Sacrer comme un charretier (la suite)

Notre Histoire

Sacrer comme un charretier (la suite)

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISOITRE / Aussi loin que nous remontions dans l’histoire depuis Jésus-Christ, nous constatons des peines très sévères pour punir les blasphémateurs. Par exemple, en 538 ou 539, l’empereur d’Orient, Justinien, ordonnait d’arrêter les blasphémateurs et de les soumettre aux derniers supplices, rien de moins que la peine de mort !
Sacrer comme un charretier

Notre histoire

Sacrer comme un charretier

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Il y a longtemps que nous jurons au Québec, mais jamais, semble-t-il, autant qu’en ce début de XXIe siècle. Il est vrai que nous avons eu des ancêtres portés sur les jurons. Le roi de France, Henri IV lui-même, jurait abondamment. Son juron préféré : jarnidieu pour je renie Dieu (transformé en jarnicoton). Et que dire de Rabelais (1494-1553), cet auteur français qui, dans ses écrits, a été, avec plus de talents, le précurseur de certains humoristes québécois ? Son personnage, Gargantua, jurait avec régularité en disant reniguebieu, c’est-à-dire je renie Dieu.
La religion de nos parents

Notre histoire

La religion de nos parents

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Il y a une petite soixantaine d’années, l’Église catholique dominait presque tous les secteurs de la société québécoise, sauf les secteurs industriels.
La tragédie du Mont Obiou

Notre histoire

La tragédie du Mont Obiou

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / 1950 a été décrétée « année sainte » par le pape Pie XII et à cette occasion, il invite les catholiques du monde entier à faire pèlerinage à Rome.
L’Outaouais à l’urgence

Notre histoire

L’Outaouais à l’urgence

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / L’Outaouais à l’urgence est un mouvement qui a vu le jour au début des années 1970, dans l’ancienne ville de Hull, dans le but d’obtenir des services de santé adéquats dans la région. L’affaire a débuté par une menace de démission du personnel médical et infirmier de l’hôpital du Sacré-Cœur (Hull).
Les expéditions militaires françaises

NOTRE HISTOIRE

Les expéditions militaires françaises

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Un grand danger guettait les voyageurs qui naviguaient sur l’Outaouais : l’Iroquois qui détruit la Huronie en 1648-1649 et qui est en guerre avec les Français et leurs alliés. Pour échapper au massacre, 400 Hurons s’exilent à l’île d’Orléans, en 1649, par le chemin de l’Outaouais. La magnifique chute des Chaudières est devenue un lieu de tragédies. En 1642, une Algonquine, dont l’Histoire n’a malheureusement pas retenu le nom, est faite prisonnière par des Iroquois qui dévorent ses enfants. Désespérée, elle se jette dans le tourbillon de la chute d’où les guerriers ennemis la retirent pour la tuer de leurs mains.
La petite histoire de l’aréna Robert-Guertin

Notre histoire

La petite histoire de l’aréna Robert-Guertin

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / L’aréna Robert-Guertin, situé à Gatineau dans le quartier Île de Hull, fait les manchettes de la presse régionale depuis de nombreuses années. Retour sur l’histoire d’un aréna qui a longtemps été au cœur de nombreux événements sportifs, culturels et économiques de l’Outaouais.
Une mort annoncée

Notre histoire

Une mort annoncée

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Fondée en 1875, l’ancienne Ville de Hull disparaît en 2002 avec la fusion des municipalités du sud de la région de l’Outaouais. Pourtant, cette ville, dont l’établissement permanent datait de plus de deux siècles, était promise à un bel avenir… industriel.
Les pionniers de Gatineau

Notre histoire

Les pionniers de Gatineau

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / À part les nombreux articles consacrés à la famille de Philemon Wright, on sait peu de choses des premiers habitants de Gatineau. Et pourtant, les Wright n’ont pu faire leurs affaires sans un certain nombre d’employés dont plusieurs étaient des francophones ; parmi eux, la famille Charron-Miville.
Marie-Thérèse Archambault: une ado à la défense du français

Notre histoire

Marie-Thérèse Archambault: une ado à la défense du français

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Nous avons tous les jours l’occasion de défendre la langue française, langue qui malgré son statut officiel est bafouée quotidiennement en Outaouais. Le faisons-nous ? En avons-nous le courage? Voilà l’histoire d’une jeune adolescente, Marie-Thérèse Archambault, qui n’avait pas froid aux yeux et qui tenait à sa langue.
La grippe asiatique de 1957

