La maladie débilitante chronique des cervidés est un enjeu préoccupant, rappelle la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.

Maladie débilitante chronique des cervidés : la décontamination des sols réclamée

CHRONIQUE / La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) demande à tous les chasseurs et au grand public d’appuyer leur demande de décontamination du sol réclamée à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Pour la FédéCP, il est de la plus grande urgence que l’ACIA entreprenne immédiatement la décontamination du sol de la ferme d’élevage de cerfs rouges où la maladie débilitante chronique des cervidés (MDC) a été découverte à l’automne 2018, dans une ferme d’Huberdeau dans la région des Laurentides. « Depuis la fin de l’abattage des cerfs de cette ferme, aucune action n’a été entreprise par l’Agence concernant la décontamination du site afin d’éliminer les risques de propagation de la maladie vers la faune sauvage. L’éventualité d’une contamination des cervidés est alarmante et l’assainissement du site doit être réalisé dans les plus brefs délais », indique la Fédération dans un communiqué. La Fédération estime que la MDC est un enjeu préoccupant et que des actions nécessaires doivent être posées pour préserver la santé du cheptel québécois de cerfs de Virginie tout comme l’activité économique qu’il procure. La Fédération invite tous les citoyens à télécharger une lettre rédigée à cet effet sur leur site internet (https://www.fedecp.com/nouvelles/2019), et à la transmettre par courriel à Madame Patty Hajdu, ministre de la Santé du Canada, responsable de l’ACIA.

Un dossier lourd

Le dossier de la contamination des cerfs rouges d’élevage a fait couler beaucoup d’encre depuis son début, en plus de générer des décisions fauniques des plus controversées par de nombreux chasseurs sportifs, résidents et commerçants de 17 municipalités de l’Outaouais et des Basses-Laurentides. Le tout a commencé à l’automne 2018 quand le MFFP a interdit la chasse sportive dans un périmètre de 450 km² de la zone de surveillance rehaussée rouge (ZSR) et procédé à l’embauche de la firme américaine White Buffalo pour abattre environ 350 cerfs à l’intérieur de la zone contaminée. Cette stratégie aurait coûté un peu plus de 500 000 $ aux contribuables et on aurait abattu au-delà de 700 cerfs, et ce, sans prendre les mesures nécessaires pour conserver la viande pour distribution aux banques alimentaires. De plus, les tests effectués sur les cerfs sauvages abattus n’ont démontré aucun cas d’infection de MDC parmi ces derniers. Ce dossier a redoublé d’ampleur au mois d’août dernier quand le MFFP annonçait des mesures draconiennes de dernière minute soit, une chasse sportive sans arrêt pour une période de 58 jours consécutifs dans un périmètre établi de 2 200 km² (ZSR bleue) à l’intérieur des zones de chasse 8,9 et 10 Est. La tenue de cette chasse sportive sans arrêt pour une période de 58 jours avec tous les engins de chasse a été perçue par plusieurs comme une stratégie de récolte excessive et injustifiable qui mettrait en péril les chasses futures dans les secteurs touchés pendant de nombreuses années. Il est donc impensable et irraisonnable que le l’ACIA n’ait pas encore corrigé la problématique du sol contaminé surtout en raison de toutes les mesures entreprises pour éviter la propagation de la MDC parmi la population des cervidés en sol québécois.

Je voudrais terminer cette dernière chronique de 2019 avec des souhaits de joyeuses Fêtes et de bonne et heureuse année 2020 à tous nos lecteurs ainsi que des expéditions mémorables à tous les passionnés de la cynégétique et de l’halieutique.