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Vu d'même

Dans la tête d’Horacio

CHRONIQUE / La question m’est passée par la tête cette semaine : que se passe-t-il dans celle du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda ?

L’homme de l’ombre qui, par la force des choses, se trouve devant les projecteurs depuis trois semaines, devenant du même coup une vedette provinciale.

Vu d'même

Elle n’aura jamais connu la COVID-19

CHRONIQUE / Jeudi dernier marquait le huitième anniversaire du décès de ma mère. Je ne l’ai toutefois appris que plusieurs jours plus tard. Le 2 avril 2012. Une date qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. Un lundi à oublier.

Ce jour-là, j’avais appelé le conjoint de ma mère pour lui demander s’il avait eu de ses nouvelles. Lui non plus ne lui avait pas parlé depuis une dizaine de jours, à la suite d’une violente dispute.

Vu d'même

Western félin

CHRONIQUE / L’art de la distanciation sociale, ça fait très, très longtemps que mes chats l’ont maîtrisé.

Ma grosse princesse gâtée Pépé, diminutif de Pénélope, et Coquine, la chatte d’Espagne de mon fiancé, vivent une cohabitation forcée depuis maintenant cinq ans. C’est plus de la moitié de leur existence, elles qui auront toutes les deux neuf ans en 2020.

Si Coquine — Coq pour les intimes —, d’un tempérament plutôt calme et joueur, en plus d’être très agile, s’est rapidement accommodée de sa « nouvelle petite soeur », pour Pépé, la maladroite et grognonne, c’est tout le contraire. 

La plupart du temps, elle se tient bien loin de l’autre. Comme si ma chatte au pelage de charbon croyait que l’autre, d’un blanc immaculé, était porteuse du coronavirus. 

Or, toutes deux apprécient le bain de soleil que leur offre la porte-patio du salon, où se trouvent aussi leurs petits lits respectifs.

L’affrontement semble alors inévitable.

Vu d'même

Une longue pénitence

CHRONIQUE / Mon collègue retraité Fernand ne l’a pas eu facile ces dernières semaines. Depuis un mois, environ, l’ancien président de notre syndicat, qui a été de tous les combats pendant près de 40 ans et de presque toutes les compétitions de sport juvénile, est hospitalisé.

Je suis pas mal certaine que de s’être démené comme il l’a fait depuis qu’on sait que les rentes de nos retraités allaient être coupées du tiers ne l’a pas aidé.

Vu d'même

S’aimer pendant la quarantaine

CHRONIQUE / Il n’y a pas que des désavantages à la « distanciation sociale » que nous ordonne le gouvernement en ces temps de pandémie.

Pour ma part, je crois que le télétravail aura un effet positif insoupçonné : tester la solidité de mon couple quatre mois avant mon mariage prévu à la mi-juillet. (Aura-t-il lieu d’ailleurs ? Je continue d’espérer que les regroupements seront permis à nouveau à cette date...)

Vu d'même

COVID-19 et le journalisme de guerre

CHRONIQUE / C’est en direct de mon cocon que je rédige cette chronique.

Eh oui, prévention oblige, les journalistes de La Voix de l’Est ont été invités à travailler de la maison le plus possible. Les entrevues doivent être faites au téléphone.

Vu d'même

Le jour où la Terre a arrêté de tourner

CHRONIQUE / La situation est surréaliste. On se croirait dans un film catastrophe, une de ces mégaproductions américaines où, en sortant de la salle de projection, on se dit que l’intrigue était beaucoup trop exagérée pour être vraisemblable.

Sauf qu’aujourd’hui, c’est la vraie vie. Et c’est du sérieux, nous mettent en garde les autorités.

Vu d'même

Nos contradictions

CHRONIQUE / Avertissement général : hypocondriaques s’abstenir.

Je vous le dis on ne peut plus sérieusement : si vous êtes germophobe, ne poursuivez pas la lecture de cette chronique.

