Le Droit
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Ma dépendance...

Marie-Sol St-Onge

Ma dépendance...

CHRONIQUE / Voilà, je l’avoue, j’ai une dépendance. Quand je suis en manque, ça me paralyse. Si je n’ai pas ma dose chaque nuit, le réveil peut être désagréable. Sans elle, je fonctionne nettement très mal. Tout est plus ardu, difficile. Le pire, c’est quand il y a une interruption de service inattendu. Si ça arrive au moment où j’en ai le plus besoin, c’est terrible, je me sens alors complètement vulnérable. J’aurais beau essayer d’arrêter, je sais que désormais, j’en aurai toujours besoin. Voilà, je l’avoue, je suis dépendante… à l’électricité.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Une simple balade à vélo

Marie-Sol St-Onge

Une simple balade à vélo

CHRONIQUE / Chaque fin de semaine, des milliers de couples en congé se réveillent presque au même moment. Café, douche, petit déjeuner, tout le monde vit en simultané. Une fois la routine matinale des jours de repos accomplie, une question résonne en chœur dans de nombreux foyers: «Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui?» La réponse est cependant autant diversifiée qu’il existe de possibilités. Avec quatre membres amputés, les choix sont évidemment plus limités. Ou plus compliqués. Qu’à cela ne tienne: «Aujourd’hui, c’est du vélo qu’on fait!»
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Trop tôt pour travailler?

Marie-Sol St-Onge

Trop tôt pour travailler?

CHRONIQUE / La pénurie de main-d’œuvre a libéré de nombreux postes dans des secteurs où de plus en plus de jeunes répondent à l’appel des employeurs en détresse. Même si l’intérêt pour le travail est manifesté par l’enfant et que l’on est encore loin des usines qui les exploitent dans d’autres pays, il reste que permettre aux petits ados de travailler est une tendance populaire qui demande réflexion et encadrement. Les moins de seize ans ne sont dorénavant plus une exception sur le marché du travail, et ce, bien avant que la cloche sonne pour annoncer le début des vacances d’été.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Toucher ses racines

Marie-Sol St-Onge

Toucher ses racines

CHRONIQUE / J’attends patiemment dans la voiture, les vitres baissées. Mon fauteuil roulant est resté à la maison afin de libérer l’espace dans le hayon. Le soleil est magnifique. L’été déploie ses charmes en faisant danser les flocons de pollen comme des confettis. Mon amoureux est de retour. Il pousse un chariot contenant des fournitures pour le jardin. Le dernier sac de terre chargé dans l’auto, il ne lui reste qu’à déposer les deux plantes achetées pour grimper dans le treillis. En refermant la porte arrière, un doux courant d’air transporte jusqu’à mes narines cette bonne odeur de terre humide et de végétaux qui en profitent.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Comme une paire de souliers

Marie-Sol St-Onge

Comme une paire de souliers

CHRONIQUE / Assis derrière son bureau, Francis Chevalier vaque à ses tâches au travail. Quand il ne s’occupe pas de facturation ou de comptabilité pour son employeur qui œuvre dans le domaine du transport et de la mécanique, il gère la répartition des camions, s’occupe des achats de pièces et assiste ceux qui travaillent dans le garage. Si un accident de quatre roues n’était pas venu bouleverser ses plans, il aurait probablement gagné sa vie en conduisant lui-même les semi-remorques. Opérateur de machinerie lourde, manœuvre et conducteur de classe 1, le passionné des camions a dû se réinventer après être «tombé en fauteuil roulant».
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Bye bye Bruno!

Marie-Sol St-Onge

Bye bye Bruno!

CHRONIQUE / Depuis qu’il est sorti de ma vie, je ne m’en porte pas plus mal… En fait, j’oserais dire que c’est beaucoup mieux ainsi. Pourtant, il était très présent, voire incontestablement utile. Or, le côtoyer n’était pas un choix. J’étais, pour ainsi dire, obligée de m’en servir presque chaque jour. Je croyais même qu’il allait me suivre au gré de mes déplacements ad vitam aeternam. J’étais loin d’envisager que le passage de Bruno dans mon existence allait être écourté et surtout, que son départ serait carrément salutaire.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Le pourcentage que l’on devrait retenir

Marie-Sol St-Onge

Le pourcentage que l’on devrait retenir

CHRONIQUE / Je ne sais pas pourquoi on est ainsi fait, mais il semble que peu importe notre degré de positivisme, on a tendance à se rappeler davantage de l’infime pourcentage de mauvaises expériences que de la balance pourtant beaucoup plus agréable à se souvenir. Même en étant conscient du phénomène, il est plutôt difficile de l’éviter. La brûlure que peut provoquer une phrase, un geste ou une absence de geste reste marquée dans nos mémoires. Ça prend parfois tellement d’espace dans nos esprits qu’on en oublie de remonter l’essentiel à la surface.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Ils sont de retour...

