Il y a deux ans, le maire Jim Watson (gauche) a accueilli Steve Kanellakos (droite) comme nouveau directeur général de la Ville d’Ottawa.

«Next question, please»

CHRONIQUE / Cette chronique s’adresse surtout aux employés du bureau des relations avec les médias de la Ville d’Ottawa.

Salut chers amis, chères amies. J’aurais quelques questions à vous poser. Et ce serait fort apprécié si vous pouviez trouver un petit instant cette semaine pour répondre à chacune d’elles.

Le 2 mai 2016 - il y a deux ans - le maire Jim Watson a accueilli Steve Kanellakos comme nouveau directeur général de la Ville d’Ottawa. M. Kanellakos avait toutes les compétences requises pour le poste, sauf une. Il ne parlait pas français. Et comme vous le savez sûrement, la politique du bilinguisme de la Ville d’Ottawa stipule que «tous les candidats externes considérés pour des postes de gestion de niveau 1 à 3 (le poste de Directeur général est classé niveau 1) doivent être bilingues».

Mais cette même politique stipule cependant que si un candidat ne répond pas aux exigences linguistiques à l’embauche, celui-ci doit atteindre les compétences linguistiques du poste en suivant une formation offerte par la Ville. Ce que M. Kanellakos a promis de faire.

Voici d’ailleurs ce qu’il a déclaré il y a deux ans: «C’est important pour moi et c’est important pour la Ville. J’ai pris un engagement envers le maire et le conseil municipal de m’inscrire immédiatement à des cours de français». Et à un journaliste de Radio-Canada il ajoutait qu’il voulait apprendre la langue de Molière considérant «l’importance de la communauté francophone».

On l’a cru. On l’a applaudi. On l’a embauché.

Or, pas plus tard que la semaine dernière, M. Kanellakos a (encore) refusé de répondre en français aux questions que lui posaient les journalistes francophones lors d’un point de presse.

Voici donc ma liste de questions:

1. M. Kanellakos suit-il réellement des cours de français ?

2. Si oui, combien d’heures par semaine M. Kanellakos consacre-t-il à ces cours ?

3. Qu’enseigne-t-on au juste dans ces cours de français offerts par la Ville ?

4. Combien coûtent annuellement ces formations offertes aux cadres unilingues anglophones ?

5. Combien d’années accordez-vous à M. Kanellakos pour qu’il parvienne à apprendre un français assez convenable pour pouvoir répondre aux questions des journalistes, voire des citoyens francophones d’Ottawa ? Deux autres années ? Dix autres années ?

6. Qu’adviendrait-il si M. Kanellakos refusait de suivre cette formation linguistique ?

Et ma dernière question est celle-ci: M. Kanellakos accepterait-il qu’un journaliste du Droit l’accompagne à l’un de ses cours de français ?

Alors voilà. Vous avez mon adresse courriel, chers amis des relations avec les médias. Et certains d’entre vous ont mon numéro de cellulaire. J’attendrai impatiemment vos réponses.

En vous remerciant d’avance.

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Triste nouvelle en terminant...

Mes sincères condoléances à la famille et aux proches de M. Jean-François Milotte qui a rendu l’âme mercredi dernier à l’âge de 83 ans.

Comptable de profession, M. Milotte a été pendant 20 ans président du conseil d’administration de Maison Fraternité, un centre de traitement pour toxicomanes situé dans le secteur Vanier.

Pendant ces 20 années, «M. Milotte a été l’un des architectes de la croissance et de l’évolution de Maison Fraternité, lui donnant un pignon sur rue permanent et offrant un gîte et des services aux jeunes et aux adultes, hommes et femmes», a indiqué le directeur général de Maison Fraternité, Yvon Lemire.

La communauté franco-ontarienne a perdu un grand. Merci pour tout, M. Milotte.

Le service religieux aura lieu jeudi, à 10 h 30, en l’église Notre-Dame-de-Lourdes à Vanier.