Vu d'même

Le gaspillage

CHRONIQUE / « Quel gaspillage ! Excusez mon propos, mais c’est plus fort que moi : j’aime tellement les femmes ! »

Ça, c’est le commentaire moyenâgeux d’un homme sur Facebook, qui commentait une nouvelle rapportant que pour la toute première fois, deux femmes se mariaient en Irlande du Nord.

Vu d'même

Changer les règles du jeu

CHRONIQUE / Les retraités de Groupe Capitales Médias, comme ceux de Sears et de la White Birch, ne doivent pas lâcher le morceau.

Leur combat pour obtenir justice, après avoir vu leurs rentes être significativement amputées après la fermeture ou la faillite de leur employeur, est un enjeu beaucoup plus large que la somme de ces individus.

Vu d'même

Les bons malades

CHRONIQUE / «Aucune prestation n’est payable, en vertu du présent contrat, pour toute invalidité résultant directement ou indirectement de : stress, anxiété, dépressions, épuisement professionnel, névroses, psychoses, syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie, troubles de personnalité, abus de psychotropes ou tout autre trouble émotionnel ou psychiatrique, y compris toute manifestation de ces affections, les traitements s’y rapportant, ainsi que les complications pouvant s’ensuivre.»

Alouette! Si vous avez pu vous rendre au bout de cette longue condition sans vous endormir, félicitations! Vous venez de lire une clause d’exclusion dans mon contrat d’assurance hypothécaire, qui finalement rend ma protection caduque sauf si je me casse une jambe en ski ou que je développe un cancer. Heureusement que je ne skie pas!

Vu d'même

La normalité

CHRONIQUE / «Argticle [sic] de conne pour les cons». Tel était l’intitulé d’un courriel que m’a fait parvenir une certaine Josée*, samedi matin, en réaction à ma chronique de la semaine dernière, Arc-en-ciel et nuances de gris.

C’était tout. L’objet du message, sans message pour étaler sa pensée.

Vu d'même

Arc-en-ciel et nuances de gris

CHRONIQUE / Je l’admets, j’ai vu rouge.

Je suis presque tombée à la renverse en lisant une des chroniques de Denise Bombardier, publiée lundi. Au fil du temps, elle nous a habitués à en lire des vertes et des pas mûres, mais là...

Vu d'même

Dérives

CHRONIQUE / C’est toute qu’une boîte de Pandore qui s’est (r) ouverte cette semaine avec le retour du débat sur l’aide médicale à mourir.

Voilà que l’abandon du critère « fin de vie » pour rendre une personne éligible à la mort assistée amène tout plein de questions auxquelles on n’avait pas songé lors de l’élaboration du projet de loi, dont la question d’accompagner une personne souffrant de troubles mentaux de mettre un terme à ses souffrances.

Vu d'même

Pourquoi tant de haine ?

CHRONIQUE / Ça s’appelle La Purge.

On compte déjà quatre films — un cinquième et dernier long-métrage devrait sortir en salles à la mi-juillet — et une série télévisée comptant deux saisons disponible en visionnement continu sur Internet.

Vu d'même

Les présomptions

CHRONIQUE / Ça n’a pas duré 30 secondes, mais ça semble beaucoup plus long quand je rejoue la scène dans ma tête.

Durant le temps des Fêtes, je suis passée faire une course dans un supermarché. Il y avait tellement de gens qui faisaient la file pour passer aux caisses que l’entrée du supermarché était complètement accaparée par des rangées de paniers.

Vu d'même

La fable des autocollants

CHRONIQUE / Pour plusieurs, ça peut sembler excessivement trivial.

Mais pour moi, ça explique tellement de choses.

Je vous parle de ma collection d’autocollants. 

Comme toute petite fille née à la fin des années 1980, je n’en avais que pour Barbie, les princesses de Disney, ma Petite Pouliche et tout ce qui portait la griffe Lisa Frank. 

Pour me faire plaisir, il suffisait alors de m’offrir un paquet d’autocollants à l’effigie de mes idoles fictives, mais pas que ça.

