Dyane Adam a quelque peu vendu la mèche concernant la survie de l'Université de l'Ontario français.

Minuit moins une pour l’Université de l’Ontario français

CHRONIQUE / Le couperet devait tomber sur l’Université de l’Ontario français le 15 janvier. C’était en tout cas la date décrétée par le gouvernement progressiste-conservateur après le « jeudi noir ». Sauf que Dyane Adam a quelque peu vendu la mèche avant l’heure en fin de semaine dernière.

Dans les colonnes du journal Le Droit, la présidente du conseil de gouvernance de l’UOF a assuré qu’une annonce pour la survie de l’institution était imminente.

Difficile encore de savoir la teneur de cette communication dont les détails sont attendus dans les prochaines heures. Mme Adam est restée vague, laissant toutefois entendre qu’il s’agirait d’un fonds qui « permettrait à l’Université de poursuivre les activités liées à son mandat, mais qui s’inscrit dans un autre programme que celui de l’entente normale fédérale-provinciale ».

Car le gouvernement fédéral est libre de financer comme bon lui semble des projets dans les différentes provinces. La plupart du temps, cela se fait sous forme d’ententes entre les deux paliers gouvernementaux. C’est d’ailleurs sur ce modèle que La Cité collégiale à Ottawa en 1990 (le tout à hauteur de 50 millions de dollars), puis le Collège Boréal à Sudbury en 1995 (pour 30 millions de dollars), avaient vu le jour.

Et même si aucune entente n’est gravée dans le marbre, le fédéral peut tout de même juridiquement agir à sa guise par un investissement direct. Une démarche non sans risques pour certains. Cette option possiblement sur la table pour l’UFO est parfois vue comme un manque de responsabilisation des provinces. D’un autre côté, l’Ontario conserve le droit d’interdire tout financement d’Ottawa, même si cela parait peu probable dans le cas de l’université.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.