Marie-Sol St-Onge

Ils sont de retour...

CHRONIQUE / Ça fait quelques mois qu’ils hibernent. On ne les a presque pas vus de tout l’hiver. Quelques-uns ont pourtant été aperçus dans les centres commerciaux ou dans les magasins à grande surface. Bien sûr, les plus téméraires ont continué de sortir pour s’acheter des provisions ou même pour se rendre au travail. Reste que la majorité des gens en fauteuil roulant évitent d’aller se promener dans la gadoue lorsqu’elle recouvre les trottoirs. Avec l’arrivée du beau temps, vous risquez fort de rencontrer l’un de ces spécimens sur quatre roues. Peut-être éprouverez-vous une certaine gêne. Peut-être est-ce parce que vous ne savez pas quoi faire ou ne pas faire en présence d’une personne handicapée. J’ai assurément de petits conseils à partager avec vous.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Un ménage du printemps, différent !

Marie-Sol St-Onge

Un ménage du printemps, différent !

CHRONIQUE / À l’extérieur, la machine tonitruante vient de procéder à un premier passage. Les murs de mon atelier ont même vibré sous l’effort soutenu de la balayeuse de rue. Ça y est! C’est le signal que le travail printanier est bel et bien entamé. Le nettoyage des rues donne le coup d’envoi. Peu à peu, les citoyens raclent leurs terrains au rythme des belles journées. Débarrassée des feuilles tardives à tomber en automne, l’herbe fripée et jaunie par les précédentes couches de neige semble se délecter du traditionnel grattage. C’est également à cette période de l’année que le désir de nettoyer la maison de fond en comble se fait sentir. On pourrait croire que le fait de ne plus avoir de mains pour frotter est une chance à saisir pour être dispensée de corvées… mais non.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Quand on bouge, tout roule!

Marie-Sol St-Onge

Quand on bouge, tout roule!

CHRONIQUE / Nombreux sont les témoignages et les études qui le confirment: le sport et l’activité physique apportent beaucoup de positif à celui ou celle qui le pratique. Les bénéfices, autant pour le corps que pour l’esprit, ne sont plus à prouver. Tout le monde gagne à se tenir en forme et les personnes en situation de handicap ne font évidemment pas exception. Malgré les limitations, qu’elles soient d’ordre physique, intellectuelles ou les deux, il est tout aussi important de bouger. Plusieurs ont choisi la compétition pour se motiver, car pratiquer un sport aux côtés de ses compères est plus qu’une façon de garder la santé, c’est aussi une excellente manière de s’amuser et de s’accomplir.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Le chocolat et moi

Marie-Sol St-Onge

Le chocolat et moi

CHRONIQUE / Si certains sont de type sucré et que d’autres sont plutôt salés, moi, je suis sans contredit de type chocolaté! Pour ma part, et c’est bien personnel, un dessert n’est pas un dessert s’il n’a pas un peu de chocolat à offrir. De toute façon, le chocolat s’accorde avec tout. On peut le cuisiner avec des fruits, l’enrouler dans une pâte feuilletée, l’étendre sur un gâteau, le monter en mousse ou le mettre en vedette comme dans les succulents brownies. C’est bien simple, tout est bon avec du chocolat! Née dans une famille granola, où la crème Budwig avait remplacé les déjeuners de la semaine et où le sucre raffiné était considéré comme l’ennemi juré des gens en santé, j’attendais impatiemment la fête de Pâques, la fête du chocolat.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
L’étiquette, un badge d’inclusion ou d’exclusion?

Marie-Sol St-Onge

L’étiquette, un badge d’inclusion ou d’exclusion?