Des autocollants d’animaux, de fêtes, de personnages avec de « vrais yeux », de milkshake ou de sundae, des autocollants scintillants, multicolores, en relief, en velours ou qui sentaient la fraise ou le raisin quand on les grattait, j’en ai eu. 

Des centaines, voire des milliers, assurément.

Que je consignais religieusement dans mes albums aux pages cirées ou dans une grande enveloppe en papier kraft, en attendant de trouver l’objet parfait, celui qui serait considérablement embelli par l’ajout d’un ou de plusieurs de mes stickers. Et pas n’importe lesquels !

Car, contrairement à bien d’autres enfants, je n’ai jamais eu la manie de décorer les meubles ou les murs du salon ni de me transformer en album humain en recouvrant chaque centimètre de mon petit corps de mes personnages engommés.

Non, mes autocollants les plus jolis étaient beaucoup trop précieux pour être apposés sur n’importe quoi. Pas un simple cahier qui prendrait la route de la poubelle une fois noirci de mes idées — je vous rappelle qu’au début des années 1990, le recyclage commençait à être implanté dans les résidences... — ou sur une
babiole sans importance dont je me serais lassée.

La suite, vous vous en doutez peut-être : mon enfance durant, j’ai accumulé mes jolis autocollants, que j’ai jalousement conservés dans l’attente de les utiliser. Mais jamais je n’ai jugé que mes possessions en étaient suffisamment dignes.

Résultat : vint un jour où j’étais devenue trop vieille pour apprécier mes autocollants, qui sans m’en rendre compte, avaient dormi pendant des années dans mon enveloppe en papier kraft, sans embellir quoi que ce soit tant j’avais peur de les gaspiller sur quelque chose qui n’en valait pas la peine.

Je me suis donc résolue à les offrir à des plus jeunes que moi. Des destinataires qui n’ont pas attendu une seconde avant de décorer la première chose qu’ils avaient sous la main.

Je ne colle pas, donc je suis

Comme je l’expliquais au début de cette chronique, cette anecdote peut sembler anodine pour le commun des mortels. Mais elle en dit vraiment long sur ma personnalité d’adulte.

Ça m’a pris vraiment beaucoup de temps à comprendre que la valeur que j’accordais à mes autocollants, à l’époque, n’était qu’une manifestation de mon caractère (trop) raisonnable. Et peut-être bien aussi de mon trouble d’anxiété, qui n’est sûrement pas apparu du jour au lendemain.

J’ai rapidement fait le lien quand j’ai survécu à un accident de voiture, en décembre 2017. Survécu, car la perte de contrôle de mon véhicule sur la chaussée enneigée aurait pu avoir des conséquences funestes, dans le profond fossé empli d’eau dans lequel j’ai fini ma course, sur le capot. 

Prévoyante que je suis, j’ai toujours mis des sous de côté pour le jour où j’aurais besoin de m’en servir. Mais encore là, l’idée de devoir décaisser une partie de mes économies pour m’acheter une nouvelle bagnole m’horripilait. Imaginez que j’aie une urgence encore plus urgente et que je ne puisse la pallier parce que je me suis acheté une voiture !

En d’autres mots : à l’image d’un écureuil à l’approche de l’hiver, je fais des réserves. Sauf qu’une fois l’hiver à ma porte, le temps n’est jamais assez rigoureux à mon goût pour piger dedans.

Il avait fallu que ma tante Colette me parle bien franchement pour que j’accepte de dépenser un peu plus pour une voiture plus confortable que ce que le budget que j’avais prévu me permettait d’acheter. Et je ne l’ai pas regretté, bien au contraire.

La morale de cette fable du temps des milléniaux ? La fourmi peut bien trimer dur, ça ne lui enlève pas le droit de jouer à la cigale de temps à autre. 

D’en être consciente, ça me permet de relâcher la steam et de mieux profiter du moment présent. Et c’est beaucoup plus agréable quand on sait qu’on peut le savourer sans s’inquiéter de l’avenir ! 

