L’édifice de l’ancienne gare abrite aujourd’hui un bureau d’information touristique, ainsi que l’économusée du chocolat, Chocomotive.

L’ancienne gare de Montebello

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : la gare de Montebello.

La gare de Montebello a été construite en 1931 par le Canadien Pacifique, avec une architecture de style « chalet suisse », qui s’agence avec le style en bois rond du Château Montebello situé non loin. 

Dessinée par les architectes Kent et White, la gare a été construite avec des billots de cèdre rouge montés à l’horizontale, selon une technique scandinave, d’après les archives du Répertoire du patrimoine culturel du Québec. 

Les billots provenaient des surplus arrivés à la Petite-Nation de la Colombie-Britannique et l’Ouest canadien par trains du CP pour l’érection du Château Montebello. 

Cette gare se trouvait dans l’axe du circuit transcontinental reliant les villes québécoises, canadiennes et américaines, dont Montréal, Ottawa, Québec, Chicago, Buffalo, Pittsburgh, Cleveland, Boston et New York. 

Toutefois, de 1972 à 1981, malgré le fait que la gare permettait encore d’accueillir des passagers, il n’y avait plus de personnel permanent pour les passagers. En 1981, la liaison ferroviaire Montréal-Lachute-Montebello-Ottawa est mise hors service. 

La gare est ensuite mise en vente par le Canadien Pacifique, et la Corporation de la gare de Montebello l’acquiert et la déménage sur son site actuel au centre de Montebello pour être transformée à des fins publiques. On y retrouve aujourd’hui un bureau d’information touristique, ainsi que l’économusée du chocolat, Chocomotive.

L’ancien couvent de Papineauville 

L’ancien couvent de Papineauville occupe une place importante dans l’histoire de l’éducation de cette localité qui était confiée à des communautés religieuses dès le début du XXe siècle. En 1900, la Congrégation des Sœurs de Sainte-Marie s’établit dans Papineauville, puis est remplacée en 1906 par les Filles de la Sagesse qui commandent la construction d’un couvent, au nord de l’église. 

L’édifice, aussi connu sous le nom d’académie Sainte-Jeanne-d’Arc, est alors érigé en 1907 et 1908. En 1922, les Sœurs Grises de la Croix (Sœurs de la Charité) reprennent l’enseignement au couvent et y résident jusqu’en 1966. Les Frères de l’instruction chrétienne occupent aussi une partie du bâtiment entre 1942 et 1949.  

C’est le chanoine Georges Bouillon (1841-1932) qui a réalisé les plans de cet édifice, de même que ceux de plusieurs églises de la région, de même que le presbytère de Papineauville.