Notre histoire

La grippe asiatique de 1957

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Depuis le début mars, nous sommes aux prises avec une pandémie, celle de la COVID-19. Ce virus n’est pas le premier à frapper la région. Il y a eu celui de la grippe espagnole en 1918, de la grippe asiatique en 1957, de la grippe de Hong-Kong en 1968 et le SRAS en 2003. La grippe asiatique A(H2N2) a créé un véritable remue-ménage en Outaouais en 1957.
La Grande guerre, les Français et l'Outaouais

Notre histoire

La Grande guerre, les Français et l'Outaouais

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / À la suite de l’assassinat de l’archiduc Joseph Ferdinand de Habsbourg et de sa femme, Sophie, le 28 juin 1914 à Sarajevo, l’Autriche-Hongrie sert, le 23 juillet, avec l’accord de l’Allemagne, un ultimatum en dix points à la Serbie avec l’obligation de donner une réponse favorable au plus tard le 26 juillet. Celle-ci, appuyée de la Russie, répond favorablement à l’ultimatum, le 25 juillet, sauf pour un point qui précise que les enquêteurs austro-hongrois pourront enquêter sur le territoire Serbe.
Accident ou crime ?

Notre histoire

Accident ou crime ?

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Il y avait, autrefois à Gatineau, dans le secteur Hull, aux intersections des rues Victoria, Laurier et Notre-Dame-de-l’Île, une splendide église appelée Notre-Dame-de-Grâce. C’était la troisième église construite dans ce quadrilatère. La première, dite chapelle de chantiers, avait été érigée en juin 1846 et était dédiée à Notre-Dame-de-Bonsecours. Transformée en école paroissiale en 1869, elle est détruite en 1873 à la suite d’un incendie. En 1868, on a commencé la construction du deuxième temple, une vaste église en pierre, qu’un incendie détruira le 5 juin 1888 dans la conflagration du « feu du marché ».
Louis Riel et ses complicités outaouaises

Notre histoire

Louis Riel et ses complicités outaouaises

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE — NOTRE HISTOIRE / Mars 1874. Les membres de la Chambre des communes, à Ottawa, sont sur le qui-vive : des rumeurs font état de la présence du chef métis Louis Riel, fondateur du Manitoba, à Hull et à la Pointe-Gatineau. Or, celui-ci est activement recherché par la police de l’Ontario pour l’exécution, en 1870, de Thomas Scott, un rebelle orangiste qui avait tenté de renverser, par la force, le gouvernement provisoire du Manitoba dirigé par Riel.
La célèbre affaire Dasken

Notre histoire

La célèbre affaire Dasken

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / En 1970, les entreprises Dasken veulent construire, dans l’ancienne ville de Hull, six immeubles en hauteur, quatre de dix étages et deux de seize étages, sur un terrain de la rue Saint-François dont le zonage ne serait pas apparu clair. Le maire Marcel D’Amour fait alors appel au conseiller juridique de la Ville, Me Roy Fournier (il est aussi député-ministre libéral), pour obtenir une opinion que le premier magistrat de la Ville ne trouve pas suffisamment explicite. Le Conseil municipal demande alors un deuxième avis juridique à son conseiller qui répond que la Ville peut accorder un permis de construction sur le terrain en question. C’est ainsi que débute la célèbre «affaire Dasken» qui éclaboussera la gent politicienne hulloise.
Les ponts de l’Outaouais

Notre histoire

Les ponts de l’Outaouais

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / À combien d’endroits peut-on traverser la rivière des Outaouais à pied sec sans emprunter un traversier ? Nous pouvons traverser la rivière à onze endroits : Témiscaming-Thorne (barrage), Rapides-au-Joachim (barrage), le pont de l’Île-aux-Allumettes (île aux Allumettes-Pembroke), Portage-du-Fort (barrage), le pont Champlain, le pont ferroviaire Prince-de-Galles, le pont des Chaudières, le pont du Portage, le pont Interprovincial (dit Royal Alexandra), le pont Cartier-Macdonald et le pont du Long-Sault (Grenville-Hawkesbury) qui a remplacé le vieux pont Perley.
L’explosion de 1910

Notre histoire

L’explosion de 1910

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Pendant plus d’un siècle, de nombreuses carrières ont été en exploitation à Gatineau, particulièrement dans le secteur Hull. Elles appartenaient à la famille Wright, à un certain Gibbons et à l’International Cement Co. devenu avant sa fermeture Ciment Lafarge Canada. Pour extraire de ces carrières les matériaux de construction — pierre, en chaux et ciment —, il fallait de puissants explosifs. C’est pourquoi, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, une industrie d’explosifs a pris naissance à Hull.
L’Affaire Savignac