Je ne suis pas du genre à prendre des résolutions le 1er janvier, mais plutôt à tirer des leçons de l’année qui vient de s’écouler. Et, comme mes autocollants, je les accumule au fil du temps... mais dans ce cas-ci, j’essaie d’en faire usage le plus souvent possible et même d’en faire profiter les autres ! 

Alors s’il est une leçon que j’ai apprise et que je peux vous transmettre aujourd’hui, c’est de ne pas attendre d’être trop vieux pour profiter de vos autocollants... ou pire, que la colle soit sèche !

Vu d'même

La gratitude

CHRONIQUE / « Quand tu pourras, passe me voir au Metro Plouffe. J’y serai toute la journée. »

C’est à peu près le message que m’avait envoyé Bertrand Derome, alias Monsieur Sutton, sur Facebook, à la fin novembre.

Vu d'même

L’horreur au bout des doigts

CHRONIQUE / Vous rappelez-vous de Rémy Couture ? Probablement pas. Pourtant, son nom a fait les manchettes à pareille date, en 2012. Il y a sept ans, donc, pratiquement jour pour jour.

L’histoire de Rémy Couture, qui avait 35 ans à l’époque, avait alors fait couler beaucoup d’encre. Il venait d’être acquitté au terme d’un procès qui s’était étiré sur deux semaines devant un jury au Palais de justice de Montréal.

Vu d'même

Là où le soleil ne brille jamais

CHRONIQUE / Ça fait jaser depuis quelques jours. Beaucoup. Je parle ici d’une pratique promue par quelques influenceurs américains qui s’appelle le «bum-sunning». En français: le bain de soleil fessier.

Oui, mesdames et messieurs, vous avez bien lu. Se faire dorer le pé-teux.

Vu d'même

De faim et de dignité

CHRONIQUE / Au marché près de chez moi, l’autre jour, un homme à l’allure négligée ouvrait la porte du commerce aux passants en tendant la main dans l’espoir qu’on y dépose une pièce en guise de remerciement.

Je n’étais même pas encore arrivée au pas de la porte que je fouillais frénétiquement dans mon porte-feuille à la recherche d’un peu d’argent qui permettrait à cet étranger, qui n’avait peut-être pas de toit, de s’offrir un peu de chaleur à travers la grisaille de novembre.

« Merci ma grande, m’a-t-il dit, de la reconnaissance plein les yeux. J’te jure que je vais en faire bon usage ! »

Il devait dire ça à tout le monde pour justifier sa triste situation. Parce que les gens ne donnent pas à n’importe quel mendiant.

Pour eux, il y a les « bons » pauvres, qui s’achètent à manger avec ce qu’on leur donne. Et il y a les « mauvais » pauvres, qui endorment leur souffrance dès qu’ils le peuvent.

Qui sommes-nous pour juger ?

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Décembre est à nos portes, amenant avec lui la féérie de Noël. Et qui dit temps des Fêtes dit période d’abondance et de partage, qui nous rappelle aussi l’existence de plus démuni que soi.

Récemment, j’ai assisté à une journée de réflexion et de concertation visant à concevoir des initiatives locales de lutte contre la pauvreté.

Divisés en groupes, les participants devaient se pencher sur des enjeux bien précis ayant été ciblés comme priorités d’action.

Je me suis particulièrement intéressée à la « table » portant sur la sécurité alimentaire. L’une des problématiques observées était la difficulté d’identifier les personnes ayant besoin de dépannage alimentaire, phénomène notamment causé par la perception négative liée au fait d’avoir recours au service et qui freine plusieurs individus de s’en prévaloir.

Avec raison. 

Toute notre vie, nous sommes éduqués à dénicher un bon emploi, à atteindre l’autonomie financière et à se débrouiller seuls. Très rarement sommes-nous sensibilisés aux aléas de la vie et au fait que personne, mais absolument personne n’est à l’abri d’un revers qui peut mener à la précarité financière.

Être pauvre est encore perçu comme un échec social dont il faut avoir honte au plus haut point.

Comme si ça rendait moins humain.