CHRONIQUE / Qui souhaite être embauchée, choisie ou nommée en fonction de son origine, son handicap ou son genre? C’est tout de suite ce qui m’est venu en tête lorsque j’ai lu le tweet de Guy Nantel qui soulignait l’exclusion de «l’homme blanc non handicapé». Un appel de candidatures de l’Université Laval pour une chaire de recherche en biologie n’y va pas par quatre chemins. On indique clairement que seuls les candidats s’étant auto-identifiés à l’une des catégories sous-représentées pouvaient être retenus. Le message est clair: si le postulant n’est ni une femme, ni un Autochtone, ni en situation de handicap ou appartenant à une minorité visible, il n’a aucune chance.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Pas le bon temps pour être hypocondriaque

Marie-Sol St-Onge

Pas le bon temps pour être hypocondriaque

CHRONIQUE / Depuis le début de la pandémie, j’ai dû attraper le vilain coronavirus une bonne dizaine de fois… si ce n’est pas davantage. Plus souvent qu’autrement, j’ai gardé cette boule d’angoisse tapie dans un recoin de mon cerveau. J’ai volontairement refoulé cette horrible peur de tomber malade, généralement avec succès. Faut dire que j’éternue régulièrement, je passe mes nuits avec le nez bouché et mes journées avec les narines trop sèches. Chaque matin, je remplis un ou deux mouchoirs. Il arrive même qu’un petit mal de gorge se pointe pendant quelques heures. Heureusement, malgré les symptômes bel et bien réels, c’est en partie dans ma tête que ça se passe. Je n’ai pas (encore) eu la COVID-19 (je touche du bois) ! J’ai plutôt une rhinite vasomotrice agrémentée d’une pincée d’hypocondrie légère.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Vivre le moment présent grâce à Katia

Marie-Sol St-Onge

Vivre le moment présent grâce à Katia

CHRONIQUE / C’est une petite boule d’amour au syndrome extrêmement rare qui est entrée dans une famille, il y a 16 ans et des poussières. Cela aura pris presque autant de temps pour mettre un nom sur ce qui explique sa différence. Le diagnostic est finalement établi, la belle Katou est née avec le syndrome Temple-Baraitser, comme pour seulement une trentaine d’autres personnes à travers le monde. La Semaine québécoise de la déficience intellectuelle prenait fin hier, mais la vie des familles qui vivent avec une personne lourdement handicapée se poursuit, un jour à la fois, en focalisant sur les petits bonheurs de la vie.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Le bonheur est dans la piscine

Marie-Sol St-Onge

Le bonheur est dans la piscine

CHRONIQUE / Mes plaies n’étaient pas encore guéries que déjà, je demandais à mon chirurgien orthopédiste quand j’allais pouvoir nager. Mon amoureux et moi avions l’habitude de blaguer avec ma quadruple amputation pour dédramatiser l’atmosphère et je me souviens avoir perçu un sourire chez mon médecin lorsque je lui avais posé cette question a priori farfelue… jusqu’à ce qu’il réalise quelques secondes plus tard que j’étais très sérieuse.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Cultiver son petit jardin

Marie-Sol St-Onge

Cultiver son petit jardin

CHRONIQUE / La neige tombe à plein ciel et il fait encore froid dehors. Mais les plus impatients de voir le printemps arriver savent détecter les signes avant-coureurs. On peut d’ores et déjà sentir dans l’air que le changement de saison est pour bientôt. La preuve, on est désormais retourné à l’heure avancée. Alors qu’un épais tapis blanc gorgé d’eau recouvre la saleté hivernale, je déguste un savoureux plat de pâtes au basilic fraîchement cueilli dans notre petit potager intérieur. Ça goûte l’été. Jardiner, en hiver comme durant la saison chaude, est plus qu’une façon de réduire le coût du panier d’épicerie, c’est aussi un excellent moyen de déconnecter de nos vies tumultueuses.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Loin... et si près

Marie-Sol St-Onge

Loin... et si près

CHRONIQUE / L’invasion russe qui se déroule en Ukraine depuis déjà plus d’une semaine semble bien loin de notre patelin. L’océan qui nous sépare géographiquement donne en effet cette impression de sécurité. Mais en même temps, force est de constater qu’une certaine anxiété émerge dans nos cœurs ébranlés. Juste évoquer les termes de menace nucléaire et de Troisième Guerre mondiale fait frissonner les plus courageux d’entre nous. On ne peut nier que malgré la distance, la guerre nous atteint jusqu’ici, peu importe notre âge. Que ce soit par le biais des reportages à la télévision ou des informations qui circulent sur les réseaux sociaux, il faudrait être fait de Téflon pour ne pas ressentir l’effroi laissé par toutes ces images de violences réelles.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Du sable dans l’engrenage