Notre histoire

L’Affaire Savignac

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Joseph Savignac était un drôle de zigoto. Dans le recensement du Canada de 1901, pour la ville d’Ottawa, il se déclare être un Hydro Physician né en France le 28 janvier 1868, ce qui est faux. De fait, notre homme est issu de parents québécois pure laine et a vu le jour dans le comté de Lanaudière au Québec.
Héros des Chaudières

Notre histoire

Héros des Chaudières

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CHRONIQUE — NOTRE HISTOIRE / On a peine à imaginer, aujourd’hui, à quoi ressemblaient les rives de la rivière des Outaouais, à Hull et même à Ottawa, à la fin du XIXe siècle. Elles sont alors occupées par de hautes piles de planches coupées par les scieries – 6 millions de mètres dans les années 1850, 61 millions en 1871 –, pour la plupart situées aux Chaudières, c’est-à-dire de part et d’autre des chutes des Chaudières. Ces planches sont coupées par 1 200 scies activées par la seule force du courant des chutes. Dans les années 1880, les Chaudières constituent un immense complexe industriel où plus de 5 000 ouvriers suent sang et eau.
La légende du lac des Fées

Notre histoire

La légende du lac des Fées

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
Les chagrins d’amour, qui parfois «durent toute la vie», ne sont pas toujours dus à l’intransigeance des parents. De tout temps, il y a eu de jeunes hommes volages pour briser le coeur de leur fiancée et des jeunes filles capricieuses pour faire subir mille tourments à leur soupirant. L’inconstance amoureuse est au moins aussi ancienne que les relations hommes femmes, comme le prouve la plus vieille histoire d’amour de l’Outaouais.
Les cimetières de l’Outaouais

Notre histoire

Les cimetières de l’Outaouais

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
Fidèle reflet de nos villes, le cimetière immortalise l’individu, mais aussi sa classe sociale et parfois son appartenance ethnique. On trouve là des stèles de toutes les époques de notre histoire locale, des pierres qui marquent les lieux de sépulture d’illustres personnages d’autrefois, des croix de fer si rouillées qu’on n’y distingue plus les noms qui y ont été gravés jadis et, bien souvent, une fosse commune où on y ensevelit les sans-le-sou, les plus humbles de notre société où les pendus, et les individus non identifiés.
Hull réduite en cendres

Notre histoire

Hull réduite en cendres

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CHRONIQUE — NOTRE HISTOIRE / Hull, le soir du 25 avril 1900. La famille Guimond — Napoléon, 21 ans, son épouse Malvina Forget, 19 ans, et leur enfant de 8 mois, Lorenzo —, emménageait au 101 de la rue Chaudière (Saint-Rédempteur), sur la falaise surplombant le petit lac Minnow. Le lendemain matin — un jeudi —, un soleil radieux luttait contre le fort vent du nord-ouest qui balayait les toits de bardeaux noircis des maisonnettes. Jusqu’à ce jour, le printemps avait été plutôt doux, et en ce matin tragique du 26 avril le mercure indiquait 17,2 °C. Napoléon Guimond s’était levé de bon matin pour aller travailler. 
Quand les trains voguaient sur la rivière

Notre histoire

Quand les trains voguaient sur la rivière

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
CHRONIQUE – NOTRE HISTOIRE / Pendant une centaine d’années, la population outaouaise a principalement vécu de l’exploitation de la forêt de la Gatineau, de la Petite-Nation et du Pontiac. Les grands pins blancs et les chênes de la forêt outaouaise, une fois équarris, étaient exportés en Europe où ils ont été employés, de 1806 à 1840, à maintenir l’hégémonie des flottes commerciales et militaires de l’Empire britannique. Puis, ces arbres, de même que d’autres essences, ont été découpés en planches et exportés principalement vers les États-Unis. Cette industrie a véritablement donné naissance à nombre de municipalités outaouaises dont Gatineau, l’ancienne ville de Hull et Maniwaki.
Des héros ordinaires

Notre histoire

Des héros ordinaires

Raymond Ouimet
Collaboration spéciale
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, les véritables héroïnes et héros de notre coin de pays ont rarement une rue ou une école à leur nom. Ces distinctions honorifiques sont généralement réservées aux politiciens, aux gens d’affaires et aux vedettes du sport. Je veux aujourd’hui rappeler la mémoire de quelques-unes de ces personnes, dont deux qui sont allés jusqu’au sacrifice suprême. Croyez-le ou non, il est arrivé que l’on rende hommage à la victime sauvée plutôt qu’à ses sauveteurs.