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« Personne ne vient ici en se disant “Yes ! Je n’ai plus d’argent ! ” Il y en a beaucoup qui passent devant chez nous avant de se décider d’y entrer, et quand ils le font, ils marchent sur leur orgueil », confiait le coordonnateur de la banque alimentaire SOS Dépannage, Éric Vachon, en début de semaine.

En stationnant ma voiture pour me rendre au point de presse annonçant la traditionnelle Guignolée — qui a lieu ce dimanche —, j’ai croisé le regard d’une femme qui repartait avec ses denrées de la semaine. Une femme d’à peu près mon âge et qui, à voir la quantité de sacs qu’elle mettait dans sa voiture, devait avoir un ou deux enfants.

Son regard semblait me dire qu’elle aurait préféré ne pas être vue, ce matin-là.

Je n’ai pu qu’esquisser un sourire compatissant.

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J’ai regardé avec enchantement Rire sans tabous sur Z, une émission créée et animée par l’humoriste Jean-François Mercier, qui rencontre une poignée de personnes dans une situation encore jugée atypique (homosexualité, handicaps, obésité, etc.) et qui tente par la suite de bâtir un monologue humoristique sur la thématique. 

Dans un épisode, il traite de pauvreté ; ses invités, des hommes et des femmes tout ce qu’il y a de plus normal, n’ont pas « l’air pauvres ». 

L’une des participantes le mentionne d’ailleurs très bien : « On m’a déjà demandé si j’avais vraiment besoin d’aide alimentaire parce que je n’arrivais pas habillée tout croche. Ce n’est pas parce que je suis pauvre que je ne porte pas soin à mon apparence ».

Une déclaration qui est venue me chercher tant elle est criante de vérité : ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on veut que ça se sache de tous au premier coup d’oeil.

« On n’est pas là pour juger les gens, mais pour les aider », me disait aussi Éric Vachon, lundi.

Ça s’appelle la dignité. Et c’est tellement important, en plus d’être gratuit.

Certaines gens n’ont que ça dans la vie.

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Contrairement à SOS Dépannage, qui a fière allure avec son restaurant et son magasin, certaines banques alimentaires se déploient dans des sous-sols. Ou bien il faut passer par une porte arrière pour y entrer afin de protéger l’identité et, justement, la dignité des bénéficiaires.

Pourtant, il n’y a rien d’indigne à cogner aux portes pour demander de l’aide. Au contraire, il s’agit d’un geste courageux qui mérite d’être encouragé.

Il est temps de changer les paradigmes et de revoir la manière dont les messages sont colportés ; plutôt que perpétuer l’idée que de se servir dans une banque alimentaire est synonyme d’échec et de faiblesse, pourquoi n’y verrions-nous pas là la débrouillardise d’une personne qui utilise à bon escient un outil parmi plusieurs autres dans la boîte du filet social ?

Certaines publicités, par exemple, visent à toucher la corde sensible de la population mieux nantie et la classe moyenne, en leur montrant la réalité des plus démunis qui peinent à boucler leurs fins de mois et dont le bas de Noël sera passablement moins garni que le leur pendant cette période de réjouissances. C’est pour cette raison qu’on voit souvent, dans ces missives, des frigos vides, des personnes ayant l’air tristes ou fatiguées parce qu’elles tentent sans cesse de se garder la tête hors de l’eau.

Pourquoi, pour une fois, ne verrions-nous pas une famille modeste, par exemple une mère monoparentale et ses deux enfants, passer un réveillon de Noël des plus simples, mais heureux ? Et mentionner ensuite que c’est grâce à la générosité de la population que Maxime, Joélie et Martine ont pu vivre un Noël joyeux ?

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À l’inverse, on garde encore une petite gêne à montrer qu’on est aisé. 

Comme c’est mal vu d’être démuni, c’est encore mal vu d’être riche ; c’est d’ailleurs un tabou auquel l’animatrice Maripier Morin s’est attaqué courageusement en dévoilant ses revenus de l’an dernier dans le cadre de son émission Mais pourquoi ? , il y a quelque temps. 

