui comprend notamment les chambres des employés, aménagées sous les combles.  

Le Chalet est construit en 1914, devenant ainsi le deuxième à avoir été érigé sur le territoire situé entre Hull et Aylmer, où cinq terrains de golf avaient été déjà aménagés en 1925.  

En 1920, le club accueille les participants du 13e Omnium canadien.  

Puis en 1953, des travaux sont effectués sur le chalet, notamment l’agrandissement du salon des hommes et de la galerie, la construction de la salle des casiers et de la terrasse sur son toit en 1954, de même que la transformation de la cuisine en salon pour les dames et la construction d’une nouvelle cuisine en 1963.  

Plus tard, en 1986, d’autres importants travaux d’agrandissement sont exécutés. 

L’immeuble, cité dans l’inventaire du patrimoine bâti de la région de l’Outaouais, se démarque par son architecture inspirée du mouvement Arts and Crafts, qui a été populaire au Canada et aux États-Unis la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.  

Né d’une opposition à la révolution industrielle et à ses produits préfabriqués, le mouvement originaire d’Angleterre marque un retour à la production manuelle et les métiers traditionnels.  

L’édifice illustre des caractéristiques de cette architecture Arts and Crafts notamment avec son toit à deux versants à croupes, ses hautes souches de cheminée en brique, ses larges avant-toits, sa galerie partiellement couverte, ses larges avant-toits et les colonnes de la galerie. Elle rappelle l’influence de ce mouvement sur les bâtiments liés aux sports récréatifs et à la villégiature.