Notre histoire

Jacques Gréber et sa vision d’une ville propre

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : l’architecte-urbaniste français Jacques Gréber.

L’aménagement de la grande région d’Ottawa-Gatineau est encore aujourd’hui marqué par la vision de l’architecte et urbaniste français Jacques Gréber, honoré par la ville de Gatineau en donnant son nom à une des principales artères commerciales.

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Marie Curie, une femme d’exception

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : Marie Curie, une scientifique exceptionnelle.

Les travaux de Marie Curie auront permis des découvertes ayant révolutionné le domaine des sciences. Et sa grande détermination à repousser les barrières qui se dressaient devant elle reste une inspiration pour la cause de femmes, plus particulièrement dans le domaine scientifique.

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Le bâtisseur Jim Bisson

Chaque semaine, «Le Droit» vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : l’ingénieur et entrepreneur Jim Bisson.

Plus de 3000 logements du secteur Hull, dont la maison de mon enfance sur la rue Durocher à Hull, et plusieurs immeubles du parc immobilier dans la région ont été construits par l’ingénieur et entrepreneur hullois Jim Bisson.

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Chez Marie Burger

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : Madame Burger, du Café Henry Burger.

Pendant plusieurs décennies, le restaurant café Henry Burger a été le lieu de rencontres du monde politique, des gens d’affaires et autres personnalités de la région de la capitale fédérale. Avec son époux Henry, Marie Monnin Burger, une femme d’affaires remarquable, aura joué un rôle prédominant pour assurer la réputation et la notoriété de ce restaurant, qui fut l’un des plus prestigieux au pays. Pour rendre hommage à cette femme qui a continué à recevoir ses clients jusqu’à 80 ans, malgré le fait qu’elle était en fauteuil roulant, la Ville de Gatineau a désigné la rue Marie-Burger du secteur Hull en son honneur. 

Dans Histoire de Marie Monnin Burger (Michelle Guitard, janvier 2013, Commission de toponymie de Gatineau), on indique que Marie Anna Angéline Monnin est née le 2 juin 1893, à Bassecourt dans le Jura.

Ses parents, Georges Monnin et sa mère Marie Gisiger s’établiront à Porrentruy, en Suisse, près de la frontière française, pour y ouvrir une auberge. La santé de sa mère étant fragile, Marie deviendra aubergiste avec son père. Mais en 1920, alors qu’elle a 27 ans, elle reçoit la visite de Henry Burger, alors âgé de 43 ans et originaire du même endroit. Cette rencontre change le parcours de sa vie.

Henri Burger a immigré à New York à l’âge de 16 ans, pour devenir maître d’hôtel réputé dans de grands établissements comme le Waldorf Astoria. Après plusieurs voyages, il immigre au Canada en 1911. Il poursuivra sa carrière au Château Laurier à Ottawa, quelques années plus tard. 

Le 4 octobre 1920, il épouse Marie dans leur village natal. Les nouveaux époux s’installeront sur la rue Water, à Ottawa, peu de temps après.  

Le restaurant fait fureur 

En 1922, le couple ouvre le restaurant le Café Henry et la taverne Henry, au 127 rue Principale à Hull. Le restaurant Henry fait fureur. « Ils avaient engagé un chef cuisinier de Paris et, en 1925, il y avait 18 employés qui travaillaient pour eux. Le décor soigné et les fleurs fraîches sur les tables attiraient la clientèle. Ils préparaient aussi des banquets et des réceptions », souligne Michelle Guitard. 

En octobre 1928, Henri Burger achète la maison construite en face du palais de justice et avec le soutien financier de deux partenaires, il transforme le bâtiment pour en faire l’Hôtel chez Henri, un hôtel de 32 chambres, où il réside avec Marie qui en devient gérante et directrice. 

