Gérard Pezzani a été directeur adjoint d’Adojeune de 1991 à 2003. Un centre communautaire porte aujourd’hui son nom.

Deux généreux Gatinois d’adoption

Chaque semaine, Le Droit vous replonge dans le passé pour vous faire découvrir, une page à la fois, l’histoire de la région. Aujourd’hui : le centre communautaire Gérard-Pezzani et rue de l’Abbé-Ginguet.

Gérard Pezzani

Nommé en l’honneur de l’ancien directeur adjoint d’Adojeune, le centre communautaire Gérard-Pezzani est situé au 22 rue d’Auvergne à Gatineau.

Originaire de France, Gérard Pezzani a fait de Gatineau sa ville d’adoption où il s’est impliqué auprès des jeunes adolescents. Il a été directeur adjoint de 1991 à 2003 de cet organisme à but non lucratif, avant de décéder en 2003 à l’âge de 39 ans. Adojeune offre aux adolescents un lieu où socialiser, en plus d’offrir des activités diverses. Fondé en 1980, Adojeune avait comme premier objectif d’informer et sensibiliser la population et les adolescents à la problématique de la violence chez les jeunes. Aujourd’hui, Adojeune s’articule autour de trois grands aspects : venir en aide aux ados en difficulté, offrir une ressource d’hébergement d’urgence pour les jeunes et favoriser la participation des ados à des activités récréatives et communautaires. Adojeune regroupe trois maisons des jeunes à Gatineau et le bâtiment de la rue Auvergne abrite le siège social.

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L’Abbé Ginguet

Toujours à Gatineau, mais à une tout autre époque, un autre Gatinois d’adoption a laissé sa marque. La rue de l’Abbé-Ginguet a été nommée ainsi en l’honneur de Joseph-Gaspard-Suzanne Ginguet (1795-1880), premier curé résident de la paroisse Saint-François-de-Sales.

Il est né à Nancy, en France, en 1795. Ordonné prêtre en 1820, il quitte la France en 1830 lors de la Révolution française. Il dépose ses valises à Chambly où il enseigne pendant quelques mois avant devenir curé à Saint-Ambroise-de-Kildare et à Sainte-Mélanie, puis ensuite Saint-Jude. Il arrive à la paroisse de Saint-François-de-Sales en 1847. Il y restera jusqu’en 1865.

Dans le livre Histoire de la Province ecclésiastique d’Ottawa et de la colonisation de la Vallée de l’Ottawa, écrit par le révérend P. Alexis de Barbezieux en 1897, on peut lire que le « premier soin de nouveau curé (...) fut de transformer le misérable hangar qui servait de chapelle en une église convenable. Puis il bâtit un presbytère. Grâce à ses efforts et à son bon goût, l’église et le presbytère ont été terminés, et l’on peut dire qu’il eut été difficile d’obtenir davantage d’une congrégation pauvre et d’assez mauvais goût. » La population de voyageurs et de draveurs de Gatineau n’avait pas la meilleure réputation. Le curé Ginguet est décédé à Gatineau le 2 juillet 1880.