Marie-Sol St-Onge

Du sable dans l’engrenage

CHRONIQUE / Imaginez que votre voiture est au garage depuis trois semaines. La transmission a encore lâché et on tente de la réparer. Le bris est extrêmement dispendieux. Heureusement, le travail à effectuer est sous garantie, sans quoi vous n’auriez eu aucune autre option que de voir une partie de votre autonomie prendre le chemin des ferrailleurs. Mais voilà qu’une fois le volant enfin de retour entre vos mains, le même problème recommence dès le lendemain.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Un être humain avant tout le reste

Marie-Sol St-Onge

Un être humain avant tout le reste

CHRONIQUE / Tout dernièrement, le ministre des Transports du Québec a annoncé son intention de redistribuer aux accidentés de la route la somme de 1 milliard. C’est le seul chiffre que j’oserai évoquer ici. Est-ce que c’est gros ou pas... je ne saurais me prononcer. De toute façon, on dirait que les chiffres ne valent plus rien dire. Si autrefois on était collectivement ébranlé par le nombre de victimes causé lors de l’accident ferroviaire à Lac-Mégantic, aujourd’hui, les décès quotidiens dus à la Covid ne semblent plus choquer personne. Pire, certains s’en brossent le nombril avec le pinceau de l’indifférence.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
L’étoile qui illumine ma vie

Marie-Sol St-Onge

L’étoile qui illumine ma vie

CHRONIQUE / Demain, ce sera notre 29e Saint-Valentin ensemble. J’ai même utilisé la calculatrice pour être certaine du chiffre. Faut dire que sans mes doigts pour compter, je suis plutôt nulle, mathématiquement parlant. Mais avant d’aller plus loin, je préfère avertir: si vous êtes allergique aux histoires d’amour, ce n’est pas une chronique pour vous. Même si on a élargi le concept de cette fête pour y inclure l’amitié, je sais qu’il y a encore des gens qui détestent le 14 février.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Prévoir l’inclusion en amont

Marie-Sol St-Onge

Prévoir l’inclusion en amont

CHRONIQUE / En 1969, l’homme posait le pied sur la lune. Au moment où Neil Armstrong prononçait sa célèbre phrase, «un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’Humanité», le réseau mondial RI (Réhabilitation Internationale) créait le tout premier symbole d’accessibilité universelle. Alors que la conquête de l’espace atteignait des sommets inimaginables, les personnes en situation de handicap souhaitaient juste rouler plus librement sur Terre…
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
À travers la vitre de l’auto...

Marie-Sol St-Onge

À travers la vitre de l’auto...

CHRONIQUE / Nos grands-parents appelaient ça «faire un tour de machine». Sortir de la maison, changer d’air. Vous savez, prendre la voiture pour se retrouver dans un lieu autre que celui de sa routine? N’avoir aucun but ni destination prévue, juste un aller-retour pour revenir au point de départ, l’esprit plus détendu. Aujourd’hui, on pourrait croire que les adeptes des balades en auto pratiquent cette technique pour répondre à un besoin de ventiler ou qu’ils cherchent à fuir une situation. Peut-être. Sûrement, surtout en ces temps covidiens. Mais pour moi, et certainement pour beaucoup d’autres personnes à mobilité réduite, c’est une agréable façon de garder le contact avec la vie extérieure.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
La cour d’école des grands

Marie-Sol St-Onge

La cour d’école des grands

CHRONIQUE / Aussitôt que le gouvernement annonce le retour des enfants en classe, les commentaires de réjouissance se multiplient sur les réseaux sociaux. Les émojis de verres à vin font tchin-tchin, c’est la fête chez les parents qui jonglent avec la pandémie, le boulot et les enfants. Puis, la tempête de neige est annoncée. Le couperet tombe sur les plus mal pris et on peut sentir le changement de ton sur internet. Certains sont quand même contents d’avoir été informés la veille, d’autres se plaignent qu’ils doivent encore s’organiser pour s’occuper de la marmaille. Pendant ce temps, les enfants lisent les états d’âme des parents qui s’expriment en ligne.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Où se cachent les 16% de la société?

Marie-Sol St-Onge

Où se cachent les 16% de la société?