« Le succès de l’hôtel est d’ailleurs largement dû à Marie Burger, selon les nombreuses remarques faites dans le livre d’autographes. Elle y est présente et très appréciée, et peut-être davantage que son célèbre époux. On la félicite pour ses mets et on la complimente pour son accueil chaleureux. De toute évidence, c’est elle qui est l’hôtesse de la salle à manger et ses invités de marque viennent de tous les continents », nous rappelle Michelle Guitard. 

Malgré le succès de l’établissement et la grande réputation d’Henri Burger et de Marie Monnin, le krach boursier frappe. La compagnie Chez Henri Limited déclare faillite le 30 décembre 1930. Henri perd tout, mais puisque le couple est marié en séparation de biens, Marie obtient un prêt de la banque après avoir donné en gage ses bijoux auprès de l’avocat Wilfrid Ste-Marie.

En août 1932, elle ouvre un autre restaurant tout près, au 11 rue Laval, appelé le Café Henry Burger. Sous la direction de Marie Burger, l’établissement gagne en réputation et, deux années plus tard, le prêt est déjà remboursé. M. Burger y sera maître d’hôtel jusqu’à son décès en 1936.

En 1943, après deux incendies, le restaurant déménage. Marie Burger a acheté une maison de style classique édouardien, le 69 rue Laurier, grâce à l’appui de quelques amis.

« Bien que le restaurant portât le nom d’Henri Burger, c’était connu, on allait chez Madame Burger. Hôtesse toujours présente et chaleureuse, elle accueillait personnellement ses clients, si bien qu’elle était connue et fort appréciée », nous rappelle Michelle Guitard. 

Surnommée la Doyenne de l’art culinaire canadien, Marie Burger décède à Hull, le 4 décembre 1973. En 1982, Robert C. Bourassa achète la propriété. Après plusieurs années, le Café Henry Burger ferme ses portes en 2006, pour faire place à un autre restaurant. 

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L’empire d’Henry Franklin Bronson

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : l’entrepreneur forestier Henry Franklin Bronson.

Henry Franklin Bronson, membre d’une famille bien connue du nord-est des États-Unis, est venu s’installer à Bytown avec sa famille en 1853. C’est d’ailleurs ici qu’il a fait fortune alors que l’industrie forestière était en plein essor de la région. La Ville d’Ottawa l’a honoré en nommant une des principales artères rue Bronson, qui mène du centre-ville jusqu’à l’aéroport international d’Ottawa. 

Né le 24 février 1817 dans le canton de Moreau, New York, Henry Franklin Bronson est le fils d’Alvah Bronson et de Sarah Tinker. En novembre 1840, il épouse Editha Eliza Pierce, et ils auront trois fils et une fille. Il meurt le 7 décembre 1889 à Ottawa, selon les archives de la Société d’histoire du Canada. 

Établi en 1853 à Bytown avec sa famille, Bronson devient rapidement un membre éminent de l’American Society, qui réunit des entrepreneurs américains tels William Perley et Ezra Butler Eddy, venus s’établir dans la région pour mettre sur pied une industrie de sciage. 

Bronson crée un vaste empire, de Mattawa, en Ontario, à New York aux États-Unis, avec un chiffre d’affaires de plus de 1 million $ par an, une somme importante à l’époque. À eux seuls, ses moulins d’Ottawa emploient plus de 300 hommes. Il contribue à l’établissement de l’industrie du bois de sciage qui révolutionnera la structure économique et sociale de la région.  

Sa femme et lui prennent une part active dans des groupements philanthropiques. Partisan important du parti libéral fédéral et provincial, il utilise sa compagnie comme machine politique.  

Un agronome 

Henry Franklin fait ses études à la Poultney Academy au Vermont, où il se spécialise en agronomie et apprend les rudiments de la foresterie. Une fois son éducation terminée, il travaille en tant que commis dans l’entreprise forestière de John J. Harris du canton de Queensbury, New York. En 1840, ce dernier achète d’importants peuplements de pins blancs, dans la région des lacs du cours supérieur de l’Hudson, y construit des moulins et fait de Bronson son deuxième associé.  