Nos racines judéo-chrétiennes nous enferment toujours dans un modèle où modestie et humilité ne vont pas de pair avec confort et abondance.

Comme être pauvre, être riche ne rend pas moins humain, non plus.

Dans tous les cas, ce qui est bien vu, c’est d’aider son prochain.

Alors soyons généreux avec ceux qui en ont besoin. 

Et tant qu’à y être, soyons fiers de le faire. 

Vu d'même

Corps de métier

CHRONIQUE / Dis-moi comment tu gagnes ta vie, je te dirai si tu es satisfait... Le fabricant de jouets sexuels Lelo a dévoilé en début de semaine les résultats d’un sondage en ligne mené auprès d’adultes du Royaume-Uni. L’enquête, pas du tout scientifique, c’est évident, cherchait à déterminer dans quels «corps» de métier les gens étaient les plus comblés sous la couette.

La lecture des résultats est hilarante.

Actualités

Guenille nuptiale et oppression

CHRONIQUE / «Toi, Marie, vas-tu porter le voile ?» Cette discussion ne portait pas sur une hypothétique conversion à l’islam ; c’est une amie qui m’aidait à essayer des robes en prévision de mon mariage, l’été prochain.

J’ai répondu par la négative. Jamais cette idée ne m’avait effleuré l’esprit : j’ai toujours pensé que mon fiancé savait très bien ce que recèlerait le paquet cadeau que mon père lui présenterait le jour de nos noces. Inutile d’ajouter un emballage supplémentaire.

Vu d'même

Être humain

CHRONIQUE / J’ai toujours dit que le journalisme était le plus beau métier du monde, parce qu’il consistait à être témoin de l’activité humaine. Observer la vie, quoi.

Imaginez : chaque jour, on gagne la nôtre en rencontrant des personnes extraordinaires dont nous avons ensuite le privilège de raconter l’histoire au bénéfice d’autres personnes qui gagneront à les découvrir. Chaque jour, on apprend quelque chose et on peut concrètement faire de notre communauté un monde meilleur en relevant ce qui y cloche ou en faisant connaître des initiatives qui contribuent à l’améliorer.

Vu d'même

La maison du docteur

CHRONIQUE / Il n’aurait pas fallu que la fête d’Halloween soit reportée chez nous, jeudi. Mon chum ne s’en serait pas remis.

L’Halloween, mon Dave prend ça très au sérieux. Ça lui donne une occasion de retomber en enfance et de s’amuser comme un gamin. Solide.

Vu d'même

Tout gober

CHRONIQUE / Il y a quelques semaines, un membre de mon entourage a partagé une fausse nouvelle. Un contenu facile à démentir, cependant, pour peu qu’on connaisse le sujet.

Ça arrive.

Vu d'même

Vendre sa salade

CHRONIQUE / J’admets que depuis son accession à la papauté, j’ai toujours trouvé que François 1er était ouvert sur le monde, avant-gardiste et plus compréhensif à propos de beaucoup d’enjeux sur lesquels le Vatican s’était jusqu’alors montré intransigeant, voire condescendant.

J’ai eu envie d’applaudir en apprenant que le souverain pontife avait déploré, dans un message envoyé cette semaine aux Nations Unies dans le cadre de la Journée mondiale de l’alimentation, que les ressources alimentaires de la planète ne soient pas plus équitablement réparties et qu’il se gaspille encore trop de nourriture.

Vu d'même

Ainsi fond, fond, fond...

CHRONIQUE / « Et à votre gauche, si vous regardez l’extrémité de l’île Bonaventuuuuuure, vous verrez ce qu’on appelle le Profil de l’Indien. On peut remarquer les rochers qui forment le visage et le nez de l’Indien, et les sapins qui représentent sa chevelure... »

Ce qu’il en avait à dire sur le paysage, le capitaine du bateau d’excursion sur lequel j’ai traversé le fleuve pour me rendre de Percé à cette île magnifique, refuge d’une centaine de milliers de fous de Bassan !