La maison Bourque-Prentiss au 104, rue Principale à Aylmer

Le Carré Bourque-Hudson et la maison Parker-Lindsay d’Aylmer

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : le Carré Bourque-Hudson.

Parmi les 80 maisons patrimoniales qui donnent un cachet unique au vieux-Aylmer, il y a la maison la maison Bourque-Prentiss, du 104 et 112 rue Principale (en face de la Place des Pionniers), et la maison Parker-Lindsay, du 7 rue Front.

La maison Bourque-Prentiss a été construite par Raymond Bourque en 1860, un pilote de bateau ayant vécu à Aylmer pendant une vingtaine d’années.

En 1888, Thomas Prentiss devient le propriétaire la maison et il y opère une quincaillerie. M. Prentiss a aussi été maire d’Aylmer de 1878 à 1879.

En 1914, le Dr Hudson a fait construire tout près, au 112 rue Principale, une imposante demeure en brique, de style victorien anglais, afin d’y loger sa famille et y installer son bureau de médecin à l’arrière de la maison. Le Dr Hudson pratiqua la médecine à Aylmer pendant 45 ans.

Au début du XXe siècle, M. Prentiss a vendu la maison au Dr Harry Percival Hudson, venu s’établir à Aylmer pour pratiquer la médecine. À l’époque, la maison avait des écuries. On y retrouvait aussi une véranda.

Une autre résidence, la maison John Smith, se trouvait déjà au coin des rues Principale et Park et le médecin la fit déplacer au 3, rue Park afin de construire sa nouvelle résidence et son bureau.

En 1993, un agrandissement a permis de réunir les deux immeubles, les maisons Bourque-Prentiss et Hudson, pour devenir le Carré Bourque-Hudson, un grand condominium commercial abritant plusieurs commerces au rez-de-chaussée et des bureaux à l’étage.

Les unités plus récentes reliant les deux maisons patrimoniales ont été dessinées en conservant le cachet patrimonial des maisons originales.

La maison Parker-Lindsay au 7, rue Front à Aylmer.

La maison Parker-Lindsay

La bâtisse est de style géorgien, tout comme l’immeuble voisin, l’Auberge Symmes. Cette maison est située dans l’aire de protection dont bénéficie l’Auberge Symmes par le gouvernement du Québec et fait partie intégrale du patrimoine riverain d’Aylmer.

En 1800, Harvey Parker achète le terrain où il construit quarante ans plus tard une maison pour son fils Ephraïm. Cette maison sera aussi appelée la maison Ephraïm Parker, de même que la maison Lindsay puisque cinq générations de Lindsay l’ont occupée pendant près d’un siècle, à partir de 1865, apprend-on sur le site de l’Association du patrimoine d’Aylmer.

Les Lindsay y ont opéré une fabrique de haches et bardeaux, ainsi qu’une scierie dans leur cour arrière. Les hangars ont été démolis en 1961 par les propriétaires de l’époque, qui ont réutilisé le bois afin de construire une galerie d’art sur le terrain voisin.

La demeure faite de pierre taillée a été construite modestement, sans trop d’ornementations. La porte centrale légèrement en retrait n’a ni fronton ni colonnes.

L’édifice a été restauré en gardant son cachet d’antan et a désormais une vocation commerciale.