CHRONIQUE / Alors que des efforts ont clairement été déployés pour que le petit écran soit plus inclusif, on semble avoir un peu oublié que la diversité ne se traduit pas uniquement par la couleur de la peau ou la forme des corps, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre... ça concerne aussi les personnes en situation de handicap. Visiblement, la représentation de ce groupe qui totalise environ 16% de la population québécoise ne se reflète pas vraiment dans les choix des diffuseurs... autres que AMI-télé.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Travailler sa résilience

Marie-Sol St-Onge

Travailler sa résilience

CHRONIQUE / Je suis allongée, incapable de bouger. Tout mon être souffre. Mon corps tout entier semble englué par la douleur. J’ai si chaud. Mon esprit s’est réfugié dans le brouillard… Tout à coup, je prends conscience de mon visage. Ma bouche, ma langue, mon palais, ma gorge, tout n’est que sécheresse extrême. Un gros tube en plastique occupe l’espace de ma trachée. C’est bien au-delà de l’inconfort. Et pourtant, seconde après seconde, j’endure. Je suis intubée, un respirateur artificiel permet à l’air d’emplir mes poumons. Malgré l’effroi épouvantable qui m’habite, je sais que je suis chanceuse d’être encore en vie.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Comme une petite madeleine

Marie-Sol St-Onge

Comme une petite madeleine

CHRONIQUE / À la manière de Marcel Proust qui replonge dans son enfance grâce aux petits gâteaux qu’il vient d’avaler, la musique peut elle aussi réveiller de lointains souvenirs. Une vieille chanson de Noël peut ainsi nous surprendre au beau milieu d’un magasin. Les premières notes suffisent à déclencher une nostalgie pourtant pas annoncée. Tout à coup, on se retrouve à l’époque du souvenir jusqu’à en ressentir les émotions d’autrefois. Le contexte autour de la chanson écoutée nous apparaît plus tangible et plus défini que si l’on s’était creusé la tête à se remémorer un moment en particulier. Comme une machine à voyager dans le temps, la mélodie nous transporte dans notre passé.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Quand on se compare, on se console

Marie-Sol St-Onge

Quand on se compare, on se console

CHRONIQUE / En cette période de festivités et d’abondance de magie saupoudrée par-ci par-là, un important contraste entre les couches de la société prend davantage forme. D’un côté, c’est l’opulence de nourriture presque démesurée et de l’autre, ce sont des assiettes vides qui remplacent le buffet d’autrefois. Les privilégiés ne comptent plus les cadeaux sous le sapin, tandis que les plus pauvres n’ont simplement pas d’arbre de Noël à décorer.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
La capacité de l’être humain à s’adapter

Marie-Sol St-Onge

La capacité de l’être humain à s’adapter

CHRONIQUE / Faire le deuil d’un emploi que l’on aimait, devoir se réorienter par obligation ou chercher à améliorer son sort. Ce sont toutes des réalités que vivent les travailleurs en transition. Ils doivent alors s’adapter dans un contexte bien particulier, celui d’une pénurie de main-d’œuvre sur fond de pandémie. L’abondance de postes à combler est bien réelle, mais ce ne sont pas toujours des emplois dans le secteur d’activité recherché ni avec les conditions souhaitées. Heureusement, il y a des personnes compétentes et altruistes pour guider les chercheurs d’emploi à faire les bons choix.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
L’usure du temps

Marie-Sol St-Onge

L’usure du temps

CHRONIQUE / Le mois de novembre se termine et je ne l’ai même pas vu passer. Dans un sens, c’est très bien. Ça indique que mon emploi du temps est chargé d’activités agréables qui me tiennent très occupée. Pour certains, cette période de l’année marquée par la grisaille est interminable. Le temps est relatif comme l’avait vulgarisé l’émérite Albert Einstein. Mais comme il y a toujours deux côtés à une médaille, lorsque le temps nous file entre les doigts, ça veut aussi dire qu’il avance trop vite et qu’on peine à le savourer.
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Qui a hâte à l’hiver?

Marie-Sol St-Onge

Qui a hâte à l’hiver?

CHRONIQUE / La semaine s’est amorcée sous une première ébauche de l’hiver en nous offrant un joli tapis blanc. Alors que les entreprises de déneigement préparent leurs équipements et s’apprêtent à faciliter le quotidien de leur clientèle, les amateurs de sports d’hiver frétillent d’impatience. Dans quelques semaines à peine, les stations de ski seront appelées à s’exprimer sur la quantité de neige reçue, espérée, fabriquée et à recevoir. Chaque année, un bilan de santé de ce loisir hivernal occupe une place de choix dans les bulletins de nouvelles. Mais l’on parle un peu moins de ceux et celles qui voient la surface accessible s’enneiger et ainsi dresser un mur de glace entre eux et leur liberté de mouvement.