La nouvelle société, la Harris and Bronson Company, développe d’intéressants marchés pour son bois dans les villes florissantes de Boston et de New York, mais en 1848 constate que ses ressources en bois deviennent de plus en plus restreintes. Bronson entreprend donc un voyage de recherche en haut de la vallée de l’Outaouais. Très impressionné, il recommande de transférer l’entreprise au nord. 

Peu disposé à déplacer ses moulins dans une colonie étrangère, Harris est plus enclin à investir dans les pinèdes du Michigan. Quoi qu’il en soit, lorsqu’on annonce en 1852 la mise en vente des beaux sites de barrage des chutes de la Chaudière près de Bytown, il décide de visiter la région. 

Les citoyens, avides de voir de nouvelles industries s’implanter dans leur ville, convient Harris à un banquet et lui promettent de ne pas accepter les offres concurrentielles d’autres compagnies si la sienne investit dans quelques sites de barrage que ce soit, nous indiquent les archives. 

Après avoir obtenu cette garantie, la Harris and Bronson Company acquiert des sites de barrage sur l’île Victoria, tout près des chutes de la Chaudière.  

Vers la fin de 1852, la compagnie construit un moulin avant-gardiste. Avec ce nouveau moulin et ses concessions de bois de première qualité, la compagnie jouit d’une excellente position pour approvisionner ses marchés traditionnels du nord-est des États-Unis, et la signature du traité de réciprocité entre les États-Unis et l’Amérique du Nord britannique en 1854 favorise son développement et son expansion.

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Metcalfe, gouverneur de la province du Canada

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : Charles Theophilus Metcalfe.

La rue Metcalfe, située au cœur de la capitale fédérale, à un jet de pierre de la colline parlementaire, tire son nom du baron Charles Theophilus Metcalfe, qui s’est inscrit dans l’histoire comme gouverneur de la province du Canada, dès 1843, à un moment où la colonie était en pleine période de crise.

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Tracer son chemin à Aylmer

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : trois noms qui ont marqué le secteur Aylmer.

Jean-Wilfrid Lavigne
Le boulevard Wilfrid-Lavigne, qui traverse une partie du secteur Aylmer du nord au sud, tient son nom de l’ancien maire d’Aylmer, Jean-Wilfrid Lavigne. Né à Aylmer en 1897 et décédé en 1958, M. Lavigne a été maire de la municipalité de 1935 à 1941.

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Le boulevard du maire Moussette

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : Alphonse Moussette.

Le boulevard Moussette à Gatineau, une artère traversant du nord au sud le quartier où se trouve l’Hôpital de Hull, tire son nom d’Alphonse Moussette (1892-1951), l’ancien maire de Hull et homme d’affaires qui aura marqué à sa manière la « petite histoire » de la ville, alors que prolifie les maisons de jeu et le crime.

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Le roi du bois

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : le roi de l’industrie du bois.

Tout jeune, John Rudolphus « J.R. » Booth construisait des moulins et des ponts miniatures sur le petit ruisseau traversant la ferme de son père. Il était alors loin de se douter que son passe-temps allait faire de lui un riche industriel et une figure marquante dans le développement de la région de la capitale. À Ottawa, la rue Booth lui fait honneur comme bâtisseur. Roi de l’industrie forestière, sa fortune a été évaluée à plus de 100 millions $. Jamie Benidickson raconte, dans une biographie publiée dans le Dictionnaire biographique du Canada, que Booth comprenait l’économie régionale de la vallée l’Outaouais et ses liens avec le commerce international aussi bien, sinon mieux que ses pairs.

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James Patrick Maloney, l’hôtelier qui a fait sa marque

Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région. Aujourd’hui : l’homme qui a donné son nom au boulevard Maloney.

Le boulevard Maloney, une des artères les plus achalandées de l’Outaouais, traversant le secteur Gatineau d’est en ouest, tire son nom d’une famille irlandaise venue s’établir en Outaouais au XIXe siècle.